La place du travail dans la société et les positionnements qui sont pris à ce propos font l'objet aujourd'hui de fortes controverses. Dans celles-ci, la gauche fait l'objet d'attaques des plus paradoxales : à la fois, elle défendrait le travail dans un combat obsolète, et elle aurait perdu le sens de la valeur travail. Cette confusion demandait une tentative de clarification, à laquelle se livrent ici Philippe Mahoux et Jean Blairon.


Les fêtes de Wallonie ont été l'occasion pour la RTBF de proposer deux débats autour de la question de l'identité wallonne. Le premier confrontait Philippe Suinen, ancien administrateur général de l'agence wallonne à l'exportation (Awex), président de la Chambre de commerce et d'industrie wallonne (CCIW) et Christine Mahy, Secrétaire générale du Réseau Wallon de lutte contre la pauvreté (RWLP) ; le second mettait face à face Olivier de Wasseige, directeur général et administrateur-délégué de l'Union wallonne des entreprises (UWE) et Thierry Bodson, Secrétaire général de la FGTB wallonne.

Quels schèmes de pensée peut-on lire dans ces séries d'interviews, soutenant des courants pour l'action politique ? Quelles sont les oppositions et les équivalences qui se manifestent dans les argumentaires autour de l'identité wallonne ? L'opposition de fond est celle qui met face à face la « modernisation » et la « modernité ». Nous pouvons la structurer autour de cinq questions et l'illustrer par les propos des protagonistes dans ces débats.

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Quand des médias ouvrent leurs colonnes à des "opinions" qui critiquent le monde associatif avec une malveillance flagrante, point n'est besoin, en y répondant, de faire une publicité imméritée à ces auteurs qui cherchent à se faire exister dans le paysage médiatique plus qu'à alimenter le débat.

Par contre, on ne peut laisser des contre-vérités se faire une place dans l'opinion sans réagir sur le fond.


On sait que le secteur associatif est un acteur important sur la scène socio-culturelle : porteur d'innovation, développeur de services qui ne seraient pas assurés sans lui, générateur d'emplois. Pour autant, une vision suspicieuse du secteur se développe ici ou là, biaisant peu à peu le rapport Etat/associations, pourtant bien balisé par la Charte associative. Ainsi, le terme « polysubventionné » est désormais d'usage courant dans certaines administrations, à propos d'associations qui ont développé leurs activités dans plusieurs champs. Les connotations charriées par ce terme sont rien moins que négatives, comme s'il s'agssait pour ces associations, de solliciter  avidement de l'argent à divers « guichets ». Dans cette analyse, Jean Blairon s'attache à combattre cette représentation biaisée en tentant de monter pourquoi une association peut décider de devenir active dans plusieurs champs. Il développe ce que Pierre Bourdieu appelle une auto-analyse, opérant ainsi un recul réflexif sur l'histoire de sa propre association.

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C'est encore au départ d'une observation sémantique que cette analyse, complémentaire de la première, déplie l'identité associative : observation sémantique du décret de 2003 régissant les actions d'éducation permanente et de son exposé des motifs, en l'occurrence. Et notamment, de la notion de transversalité, définie comme la « diversification des champs d'activité des associations et des problématiques sociétales qu'elles abordent ». A la suite de René Lourau et Fernand Oury, on se souviendra des retournements de termes dont la transversalité a été fréquemment l'objet. Pour autant, des transversalités positives sont possibles, et fréquentes aussi, dans l'associatif. Jean Blairon en identifie de plusieurs types, en relève les caractéristiques communes et pointe les luttes cognitives et politiques qui attendent les associations qui pratiquent une transversalité effective.

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Dans une récente analyse, nous avions donné une lecture possible de la crise politique consécutive à la décision de Benoît Lutgen de rompre l'accord de gouvernement. Nous y avons tenté de chercher, au-delà des commentaires médiatiques qui constituent un premier formatage explicatif, quels autres formatages il conviendrait de dépasser pour comprendre ce qui a pu causer une telle crise politique.


L'établissement « Cours pour éducateurs en fonction » organisé par l’asbl CPSE est une école de Promotion sociale subsidiée par la Fédération Wallonie-Bruxelles et installée à Grivegnée.

L'association a entrepris une réflexion collective et participative sur son programme de formation ; dans ce cadre, elle a organisé le 5 mai 2017 une journée de réflexion sur « l'évolution du métier d'éducateur » à laquelle participaient ses étudiants et professeurs ainsi que des éducateurs en fonction dans différents secteurs.

Les missions locales de Saint-Josse et de Schaerbeek ont organisé le 8 juin 2017 une journée de concertation destinée aux travailleurs sociaux du secteur dit de l'insertion sociale et professionnelle à propos du sens de leur travail. La question qui était au cœur du projet était définie comme suit :

« Comment continuer à donner du sens dans le travail ISP tenant compte notamment du public et du repli communautaire. Mais aussi, tenant compte des obligations de résultats à atteindre au regard des moyens et des normes dont les travailleurs ISP disposent/sont soumis ».


Cette analyse a été réalisée à la demande de la Ligue bruxelloise francophone de santé mentale, pour sa revue Mental’Idées dont le n° 25 était intitulé « Obsolescence programmée – Souffrance au travail ».


L’annonce surprise, ce lundi 19 juin, par le président du CDH, de la décision de mettre fin à la participation de ses Ministres aux gouvernements régionaux et communautaire a suscité de nombreux commentaires médiatiques rivalisant dans les explications des raisons de la crise. Ces explications sont malheureusement souvent confinées à des métaphores un peu réductrices d’une part, au seul registre politicien d’autre part, ce qui contribue à en formater la compréhension.

Mais d’autres formatages, moins visibles, sont aussi à l’œuvre en filigrane, contribuant au brouillage des repères.


Dans notre newsletter d’avril 2017, nous présentions une première étude abordant la question de l'évaluation d'une pratique éducative comme celle qui consiste à tenter de « réaccrocher » un jeune à l'expérience scolaire et à l'exercice de son droit à l'instruction. Résultat d’un long travail de réflexion et d’analyse avec un groupe de SAS (services d’accrochage scolaire), cette étude proposait une analyse critique de ce qu’est un processus d’évaluation, en l’illustrant par un exemple à travers le travail réalisé avec les parents de jeunes décrocheurs/décrochés.

Cette seconde étude se propose d’aller plus avant tout en montant en généralité et en réflexivité critique, avec trois approches étayées par des questions de terrain.

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