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Le travail de recherche dont rend compte cette étude s'est déroulé d'octobre 2014 à décembre 2016, à raison d'une journée de travail par mois (hormis juillet et août).
Il a mobilisé des directrices et directeurs de SAS (Services d'accrochage scolaire), soit des associations extérieures aux établissements scolaires et qui disposent d'un double agrément : par le Ministère de l'Education et par le Ministère de l'Aide à la jeunesse.

Le souhait était de construire de manière collective un dispositif d'évaluation de leurs pratiques.


Dans son hommage à Emile Servais lors de ses funérailles, Philippe Mahoux, président de RTA, a rappelé les combats communs menés au nom du pluralisme et la manière si personnelle d’Emile de mettre ses qualités – d’intellectuel, d’enseignant, de militant, d’acteur – au service des luttes progressistes.


« Crever l’écran des mots communs », comme le recommandait Bourdieu, Emile Servais y excellait, lui qui ne supportait pas les « mots bateau » et qui savait dérouter le regard et bousculer les points de vue. Dans une une analyse inédite sur le thème du populisme, dont nous débattions avec lui et à laquelle il mettait la dernière main (elle est publiée en l'état), Emile s’attaque au terme « populisme ».


Cette analyse, consacrée aux enjeux du secteur de l’éducation permanente, rappelle que la production de connaissances dans l’axe 3,2 est référée sans ambiguïté à l'engagement de tous dans la construction d'une société démocratique : l'article 1er du Décret de 2003 l'énonce clairement.


L’éducation permanente était un ancrage central pour Emile Servais. Il a d’ailleurs contribué à notre production d’analyses et d’études dans le cadre de l’agrément de RTA en axe 3,2 du décret.

La présente analyse est consacrée aux enjeux de ce secteur et explore la dimension du « public » visé par l’éducation permanente. En 2008, nous avions déjà eu l’occasion, avec Emile Servais, de travailler sur ces questions avec le Cefoc, ce qui avait donné lieu à un dossier intitulé « Classes et cultures populaires : des classes et cultures dominées et stigmatisées? » - www.intermag.be/socioeconomique/126.

Aujourd’hui, Jean Blairon et Jacqueline Fastrès réinterrogent les glissements de mots qui sont intervenus avec le Décret de 2003, qui ont remplacé les termes « adultes » et « travailleurs » par « public défavorisé » ; « public issu de milieux populaires ».

 

Emile Servais a été un des fondateurs de l'analyse institutionnelle en Fédération Wallonie Bruxelles. Discipline exigeante, l'analyse institutionnelle permet de mettre en avant la double face des institutions : créativité, mobilisation, production de la société, d’une part ; scène ou peuvent se jouer des abus de pouvoir ou sévir une transversalité négative d’autre part. Il s’agit pour les institutions d’être vigilantes et critiques quant à leur propre fonctionnement. Si nous avons régulièrement montré, avec Emile, la face instituante et la force créatrice des associations, nous avons aussi pointé les dérives possibles, les pathologies institutionnelles qui peuvent les frapper. La pathologie que Jean Blairon met en avant aujourd’hui, heureusement rare, est particulièrement redoutable.


Le Gouvernement fédéral ne connaît plus de limites dans sa course anti-sociale et anti-services publics, dont les CPAS. Après l'arrêté ministériel autorisant le transfert de données personnelles de CPAS en CPAS sans autorisation de l'intéressé (via le Rapport Social Electronique), après l'extension de la conditionnalité de l'aide sociale via l'extension des « contrats d'intégration » ou Projets Individualisés d'Intégration Sociale (PIIS), après le Service communautaire au caractère « volontaire » mais imposé aux allocataires sociaux – sauf si les CPAS se refusaient à se prêter à une telle imposition –, il s'attaque désormais au travail social lui-même en en sapant le fondement : le secret professionnel.

 
Le 15 décembre 2016, les CPAS « fêtaient » leurs 40 ans. A cette occasion, c’est par une opération « sacs de couchage » que les militants du Réseau wallon de lutte contre la pauvreté (RWLP) ont décidé de manifester leur protestation et leur résistance face aux évolutions inquiétantes des politiques sociales qui s’incarnent, notamment, dans les actions des CPAS.

La question de la mobilisation si ce n'est du militantisme est source de nombreuses interrogations aujourd'hui : est-ce toujours possible ? Comment faire ? Avec qui ? Qui doit prendre l'initiative ? Comment résister au découragement si ce n’est au fatalisme politique démobilisateur ?


Après la quatrième édition de Viva for Life, l’émission caritative tend à se pérenniser, ce qui semble réjouir ses promoteurs, comme si le problème de l’effacement des soutiens structurels à la lutte contre la pauvreté et son « remplacement » par la charité spectaculaire n’était pas à déplorer.

 
Le 21 décembre 2016, la Fédération des Institutions de Prévention Educative (FIPE), regroupant, dans le secteur de l'aide à la jeunesse, des services d'aide en milieu ouvert, a souhaité mettre en débat un des éléments de la réforme du Décret de 1991 promue par le Ministre Rachid Madrane : l'extension des actions de prévention spécialisée à un nouveau groupe de jeunes : les 20-25 ans. Jusqu'ici, en effet, l'âge éligible était de 18 ans, parfois de 20, sous certaines conditions.
La thématique est controversée et la FIPE avait souhaité faire entendre les arguments des uns et des autres.

 
Jean Blairon a été sollicité par le mouvement Lire & Ecrire pour participer à un séminaire portant sur la question suivante : « Quelle conception de la qualité pour une éducation non formelle des adultes ? » (Saint-Gilles, 18 novembre 2016). Le séminaire souhaitait notamment étudier les conséquences possibles de la volonté de l'Union européenne « d'améliorer la formation en promouvant une certaine conception de ce qu’est une « bonne formation, c’est-à-dire des objectifs et normes vers lesquels les opérateurs doivent tendre ».

La question précise qui était soumise à Jean Blairon était la suivante : « La qualité au sens de l’éducation populaire, ça veut dire quoi ? En quoi cette question peut-elle mettre en tension les associations/acteurs de l’éducation permanente ? »

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