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Dans une récente analyse, nous avions donné une lecture possible de la crise politique consécutive à la décision de Benoît Lutgen de rompre l'accord de gouvernement. Nous y avons tenté de chercher, au-delà des commentaires médiatiques qui constituent un premier formatage explicatif, quels autres formatages il conviendrait de dépasser pour comprendre ce qui a pu causer une telle crise politique.


L'établissement « Cours pour éducateurs en fonction » organisé par l’asbl CPSE est une école de Promotion sociale subsidiée par la Fédération Wallonie-Bruxelles et installée à Grivegnée.

L'association a entrepris une réflexion collective et participative sur son programme de formation ; dans ce cadre, elle a organisé le 5 mai 2017 une journée de réflexion sur « l'évolution du métier d'éducateur » à laquelle participaient ses étudiants et professeurs ainsi que des éducateurs en fonction dans différents secteurs.

Les missions locales de Saint-Josse et de Schaerbeek ont organisé le 8 juin 2017 une journée de concertation destinée aux travailleurs sociaux du secteur dit de l'insertion sociale et professionnelle à propos du sens de leur travail. La question qui était au cœur du projet était définie comme suit :

« Comment continuer à donner du sens dans le travail ISP tenant compte notamment du public et du repli communautaire. Mais aussi, tenant compte des obligations de résultats à atteindre au regard des moyens et des normes dont les travailleurs ISP disposent/sont soumis ».


Cette analyse a été réalisée à la demande de la Ligue bruxelloise francophone de santé mentale, pour sa revue Mental’Idées dont le n° 25 était intitulé « Obsolescence programmée – Souffrance au travail ».


L’annonce surprise, ce lundi 19 juin, par le président du CDH, de la décision de mettre fin à la participation de ses Ministres aux gouvernements régionaux et communautaire a suscité de nombreux commentaires médiatiques rivalisant dans les explications des raisons de la crise. Ces explications sont malheureusement souvent confinées à des métaphores un peu réductrices d’une part, au seul registre politicien d’autre part, ce qui contribue à en formater la compréhension.

Mais d’autres formatages, moins visibles, sont aussi à l’œuvre en filigrane, contribuant au brouillage des repères.


Dans notre newsletter d’avril 2017, nous présentions une première étude abordant la question de l'évaluation d'une pratique éducative comme celle qui consiste à tenter de « réaccrocher » un jeune à l'expérience scolaire et à l'exercice de son droit à l'instruction. Résultat d’un long travail de réflexion et d’analyse avec un groupe de SAS (services d’accrochage scolaire), cette étude proposait une analyse critique de ce qu’est un processus d’évaluation, en l’illustrant par un exemple à travers le travail réalisé avec les parents de jeunes décrocheurs/décrochés.

Cette seconde étude se propose d’aller plus avant tout en montant en généralité et en réflexivité critique, avec trois approches étayées par des questions de terrain.


Le CAAJ de Marche-en-Famenne a entamé en 2016 une courageuse démarche d’introspection professionnelle : il s’agissait que des services œuvrant dans le cadre du décret de l’aide à la jeunesse se questionnent, sur base volontaire, à propos des éventuelles violences institutionnelles qu’ils pouvaient générer auprès des bénéficiaires, même de manière non voulue. L’objectif était de prendre toutes mesures utiles pour éviter ces violences institutionnelles.
Une telle auto-analyse est particulièrement importante pour le secteur de l'aide à la jeunesse qui, dans les missions de prévention qu'il se définit, entend lutter contre ces types de violences peu visibles, « qui échappent aux regards et aux sanctions », pour reprendre ces termes de Pierre Bourdieu, et qui sont notamment présentes dans les interactions sociales.

RTA a été sollicité pour accompagner cette démarche. La méthodologie adoptée s’est articulée autour de deux étapes bien distinctes, l’une avec des bénéficiaires, l’autre avec des professionnels.

C’est donc à une démarche « en miroir » que nous vous convions ici.


En 2016, le RWADE, le RWLP et RTA réalisaient ensemble une recherche commanditée par le Gouvernement wallon dans le cadre du Plan wallon de lutte contre la pauvreté ; cette recherche (Précarité énergétique et restriction du sens de la vie. Quels dispositifs d’action ? Etude sur l’évaluation et rationalisation des dispositifs d’accompagnement des publics en situation de précarité énergétique en Wallonie, novembre 2016) portait sur l’évaluation des dispositifs d’accompagnement destinés aux publics en situation de précarité énergétique. L’avis des bénéficiaires a été recueilli, puis, de manière symétrique, celui des professionnels. Un des constats posé par ces derniers était la nécessité de travailler davantage en réseau. Soit, mais comment ? Nous avons estimé utile de prolonger ce constat en interrogeant l’expérience de « bouts de réseaux qui marchent » qu’avaient faite deux services de terrain, une SLSP (le Logis Châtelettain) et une organisation de jeunesse environnementaliste (l’asbl Empreintes). Et il nous a vite paru évident que le modèle de travail en réseau qui était évoqué en filigrane de leurs descriptions était ce que nous avons nommé un « réseau de connexion ».
Au départ de ces expérimentations, nous avons tenté de pointer les éléments essentiels pour que « cela marche ».


Le thème de l'allocation universelle est de plus en plus souvent présenté comme incontournable et devient un argument électoral, comme dans la campagne présidentielle française pour le candidat Hamon. Mais il est aussi de plus en plus souvent présenté comme irrévocable, faisant partie du progrès en marche et nécessitant de se détacher des scories sociales d’un passé considéré par d’aucuns comme dépassé.

Dossier - Lutte contre la précarité énergétique et travail de réseau : quelles logiques d’action ?

Le réseau de connexion, comme son nom l’indique, connecte ce qui était déconnecté, mais surtout il connecte des acteurs à intérêts différents, voire divergents. Au départ de l’expérimentation décrite par deux témoins, nous avons pu isoler les conditions de création et de fonctionnement de ce type de réseau.

Cette analyse fait partie d'un dossier plus large.

Dossier - Lutte contre la précarité énergétique et travail de réseau : quelles logiques d’action ?

Lorsqu’une expérience fonctionne bien se pose la question de son essaimage. Mais lorsqu’il s’agit d’une manière de travailler en réseau, sur quoi se baser pour donner des chances à la greffe de prendre ? D’abord en se questionnant sur la manière de l’évaluer : au départ de quels critères, en référence à quel modèle d’efficacité ? Le modèle d’essaimage doit être congruent à ce modèle afin de ne pas le gauchir.

Cette analyse fait partie d'un dossier plus large.

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