La revue Agir par la Culture (PAC) clôture un cycle de trois numéros consacrés au rôle des affects dans les luttes politiques, sociales et culturelles. Après « Faire rire » et « Que faire de nos colères ? », ce troisième numéro aborde les rôles et usages de la tristesse, des larmes et de la mélancolie dans les luttes. La contribution demandée à Jean Blairon portait sur la frontière entre le principe de solidarité et celui de charité.


Un « point Godwin » est « attribué » à un débatteur lorsque, considéré comme à court d'arguments, il discrédite une idée en la référant au national-socialisme ou au nazisme. Certes, la référence au national-socialisme a pu être activée abusivement. Mais il ne faudrait pas, à l'inverse, en arriver à un retournement du type « plus un argument fait référence au national-socialisme, moins il est pertinent ».


La place du travail dans la société et les positionnements qui sont pris à ce propos font l'objet aujourd'hui de fortes controverses. Dans celles-ci, la gauche fait l'objet d'attaques des plus paradoxales : à la fois, elle défendrait le travail dans un combat obsolète, et elle aurait perdu le sens de la valeur travail. Cette confusion demandait une tentative de clarification, à laquelle se livrent ici Philippe Mahoux et Jean Blairon.


Les fêtes de Wallonie ont été l'occasion pour la RTBF de proposer deux débats autour de la question de l'identité wallonne. Le premier confrontait Philippe Suinen, ancien administrateur général de l'agence wallonne à l'exportation (Awex), président de la Chambre de commerce et d'industrie wallonne (CCIW) et Christine Mahy, Secrétaire générale du Réseau Wallon de lutte contre la pauvreté (RWLP) ; le second mettait face à face Olivier de Wasseige, directeur général et administrateur-délégué de l'Union wallonne des entreprises (UWE) et Thierry Bodson, Secrétaire général de la FGTB wallonne.


Quand des médias ouvrent leurs colonnes à des "opinions" qui critiquent le monde associatif avec une malveillance flagrante, point n'est besoin, en y répondant, de faire une publicité imméritée à ces auteurs qui cherchent à se faire exister dans le paysage médiatique plus qu'à alimenter le débat.

Par contre, on ne peut laisser des contre-vérités se faire une place dans l'opinion sans réagir sur le fond.


On sait que le secteur associatif est un acteur important sur la scène socio-culturelle : porteur d'innovation, développeur de services qui ne seraient pas assurés sans lui, générateur d'emplois. Pour autant, une vision suspicieuse du secteur se développe ici ou là, biaisant peu à peu le rapport Etat/associations, pourtant bien balisé par la Charte associative. Ainsi, le terme « polysubventionné » est désormais d'usage courant dans certaines administrations, à propos d'associations qui ont développé leurs activités dans plusieurs champs.


C'est au départ d'une observation sémantique que cette analyse déplie l'identité associative : observation sémantique du décret de 2003 régissant les actions d'éducation permanente et de son exposé des motifs, en l'occurrence. Et notamment, de la notion de transversalité, définie comme la « diversification des champs d'activité des associations et des problématiques sociétales qu'elles abordent ».


Dans une récente analyse, nous avions donné une lecture possible de la crise politique consécutive à la décision de Benoît Lutgen de rompre l'accord de gouvernement. Nous y avons tenté de chercher, au-delà des commentaires médiatiques qui constituent un premier formatage explicatif, quels autres formatages il conviendrait de dépasser pour comprendre ce qui a pu causer une telle crise politique.


L'établissement « Cours pour éducateurs en fonction » organisé par l’asbl CPSE est une école de Promotion sociale subsidiée par la Fédération Wallonie-Bruxelles et installée à Grivegnée.

L'association a entrepris une réflexion collective et participative sur son programme de formation ; dans ce cadre, elle a organisé le 5 mai 2017 une journée de réflexion sur « l'évolution du métier d'éducateur » à laquelle participaient ses étudiants et professeurs ainsi que des éducateurs en fonction dans différents secteurs.

Les missions locales de Saint-Josse et de Schaerbeek ont organisé le 8 juin 2017 une journée de concertation destinée aux travailleurs sociaux du secteur dit de l'insertion sociale et professionnelle à propos du sens de leur travail. La question qui était au cœur du projet était définie comme suit :

« Comment continuer à donner du sens dans le travail ISP tenant compte notamment du public et du repli communautaire. Mais aussi, tenant compte des obligations de résultats à atteindre au regard des moyens et des normes dont les travailleurs ISP disposent/sont soumis ».


Cette analyse a été réalisée à la demande de la Ligue bruxelloise francophone de santé mentale, pour sa revue Mental’Idées dont le n° 25 était intitulé « Obsolescence programmée – Souffrance au travail ».

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