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Quand des médias ouvrent leurs colonnes à des "opinions" qui critiquent le monde associatif avec une malveillance flagrante, point n'est besoin, en y répondant, de faire une publicité imméritée à ces auteurs qui cherchent à se faire exister dans le paysage médiatique plus qu'à alimenter le débat.

Par contre, on ne peut laisser des contre-vérités se faire une place dans l'opinion sans réagir sur le fond.


Après la quatrième édition de Viva for Life, l’émission caritative tend à se pérenniser, ce qui semble réjouir ses promoteurs, comme si le problème de l’effacement des soutiens structurels à la lutte contre la pauvreté et son « remplacement » par la charité spectaculaire n’était pas à déplorer.


On n'a pas pu manquer ces derniers jours les sorties très médiatisées du Premier Ministre français Manuel Vals à propos de ce qu'on a nommé le « burkini », cette combinaison de bain féminine couvrante qui a été interdite par certaines municipalités. La « polémique » médiatiquement entretenue, non sans effets politiques, montre une fois de plus la connivence entre les agents du champ politique et ceux du champ médiatique, menant à ce que Paul Virilio nomme une « administration de la peur ». La connivence est aussi affaire de style et de forme, avec des petites phrases chocs formatées à souhait pour être captées par les médias.


Les diverses actions sociales de ces derniers jours ont usé beaucoup de salive et fait couler beaucoup d'encre. Celle, pour le moins contrastée, qui a coulé dans les pages du journal Le Soir du vendredi 27 mai nous a paru de nature à nécessiter une analyse dans le cadre de nos missions d'éducation permanente. En effet, après un curieux édito à charge des grévistes, le journal aligne des articles appuyant ou au contraire infirmant les argumentaires dudit édito.


A l'approche des fêtes, voici le retour des émissions philanthropiques, dont Viva For Life, qui prépare à grand bruit sa troisième édition. Bien des annonceurs ont rejoint la caravane et rivalisent d'imagination pour titiller la mauvaise conscience du public et s'offrir de la publicité, en passant. C'est une de ces publicités, celle de Belfius, que Jean Blairon analyse ici.


Viva for Life en décembre, et ce vendredi 13 mars, les Enfoirés. Autour de ces deux événements médiatiques destinés à récolter des fonds en faveur des enfants et des adultes pauvres, cette analyse puise aux travaux de Luc Boltanski afin d'identifier les logiques à l’œuvre derrière la façade des bons sentiments.


L'opération Viva for Life, lancée en décembre 2013 par VivaCité en faveur des jeunes enfants vivant sous le seuil de pauvreté, connaîtra sa seconde édition cet hiver 2014, avec le même principe de couverture médiatique, le même dispositif du studio de verre et le même trio d'animateurs.

La dramatique affaire d'Erezée, où 4 enfants ont subi des maltraitances répétées de la part de leurs parents et d'un oncle durant plus de 10 ans, a donné lieu, à l'occasion du procès en correctionnelle, à beaucoup d'indignation et d'émotion. Alors que l'affaire était mise en délibéré et avant le prononcé des peines, les médias se sont emparés de l'affaire. Les deux grandes émissions dominicales de débat (Mise au point sur la RTBF et Controverse sur RTL-TVI) leur ont consacré leur antenne respective du 2 juin 2013, avec un panel d'invités sensiblement équivalent, et un même thème : comment est-il possible que de tels comportements aient pu durer 10 ans alors que des services sociaux suivaient cette famille? Qu'ont-ils donc fait? Avec, dans le chef des deux présentateurs, une réponse à peine subliminale : rien. Les invités ont donc, sur les deux plateaux, été sommés de s'expliquer, sans pouvoir guère expliquer.

Licenciements massifs à Caterpillar, démission du ministre Vanackere, annonce et contre-annonce autour du « redressement » de la Wallonie face à la Flandre : trois occasions de communication très médiatisée autour de « crises » de natures diverses. Au départ de trois productions médiatiques sur ces sujets, Jean Blairon et Emile Servais proposent une analyse critique de l'obscénité de ces propos. Pour Marcuse, l'obscénité désigne plus l'impudence que l'impudeur ; mais dans le cas qui nous occupe, on est proche de l'idéologie du « tout au libertinage » cher à Sade, à cette différence près que le cœur de la question est économique et social et non sexuel.

Le 27 février dernier, l'émission-phare du dimanche midi sur RTL TVi, « Controverse », traitait de « l'affaire Alicia », cette petite fille bruxelloise gravement maltraitée par un ami de sa mère à qui celle-ci l'avait confiée. Le SAJ (Service d'aide à la jeunesse) de Bruxelles suivait cette situation.

L'émission fustige d'emblée le SAJ « Etait-ce prévisible? Le SAJ a-t-il souffert de dysfonctionnements? ». Ce type de traitement médiatique est typiquement celui que nous regrettons parce qu'il provoque des dégâts considérables, non seulement en termes d'image (un service qui produit un énorme travail, discret mais efficace, est mis sur la sellette sans aucune preuve), mais aussi en termes sociétaux, puisqu'il induit, par une accumulation de sophismes, une doxa très préoccupante. Cette analyse déconstruit l'émission pour en montrer les mécanismes.

Le 3 mars 2011, le Délégué Général aux Droits de l'Enfant, en association avec RTA, a lancé « En ligne directe » (www.enlignedirecte.be), une banque d'images, de sons et de textes sur l'enfance et la jeunesse en Communauté française, disponible sur l'internet, à destination des professionnels des différents secteurs et institutions qui se préoccupent des jeunes, mais aussi à destination des médias. L'objectif est, dit Bernard De Vos, de faire entendre « une autre voix  dans le débat citoyen et politique à propos des enfants et de la jeunesse » : la voix des jeunes eux-mêmes, mais aussi de tous les services concernés par ces bénéficiaires.

Cette analyse se penche sur les enjeux de cette initiative et les remet en perspective, en la reconnectant aux défis qui étaient ceux des radios libres dans les années 70.

Le PAC organisait en décembre 2010 un colloque sur le thème « Images et usages de la Pauvreté - Dans les champs médiatiques, politiques, sociaux et culturels ».

L’intervention de Jean Blairon montre que les contraintes du champ médiatique ne permettent pas la prise en compte des situations de pauvreté. Il développe un triple argumentaire.

A l’occasion de son quarantième anniversaire, PAC (Présence et Action Culturelle) a mis en exergue le mot d’ordre « Imaginons ensemble l’alternative culturelle ».

S’il est une alternative culturelle primordiale qui s’est réalisée dans un joyeux capharnaüm mais surtout dans un une vraie démocratie culturelle, c’est celle des radios libres, puis, dans la foulée, des télévisions locales. Que reste-t-il aujourd’hui des engagements des débuts, et comment faire pour éviter le détournement d’héritage ?

L’émission Matin Première, diffusée sur les antennes radio de la RTBF du lundi au vendredi, a fait peau neuve, à la rentrée de septembre 2010, après un an et huit mois de fonctionnement dans la même formule. Un fléchissement d’audience a motivé cette mesure, imposant à l’émission une des lois du champ médiatique.

Matin Première, et singulièrement la séquence de l’Invité, occupe une place particulière dans ce champ médiatique. Etre invité à Matin première constitue un événement à la fois attendu, souhaité, et redouté ; celui ou celle qui passe par là,  politique ou expert d’un domaine qu’il faut commenter, toujours en relation directe avec l’actualité, joue une part de sa crédibilité, voire de sa légitimité, devant le micro de Bertrand Henne. L’émission est dès lors devenue une manière d’épreuve, qui n’est pas anodine dans le débat démocratique.

Un principe d’analyse institutionnelle, plusieurs fois mis en lumière dans nos travaux, est celui de l’homologie relative : pour toute institution, une homologie relative est attendue entre l’architecture sociétale qu’elle veut promouvoir et sa propre organisation interne. Ce principe est une fois de plus mobilisé dans cette analyse.

L’Eglise catholique est « prise », depuis la mise en place de la commission Adriaenssens, dans les affaires d’abus sexuels commis par des prêtres et des religieux. De rebondissements juridiques en rebondissements médiatiques, l’Eglise est contrainte de s’expliquer, par la voix de ses porte-parole.

Ce sont ces explications médiatisées qui sont ici analysées, à la lumière du principe d’homologie relative, nous amenant à identifier au moins trois courts-circuits homologiques.

Le 15 février 2010, la Belgique, consternée, apprend que deux trains se sont percutés en gare de Buizingen, près de Hal, et que le bilan est très lourd. Les médias sont immédiatement sur la balle. Sur le plateau du journal télévisé du 16 février, François de Brigode accueille des représentants de la SNCB et d’Infrabel, les deux sociétés responsables respectivement du matériel roulant et des infrastructures ferroviaires.

Nous avons consacré plusieurs analyses au champ médiatique , à ses évolutions et à la place qu'il occupe (qu'il prend) par rapport aux autres champs. Nouveau « coup de TV » (puisque c'est sur les plateaux de télévision que se font les coups médiatiques les plus théâtraux) : le « retour » de Justine Henin.

Quand les règles les moins glorieuses du champ médiatique rencontrent le cynisme du capitalisme...

Jean Blairon et Emile Servais se penchent sur un courant de fond qui tend à s'imposer dans la publicité d'entreprise et interroge l'obscénité de l'image et du message qui est donnée du public, obscénité qui finit par en devenir une violence symbolique aussi peu anecdotique qu'elle est insidieuse.

Cette analyse revient sur l'actualité de ce mois de septembre 2008 en analysant les conditions de l'interview du Délégué général aux droits de l'enfant, Bernard De Vos, à propos de la décision de justice dans le dossier Van Holsbeeck.

L’émission de Radio que nous voulons analyser s’est produite le 24 septembre 2008 sur les ondes de la RTBF, radiotélévision de service public.

Cette analyse examine le rôle que jouent, pourraient ou devraient jouer les médias dans le développement d'une question publique, et la manière dont l'associatif est confronté aux lois du champ médiatique.

Une trentaine de signataires expriment, par cette lettre ouverte, leur désapprobation par rapport aux effets injustes du rouleau compresseur médiatique.

La lettre ouverte du collectif de soutien à Yves Scieur a été refusée, sous forme de carte blanche, par plus d'un quotidien. Peut-on critiquer la presse dans la presse?

Dans un des ouvrages qu’il a consacrés au caractère unidimensionnel de nos sociétés avancées, Herbert Marcuse notait qu’il convenait de pouvoir recourir, pour assurer une analyse critique; à de nouvelles catégories de pensée:

« L’analyse critique de cette société requiert, à tous les niveaux, de nouvelles catégories: catégories morales, politiques, esthétiques, que je tâcherai ici de faire apparaître. Je traiterai d’abord, en guise d’introduction, de la catégorie d’obscénité. »

Une société de l'information ?

Nous proposons d’entendre par là non une société où les technologies de l’information se sont abondamment développées, mais une société dans laquelle le développement (et la production de richesse) accorde aux flux d’informations une place sans précédent.

Il est fréquent que la question du pouvoir dans la société de l’information soit posée en termes de participation et de fracture sociale. La question centrale serait celle de l’accessibilité de certains publics à un monde technologique jugé positif (facilitateur) pour tous.

Les faits sur lesquels nous souhaitons revenir sont connus, ils ont même «bénéficié» d’une dimension internationale. Le soir du 13 décembre 2006, la chaîne télévisée francophone de service public, la RTBF, interrompt brutalement une émission de grande audience, le «magazine d’information  Questions à la une de J-C Defossé, pour diffuser une «émission spéciale» de son Journal Télévisé où le présentateur habituel de la chaîne, François de Brigode, annonce que la Flandre a déclaré unilatéralement son indépendance, produisant de facto l’explosion de la Belgique. Il faudra attendre une demi-heure pour qu’un bandeau apparaisse, signalant au spectateur médusé : « Ceci est une fiction ».

Nous souhaitons, dans une série d’analyses, explorer le domaine de la communication et de l’adolescence. Notre hypothèse est qu’il ne convient pas de considérer l’adolescence comme un moment qui existerait en dehors des relations structurelles dans lesquelles elle est prise (et qui sont source de nombreuses doubles contraintes), ni en dehors d’un environnement plus large qui touche également les adultes.

L’usage a longtemps été, au Laboratoire d’Intelligence Artificielle du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT), de se partager les programmes entre informaticiens, voire de les élaborer et de les améliorer ensemble, sur le mode de la coopération. Au début des années 80, lorsque l’évolution du parc informatique conduit les responsables du Laboratoire à recourir exclusivement à des logiciels « propriétaires », c’est-à-dire protégés par des licences payantes en interdisant la copie, l’utilisation partagée ou la modification, cela provoque un véritable bouleversement dans les habitudes de travail du groupe, et un profond malaise...

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