Nos productions 2016

en éducation permanente

 

1.- Analyse
La SNCB, dans la tourmente des rhétoriques fossoyeuses

Par Jean Blairon et Emile Servais

Diffusion via la newsletter de janvier intitulée « Modernisation totale ».
Lire l'analyse en ligne sur Intermag.

 
Après les deux journées de grève des 6 et 7 janvier, qui ont fait couler beaucoup d'encre, la SNCB est toujours face aux mêmes incertitudes quant à l'avenir. Avenir qui ne semble devoir advenir, selon la ministre de tutelle, que par sa « modernisation ».
Les services publics sont depuis des années la cible de cette modernisation sanctifiée, que le néo-libéralisme présente comme l'unique issue pour sortir de la « crise ».
Jean Blairon et Emile Servais analysent ici, au travers de ce que vit la SNCB, ce qui relève, en réalité, d'un pouvoir total. Ils tentent d'éclairer les rhétoriques qui en permettent l'institution et qui contribuent à détruire le social comme univers de référence.

 

1.- ETUDE
Les âges irrités de la majorité

Par Jean Blairon, Isabelle Dubois, Jacqueline Fastrès, Jérôme Petit et Laurence Watillon

Diffusion via la newsletter de janvier intitulée « Jeunesse et majorités ».
Lire l'étude en ligne sur Intermag.

 
De récentes mesures du gouvernement fédéral, entre autres, touchent ou envisagent de toucher à ce qui est considéré jusqu'ici comme l'âge consacrant l'entrée en majorité.
Le projet d'abaisser l'âge de la majorité sexuelle à 14 ans est un exemple ; il s'agit en réalité de faire en sorte que les actes sexuels entre mineurs de moins de seize ans cessent d'être punissables, alors qu'ils le sont aujourd'hui, même en cas de consentement mutuel : ils sont considérés comme attentat à la pudeur. Le fait de repousser jusqu'à 21 ans, pour tous les jeunes n'ayant pas obtenu le CESS, l'âge permettant l'octroi d'allocations d'attente est un autre exemple, qui va en sens inverse : la limite d'âge y est revue à la hausse depuis le 1er septembre 2015.
L'impression prévaut d'une agitation en tous sens des âges de référence.
Nous avons voulu tenter d'objectiver cette situation, d'en analyser le sens et les enjeux. Nous verrons que se révèlent dans cette agitation une contradiction sur le rôle de l’État, une controverse sur les revendications en matière de droits du sujet, mais aussi les transformations du pouvoir dans nos sociétés, qui s'exerce notamment désormais par la mise en flottaison de tous les repères.
Dans une seconde partie, nous proposerons une série d'analyseurs qui devraient permettre de résister à cette mise en flottaison, qui incarne la modernité aux yeux de ses promoteurs, mais qui constitue plutôt un retournement des revendications du contre-pouvoir, si ce n'est, pour reprendre les mots d'Alain Touraine, une confiscation de la modernité par les modernisateurs.
Pour procéder à ces analyses, nous adopterons l'attitude de l'analyse institutionnelle, en nous demandant, comme Félix Guattari le recommande, de quelle société cette agitation est l'interprète et pour quelle religion ces instigateurs sont-ils occupés à officier

 

2.- Analyse
700.000.000 d'euros, émois, émois, émois...

Par Jean Blairon

Diffusion via la newsletter de janvier intitulée « Ces multinationales qui nous doivent un fier « bout de chandelle » ».
Lire l'analyse en ligne sur Intermag.

 
La Commission européenne a condamné le gouvernement fédéral belge pour des pratiques fiscales illégalesv favorisant les multinationales ; il s'agit du « ruling », soit un accord préalable pris avec ces firmes et leur permettant une déduction fiscale (très) importante sur des bénéfices qui auraient pu/dû être taxés à l'étranger. En vérité, ces bénéfices ne sont la plupart du temps taxés nulle part. La Commission réclame le remboursement à la Belgique, par les quelque 35 entreprises concernées, de ces sommes indues, soit environ 700 millions d'euros... dont le Ministre des finances Johan Van Overtveldt ne veut pas, arguant que cela ferait fuir lesdites entreprises.
Jean Blairon analyse ici la curieuse argumentation mise en avant pour justifier l'injustifiable, qui révèle les non moins curieuses mœurs politiques qui se développent en soutien au capitalisme

 

3.- Analyse
700.000.000 d'euros...et une pinte de bon sang ?

Par Jean Blairon

Diffusion via la newsletter de janvier intitulée « Ces multinationales qui nous doivent un fier « bout de chandelle » ».
Lire l'analyse en ligne sur Intermag.

 
L'affaire des 700 millions d'euros d'impôts impayés que la Commission européenne veut faire restituer à la Belgique par les multinationales qui en ont illégalement bénéficié est un scandale de plus qui s'ajoute à une déjà longue litanie. Pour autant, cela ne semble enrayer en rien les politiques qui font toujours un peu plus de la même chose. Comment comprendre cette opiniâtreté, sauf à penser, comme Alain Touraine, que nos sociétés sont confrontées à l'émergence de pouvoirs totaux, dont celui du capitalisme financier ?
Nous aurons ici recours à un analyseur analogique pour faire voir ce qui est en jeu dans la réaction des patrons à cette injonction de la Commission. Et si nous étions entrés dans une forme de sado-capitalisme ? On trouve en effet dans les romans du Marquis de Sade les mécanismes d'une logique triangulaire d'exercice du pouvoir total dont la recette semble active, mutatis mutandis, au niveau économique.

 

4.- Analyse
« En haut et en bas », ter - Un Etat en prise avec la domination

Par Jean Blairon et Jacqueline Fastrès

Diffusion via la newsletter de février intitulée « Réforme des pensions : un indicateur d'asymétrie sociale ».
Lire l'analyse en ligne sur Intermag.

 
Nous avons eu l'occasion de publier deux analyses qui portaient sur le rôle joué par les positions sociales dans le traitement asymétrique des citoyens.

Dans la première, nous avions essayé de montrer que l'emprise de l'Etat sur les citoyens était devenue très asymétrique selon la position sociale occupée : les uns, « en haut », voient l'Etat les « libérer » et tenter de les séduire, par exemple, tandis que les autres, en bas, voient l'Etat les contraindre et les soumettre à des violations.

Dans la seconde, nous avons essayé de démontrer que l'emprise des citoyens sur l'Etat, cette fois, était soumise à des asymétries semblables : extrême dans certains cas, nulle dans d’autres.

L'actualité constituée par le projet de réforme des pensions porté par le gouvernement fédéral nous conduit à proposer une troisième démonstration en matière d'asymétrie liée aux positions sociales ; celle-ci concerne l'assurance et la solidarité auxquelles l'appartenance à une commune société permet de donner accès. La Réforme, en effet, favorisera clairement ceux qui, « en haut », bénéficient d'une situation « garantie » en termes d'emploi par exemple, au détriment direct de ceux qui, « en bas », doivent affronter des processus de désaffiliation.

 

2.- ETUDE
Décrocher... un chemin ? Un service d'accrochage scolaire vu par d'anciens bénéficiaires

Par Jacqueline Fastrès, Caroline Garzón et Laurence Watillon

Diffusion via la newsletter de mars intitulée « Accrochage scolaire ».
Lire l'étude en ligne sur Intermag.

 
Les SAS (services d'accrochage scolaire) sont des structures agréées à la fois par l'enseignement et par l'aide à la jeunesse pour aider des jeunes en décrochage à se reconnecter avec leur parcours scolaire.

Cette étude a été réalisée à la demande d'un SAS bruxellois, le Seuil, qui souhaitait, après quelques années de fonctionnement, récolter le point de vue d'anciens bénéficiaires sur leur passage au sein de leur structure. 14 jeunes ont accepté de retracer leur parcours avant, pendant et après le SAS.

De ce riche matériau émerge un point de vue lucide et perspicace sur ce qui a poussé ces jeunes au décrochage (pas toujours l'école elle-même, mais un ensemble de facteurs qui se co-produisent) et en quoi un service comme un SAS peut entraver cette trajectoire, voire renverser la vapeur (pas toujours pour un retour à l'école, pas toujours tout de suite et pas dans tous les cas). C'est surtout au niveau de leur subjectivation restaurée que les jeunes ressentent les effets de cette parenthèse dans leur scolarité. Et pour eux, c'est très loin d'être un effet négligeable.

Pour rendre raison au mieux des mécanismes qu'ils nous décrivent, nous avons mobilisé deux théories sociologiques : la notion d'intéressement de Michel Callon, et celle de désaffiliation de Robert Castel. Les articuler nous permet en effet de jeter un regard singulier sur la question du décrochage scolaire et sur les enjeux que sont ceux des SAS.

L'étude s'articule donc autour de deux axes :

  • ce qui amène les jeunes au SAS, selon leur propre analyse ;
  • comment l'action du SAS produit des effets, et lesquels.

 

5.- Analyse
Quelles politiques et pratiques en matière d'accrochage scolaire en Région bruxelloise ? Tentative d'analyse partagée

Par Jean Blairon (dir.), Orlando Alves, Khaled Boutaffala, Maurice Cornil, Marc De Koker, Bernard De Vos, Abdelillah Hamssi, Nathalie Lion, Paul Maurissen, Jean-Luc Nsengiyumva, Jérôme Petit, Didier Piron et Claude Prignon

Diffusion via la newsletter de mars intitulée « Accrochage scolaire ».
Lire l'analyse en ligne sur Intermag.

 
Cette analyse est le fruit d'un séminaire placé sous le patronage du Délégué général aux droits de l'enfant et réunissant les divers acteurs éducatifs qui, à Bruxelles, concourent, chacun dans le cadre de ses missions, à la lutte contre le décrochage scolaire et au soutien à l'accrochage. Si ces acteurs (les surveillants éducateurs, les médiateurs, les agents des CPMS, les services d'aide en milieu ouvert du secteur de l'aide à la jeunesse et les services d'accrochage scolaire) partagent une unité d'action, et, partiellement, de lieu et de temps, la convergence entre eux reste cependant très souvent à construire. Le produit de cette analyse collective a pour visée, avec toute la modestie qu'une action expérimentale requiert, de contribuer au débat public sur cette problématique si importante.

L'angle d'approche choisi est celui développé par la sociologie de l'acteur-réseau : si les divers protagonistes se considéraient comme faisant parie d'un réseau d'acteurs à intérêts différents, il s'agirait alors de réaliser une traduction commune des intérêts et des mobilisations. Les enjeux de ce travail sont ici abordés.

 

6.- Analyse
CPAS, majorité fédérale et mensonges d'Etat

Par Christine Mahy, secrétaire générale du Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté et Jean Blairon, directeur de l'asbl RTA

Diffusion via la newsletter d'avril intitulée « Vents dominants ».
Lire l'analyse en ligne sur Intermag.

 
Le ministre Willy Borsus a annoncé le 4 avril le dépôt de son avant-projet de loi concernant le droit à l'intégration sociale pour les bénéficiaires des CPAS. Le PIIS (Projet individualisé d'intégration sociale) sera désormais d'application pour tous les usagers des CPAS à partir du 1er septembre 2016. Il s'agit d'un « contrat » impliquant pour l'usager une série d'obligations qui s'ajoutent aux conditions de base de l'octroi du revenu d'intégration sociale.

Cette extension de la politique d'activation à l'action des CPAS relève d'un triple mensonge d'Etat que les auteurs décrivent et dénoncent, et d'un dévoiement du travail social qui contribue encore à augmenter les asymétries entre ce que Robert Castel nommait les « désaffiliés par le haut » et les « désaffiliés par le bas ».

 

7.- Analyse
Comment justifier un accroissement sans limites des inégalités L'exemple d'un think tank libéral

Par Jean Blairon

Diffusion via la newsletter d'avril intitulée « Vents dominants ».
Lire l'analyse en ligne sur Intermag.

 
Le 18 mars 2016, Matin Première recevait Gaspard Koenig, fondateur d'un think tank libéral français, « GénérationLibre ». Sur son site Internet, le think tank annonce la couleur : « GenerationLibre s’inscrit dans la tradition du « jacobinisme libéral », pour qui l’Etat doit avant tout émanciper l’individu de ses tutelles. A l’heure de la révolution numérique, nous devons préparer un monde ouvert où l’autonomie individuelle et les coopérations spontanées remplaceront les structures centralisées. ».

Gaspard Koenig développe au micro de Bertrand Henne ses thèses sur la société de demain. On y retrouve tous les ingrédients et les argumentaires dénoncés par Pierre Bourdieu en 1999. Ou comment un discours « moderniste » convoque les inégalités au banc du progrès social.

 

8.- Analyse
« Modernisation » de l'école et transversalité

Par Jean Blairon et Jacqueline Fastrès

Diffusion via la newsletter d'avril intitulée « Vents dominants ».
Lire l'analyse en ligne sur Intermag.

 
La « modernisation » de l'école passe de plus en plus par une approche purement organisationnelle (et managériale) des institutions éducatives. Cette approche est elle-même le vecteur d'une transversalité négative, qui vise à assimiler l'institution scolaire à l'organisation marchande (et à poser que pour « s'améliorer », la première doit fonctionner comme la seconde).

Cette analyse se penche sur quelques-uns des mécanismes qui produisent (inéluctablement ?) non seulement une lourde contrainte sur les enseignants, mais aussi une forme subtile de domination sur les élèves, « invités » à la responsabilisation, comme leurs aînés le sont dans le cadre professionnel, au nom des mêmes principes managériaux.

 

9.- Analyse
Radicalisation : quelles orientations pour quelles actions en milieu ouvert ?

Par Jean Blairon et Jacqueline Fastrès

Analyse parue dans la revue L'Observatoire, n° 86, « Radicalisme violent. Comprendre, prévenir au-delà de l'urgence », 2015-2016 : http://www.revueobservatoire.be/Radicalisme-violent-Comprendre-prevenir-au-dela-de-l-urgence. Promotion via la newsletter d'avril intitulée « Vents dominants ».
Lire l'article de présentation en ligne sur Intermag.

 
L'emballement médiatique que l'on observe à propos de la radicalisation n'est pas sans effets sur le champ politique ; il produit un activisme contraint, sur fond de l'habituelle mise en cause de la maîtrise des responsables politiques : pourquoi ne l'ont-ils pas vue venir ? en font-ils assez ? assez vite ? assez fort ?
La pression est énorme pour les politiques, et en amont, pour les acteurs de terrain.

Comment ces acteurs qui produisent notre société peuvent-ils échapper à la fausse alternative du laisser faire (parce qu'on n'est pas concerné) et de l'activisme paradoxal (qui alimente ce que l'on veut éviter) ? Et spécialement, comment ceux d'entre eux qui œuvrent dans l'aide à la jeunesse, qui sont actifs « en milieu ouvert », dans le lieu de vie même des jeunes, peuvent-ils résister aux amalgames ? C'est très souvent l'absence de sens et de possibilité de subjectivation et d'action qui est à la source du comportement de radicalisation de certains jeunes (de toutes les radicalisations, pas seulement islamiste), et c'est précisément ce qui est au cœur des actions de prévention.

 

10.- Analyse
Le chiffre au travail

Par Jean Blairon

Analyse parue dans « La victoire du chiffre », Agir par la culture, n° 45, printemps 2016, p. 16-17 : http://issuu.com/pacg/docs/apc_45_hd/31?e=3462339/34413038. Promotion via la newsletter d'avril intitulée « Vents dominants ».
Lire l'article de présentation en ligne sur Intermag.

 
PAC a choisi de consacrer un numéro de son trimestriel Agir par la culture à la victoire du chiffre en posant cette question : « Notes à l'école, normes au travail, algorithmes, quantified self, indicateurs économiques... Le quantitatif a-t-il gagné ? ».

Dans sa contribution, Jean Blairon souhaite ne pas s'abandonner sans réflexion aux dichotomies qui se présentent « spontanément » : le quantitatif contre le qualitatif, les méchants contre les bons. Il s'agit pour lui de mettre l'image du chiffre au travail pour qu'elle puisse nous aider à mieux comprendre et à agir. Il tente cet exercice à propos du monde du travail lui-même, en essayant de mettre en lumière quelques usages sociaux du « chiffre », lorsqu'ils sont mis au service de la domination.

 

11.- Analyse
Un projet de loi porté par la N-VA pour « donner un statut » aux parents nourriciers. Le sens d'un déni de compétences

Par Jean Blairon et Jacqueline Fastrès

Diffusion via la newsletter de mai intitulée « Engrenages ».
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La commission Justice de la Chambre a récemment voté une proposition de loi, déposée par la N-VA, destinée à donner un statut aux familles d'accueil, rebaptisées pour la cause « parents nourriciers ». Il s'agit là d'un double déni de compétences : celles de la Communauté française, en charge de l'accueil familial, et celles des familles d'origine, dont l'autorité parentale est attaquée de front.

Des opposants se sont manifestés, notamment le RWLP et le SDJ. Jean Blairon et Jacqueline Fastrès proposent ici une analyse institutionnelle de la problématique, ce qui implique de « lire le local (ici les relations entre les protagonistes d'un accueil familial) à partir du global (les relations constitutives d'une société)», selon l'expression de Félix Guattari ; ils mettent en avant le sens d'une parentalité partagée et les conditions nécessaires pour la faire fonctionner, conditions que la proposition de loi contrecarre. Mais au-delà, c'est la prérogative de l'Etat comme agent de l'intérêt général et du désintéressement qui est mise en cause.

 

12.- Analyse
« Une société qui change »

Par Jean Blairon

Diffusion via la newsletter de mai intitulée « Engrenages ».
Lire l'analyse en ligne sur Intermag.

 
Le 21 avril 216, la CNE tenait son assemblée du non-marchand à Charleroi. Les organisateurs ont sollicité une analyse des changements qui traversent la société et que les luttes sociales doivent affronter.

Jean Blairon aborde la question du changement par une réflexion sur le sens et la place de celui-ci dans la société. En effet, le changement a changé de camp, de forme, de statut, pour devenir un support de domination en s'imposant comme inévitable.

Jean Blairon propose un essai de mise en perspective générale et historique des changements dans le monde du travail, en mettant en regard les modèles du taylorisme, du fordisme et du néo-management. Il identifie ainsi plusieurs clés de transformation qui ont œuvré, par cumul, à une régression au niveau des droits. Il développe des exemples de ces mécanismes dans des domaines différents, avec en toile de fond l'imposition du modèle américain.

 

13.- Analyse
Educateur, un métier situé dans plusieurs mondes ?

Par Jean Blairon

Diffusion via la newsletter de mai intitulée « De quelle société êtes-vous l'interprète ? ».
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L’A.I.J. est une association qui fédère les Services d’Accueil de Jour (S.A.J.A.) qui s’adressent à des personnes handicapées adultes. Leur mission est définie comme suit : « Le service d’accueil de jour pour adultes accueille en journée [, ycompris en court séjour] des bénéficiaires adultes, assure un accompagnement éducatif via des activités variées et adaptées, un accompagnement psychologique, social et thérapeutique optimal adapté aux besoins individuels des personnes handicapées et vise à l’intégration sociale, culturelle ou professionnelle de la personne handicapée. »
(www.awiph.be/professionnels/circulaires_accueil_hebergement_accompagnement/circulaires/mah2007.pdf). Les S.A.J.A. sont en quelque sorte les héritiers des « ateliers occupationnels » qui offraient des activités en journée compatibles avec le maintien d’un séjour en famille.

L’association a organisé le 17 mars 2016 une journée de rencontre consacrée à l’analyse du métier d’éducateur dans ce type de service : « Le métier d’éducateur dans nos S.A.J.A. : parlons-en ! »

Nous avons été invité à étudier cette question ainsi que Michel Cotton, éducateur spécialisé et formateur, Anne Jacques, directrice du Centre Hamma2 à Ixelles et Jean Van Hemelrijk, psychologue, formateur et enseignant à l’ULB.
L'analyse est la retranscription développée de notre intervention.

 

14.- Analyse
La dimension sociale et politique du secret professionnel

Par Isabelle Dubois

Diffusion via la newsletter de mai intitulée « De quelle société êtes-vous l'interprète ? ».
Lire l'analyse en ligne sur Intermag.

 
Le 28 avril 2016, la Province de Namur, le CAI et le RWLP organisaient à Namur une journée de séminaire dont le thème était : « Secret professionnel partagé : entre l'aide et le contrôle, jusqu'où notre mandat peut-il nous mener ? ». L'objectif des organisateurs était, « dans le contexte actuel de glissement d’un Etat Providence vers l’Etat Social Actif et avec la montée de politiques sécuritaires qui requestionnent les libertés individuelles, de permettre aux acteurs du social, de la santé, de la justice et de l’éducation de partager une réflexion et des pratiques adéquates et respectueuses entre services et secteurs. »
L'intervention d'Isabelle Dubois portait sur la dimension sociale et politique du secret professionnel. Cette analyse est la retranscription développée de son intervention.

Elle aborde le volet social avec le rôle que joue le secret professionnel dans l'essentielle relation de confiance ente le travailleur et le bénéficiaire, qui nécessite un respect des « territoires » tels que le sociologue Goffman les définit ; toute atteinte au secret professionnel devient alors une transgression territoriale plus que préjudiciable, puisqu'elle dévoie la relation de confiance (toujours brandie cependant).
Elle aborde ensuite la dimension politique de la question en pointant les attaques, dans divers secteurs, des repères et balises du secret professionnel, et pointe l'asymétrie sociale de ces mesures.
Enfin, elle en appelle à un devoir de sortir de l'attentisme ou de la résignation.

 

15.- Analyse
Droit à l'habitat : quels choix stratégiques pour le Rassemblement Wallon pour le Droit à l'Habitat (RWDH)

Par Jacqueline Fastrès

Diffusion via la newsletter de mai intitulée « De quelle société êtes-vous l'interprète ? ».
Lire l'analyse en ligne sur Intermag.

 
C'est à l'occasion d'une journée mondiale de l'habitat, le 06/10/2014, que le Rassemblement Wallon pour le Droit à l'Habitat (RWDH) est né. Il s'est constitué à l'instigation du Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté et rassemble des citoyens, des associations, des fédérations, qui se préoccupent de la question du logement, que ce soit directement sur le terrain auprès des populations ou en seconde ligne, en appui. Chacune de ces composantes, petite ou plus importante, agit de sa place et avec ses moyens, enjeux et missions, pour un logement pour tous.

Le 26 février 2016, après quelques mois bien remplis, le Rassemblement organisait avec ses membres un séminaire pour explorer son identité collective.

Jacqueline Fastrès ne reprend pas dans cette analyse les débats qui appartiennent au RWDH. Elle s'attache par contre à mettre en lumière les enjeux pointés par les divers participants, de leur point de vue et avec leurs spécificités, pour exposer la gamme des choix de collectivisation de l'action qui se présentent au Rassemblement. Au-delà de cette situation concrète, la question de ces choix – toujours difficiles et si marquants pour la suite de l'action - lui paraît concerner la forme « rassemblement » d'autres types de collectifs.

Elle a choisi pour ce faire de tenter de prendre du recul à travers une lecture paradigmatique des combats pour le droit au logement.

 

16.- Analyse
Le pacte d'excellence : une réforme au milieu du gué

Par Jean Blairon

Diffusion via la newsletter de mai intitulée « Enseignement : une réforme au milieu du gué ».
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Le « Pacte pour un enseignement d'excellence » initié en 2015 par le Cdh clôture en ce mois de mai 2016 sa troisième phase. La Libre a consacré une série d'articles à cette réforme. La présentation « en avant-première », par ce quotidien, des chapitres essentiels du rapport du « Groupe central » semble avoir été réalisée pour colmater des fuites perturbatrices de ce rapport destiné au Gouvernement.

Jean Blairon analyse la démarche de dévoilement des résultats, mais aussi les orientations qu'elle décrit, à la lumière de la sociologie de l'acteur-réseau. Avec ces « lunettes », le projet de réforme de l'enseignent peut être lu comme une tentative de connecter des acteurs à intérêts partiellement divergents autour d'une « traduction » commune. Dans ce cas, nous sommes à un moment précis de l'évolution du « réseau », qui va demander de trancher entre des points-clés stratégiques pour les étapes suivantes et des controverses pendantes depuis de nombreuses années.

 

17.- Analyse
Le pacte d'excellence : une réforme au milieu d'un gué - où l'on se bouscule ?

Par Jean Blairon

Diffusion via la newsletter de mai intitulée « Enseignement : une réforme au milieu du gué ».
Lire l'analyse en ligne sur Intermag.

 
La trame de cette analyse sur le « pacte d'excellence » est la sociologie de l'acteur-réseau. Cette sociologie, qui met les acteurs au centre, postule que lesdits acteurs ne sont pas figés dans leur identité ; le travail de « traduction » des intérêts, différents voire divergents, des uns et des autres implique une mise au travail et un déplacement de cette identité afin de permettre une convergence qui se veut fructueuse.

Mais la sociologie de l'acteur-réseau insiste aussi sur la présence et l'activité d'un type d'acteurs trop souvent ignorés, qu'elle nomme des « créatures » : dans nos démocraties techniques, des « inventions de laboratoire » pèsent sur nos existences, bien plus que nous ne le pensons.
Jean Blairon interroge ici le rôle possible de certaines de ces « créatures », se trouvant aux côtés des acteurs de la Réforme tels qu'ils sont au milieu du gué. Il en identifie deux types : les créatures placées sous le signe du projet, et celles placées sous le signe du néo-management.

 

18.- Analyse
Actions sociales multiples : quel sens ? De la rue à la presse

Par Christine Mahy, Secrétaire Générale du Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté et Jean Blairon, directeur de l'asbl RTA

Diffusion via la newsletter de mai intitulée « Oui, j'ai lu « ça » dans un journal... ».
Lire l'analyse en ligne sur Intermag.

 
Les diverses actions sociales de ces derniers jours ont usé beaucoup de salive et fait couler beaucoup d'encre. Celle, pour le moins contrastée, qui a coulé dans les pages du journal Le Soir du vendredi 27 mai nous a paru de nature à nécessiter une analyse dans le cadre de nos missions d'éducation permanente. En effet, après un curieux édito à charge des grévistes, le journal aligne des articles appuyant ou au contraire infirmant les argumentaires dudit édito.

C'est la question du sens de ces actions multiples que nous posons ici : il est qualifié de chaotique par l'éditorialiste, mais l'effort de réflexivité qui sous-tend le travail d'éducation permanente permet au contraire, nous semble-t-il, de percevoir dans la diversité des conflits l'unité d'un sens et d'un enjeu collectif. C'est en nous appuyant sur l'ensemble des textes de cette édition du Soir que nous voudrions le démontrer.

 

19.- Analyse
La question du sens des grèves

Par Jean Blairon

Diffusion via la newsletter de juin intitulée « Luttes contre les inégalités et effets de brouillage ».
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Le mouvement de grève de ce 24 juin, initié par la FGTB, s'inscrit dans une série de grèves que connaît le pays depuis plusieurs mois. Ces luttes sociales se heurtent à une bataille de sens, à deux niveaux : celui du bien-fondé des revendications (quel sens ont-elles ?), mais aussi celui du processus même de la grève (est-il toujours bien en phase avec son époque ?).

C'est sur cette seconde controverse que Jean Blairon se concentre. En effet, les attaques contre la légitimité (si ce n'est la légalité) du principe de la grève sont virulentes, du côté politique (Charles Michel allant jusqu'à qualifier de radicalisme l'attitude de la FGTB dans le cadre de cette grève), mais aussi du côté médiatique.

Alain Touraine a identifié trois niveaux de sens dans lesquels une grève peut se situer : le niveau organisationnel, le niveau institutionnel et le niveau du modèle de société. La difficulté de se situer au niveau approprié, de faire éventuellement se communiquer les niveaux, de résister à une domination de plus en plus totale peut conduire à bien des hésitations et à des conflits d'interprétation.

Ces conflits d'interprétation sont alimentés par un Etat-mannequin qui se limite à un rôle de vitrine et par des médias prompts à se focaliser sur cette vitrine « vendeuse ».

Dans cette bataille du sens, qui est une bataille cognitive, l'éducation permanente peut et doit intervenir, en réfléchissant à la connexion entre les différents niveaux de lutte (des organisations, des institutions, du modèle de développement) et en aidant les acteurs à penser et à vivre la transversalité de celles-ci, en trouvant par là les voies de la solidarité et de l'union.

 

20.- Analyse
L'accompagnement dans le secteur du handicap : des institutions confrontées au « changement » ?

Par Jean Blairon

Diffusion via la newsletter de juin intitulée « Luttes contre les inégalités et effets de brouillage ».
Lire l'analyse en ligne sur Intermag.

 
Il est question de transversalité des actions dans cette analyse, fruit d'une intervention de Jean Blairon lors d'une journée de réflexion organisée par l'ASAH (Association des services d'accompagnement et d'actions en milieu ouvert pour personnes handicapées). Il s'agissait de réunir les travailleurs des services membres pour mettre en débat les orientations générales que l'Association entend poursuivre.

Si « l'accompagnement » est devenu un terme incontournable, quasi bateau tant il est utilisé en tous sens et contresens, sa pratique dans le secteur du handicap – secteur qui l'a pourtant vu naître – est hélas un parent pauvre très peu soutenu financièrement. Le thème du « changement » est en effet à l'ordre du jour dans ce secteur comme dans d'autres : présenté comme inéluctable et salvateur, il participe au brouillage des positions qui permet au pouvoir de s'exercer par un retournement sournois.
Un retour sur l'histoire de l'accompagnement permet de mieux percevoir les enjeux de l'accompagnement à ses débuts et les entreprises de retournement dont il a été victime comme beaucoup de luttes culturelles.
Pour tenter d'y résister, Jean Blairon propose de construire collectivement des réponses à trois questions centrales.

  • Comment parler notre spécificité irréductible ?
  • Comment penser alors nos relations avec les autres services ?
  • Quel engagement sociétal pour les pratiques d'accompagnement ?

Y répondre, c'est réintroduire la question de la transversalité des actions en leur identifiant des objets de lutte communs.

 

21.- Analyse
Vers un sado-socialisme à la française ?

Par Jean Blairon et Laurence Watillon

Diffusion via la newsletter de septembre intitulée « Champ politique : plages et pavés ».
Lire l'analyse en ligne sur Intermag.

 
On n'a pas pu manquer ces derniers jours les sorties très médiatisées du Premier Ministre français Manuel Vals à propos de ce qu'on a nommé le « burkini », cette combinaison de bain féminine couvrante qui a été interdite par certaines municipalités. La « polémique » médiatiquement entretenue, non sans effets politiques, montre une fois de plus la connivence entre les agents du champ politique et ceux du champ médiatique, menant à ce que Paul Virilio nomme une « administration de la peur ». La connivence est aussi affaire de style et de forme, avec des petites phrases chocs formatées à souhait pour être captées par les médias.

Les arguments de Manuel Vals convoquent ainsi les valeurs de la République et le symbole de Marianne au sein nu. Ils ne sont pas sans rappeler ceux... du Marquis de Sade, combattant la pudeur pour les buts que l'on sait. La défense de la liberté incarnée par Marianne ira-t-elle jusqu'à impliquer une hyper-sexualisation de la plage définie comme espace public ?

 

22.- Analyse
Critique des politiques d'activation en regard de la théorie des capitaux de Pierre Bourdieu

Par Jean Blairon

Diffusion via la newsletter de septembre intitulée « Champ politique : plages et pavés ».
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Après bien d'autres séismes sociaux, la fermeture de Caterpillar à Gosselies nous rappelle à quel point les « politiques d'emploi » héritées de la sixième réforme de l'Etat vont de défaite en défaite. Prenant appui sur le travail de synthèse critique que J.-L. Fabiani a consacré à l’œuvre de Pierre Bourdieu, Jean Blairon déconstruit les faux-semblants de la théorie de « l'Etat social actif ».

On sait que Bourdieu a montré l'importance, dans les trajectoires individuelles, de la présence ou non de certains capitaux. L'Etat social actif dénie l'importance du capital social (soit la capacité à s'appuyer fermement sur toutes sortes de réseaux) tout en imposant à ceux qui n'en sont pas pourvus de « se bouger ». Mais pour se construire un capital social, il faut aussi disposer d'un capital symbolique, véritable « accélérateur d'accumulation ». Pour les plus fragiles, l'Etat social actif contribue au contraire à les confiner dans un capital symbolique négatif.

 

23.- Analyse
Le secteur de l'éducation permanente face à des questions brutales

Par Jean Blairon

Diffusion via la newsletter de septembre intitulée « Un capital symbolique négatif ? ».
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Cette analyse a été réalisée à la demande de la FESEFA (Fédération des Employeurs des Secteurs de l'Éducation permanente et de la Formation des Adultes). Des inquiétudes pèsent sur le secteur, soumis à de fortes exigences en matière de production tout en n'étant pas subsidié à hauteur de cette quantité de productions. Un moratoire gèle désormais toutes les nouvelles reconnaissances.

D'aucuns parmi les autorités émettent des doutes sur l'utilité du secteur ; voire critiquent la quantité de productions, alors même que cette quantité est exigée et contrôlée. La première question qui se pose est donc celle du crédit dont jouit l'éducation permanente auprès des autorités : quel est exactement l'état de son capital symbolique, à l'ère du soupçon généralisé ? Jean Blairon redit ici toute l'importance de l'action associative et des combats que l'éducation permanente porte et doit continuer à porter.

 

24.- Analyse
Manifestations et manifestation du sens

Par Jean Blairon, asbl RTA et Christine Mahy, RWLP

Diffusion via la newsletter de octobre intitulée « Main gauche et main droite de l'Etat ».
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La manifestation nationale du 29 septembre est l'occasion de s'interroger sur le sens de ces mobilisations qui se répètent depuis deux ans. Car les protestations qu'elles portent ne se limitent pas à une opposition aux mesures anti sociales prises par le gouvernement fédéral. Plus transversalement, n'est-ce pas le rôle de l'Etat et son évolution préoccupante que les manifestants questionnent ? En 1993, dans son ouvrage La misère du monde, P. Bourdieu remarquait que nous entrions dans un régime politique où « la main droite ne sait plus ou, pire, ne veut plus ce que fait sa main gauche ».

Notre hypothèse est qu'un des sens et des enjeux des manifestations, qui rassemblent une grande variété de protagonistes, concerne la représentation agissante des mains gauche et droite de l'Etat et de leur relation, qui n'a cessé de se dégrader en véritable « trouble de l'attachement ».

 

25.- Analyse
Les conditions de liberté et d'égalité dans les pratiques d'évaluation

Par Jean Blairon

Diffusion via la newsletter de octobre intitulée « Main gauche et main droite de l'Etat ».
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Le 23 septembre 2016, le Centre d'Education Populaire André Genot (CEPAG) organisait un colloque sur le thème de « L'évaluation au travail. Efficace... pour qui, pour quoi ? ».
Il s'agissait de « faire le point sur l'évaluation et sa place dans les nouveaux modes d'organisation du travail, particulièrement dans les services publics et le secteur non-marchand ». La contribution demandée à Jean Blairon était de permettre de « réfléchir ensemble aux conséquences de la généralisation de ces pratiques sur notre modèle démocratique et ses valeurs ».

Il commence dès lors par décrire de quels combats fondateurs est issu le modèle démocratique afin de situer dans quel périmètre il entend parler d'évaluation. Ce cadre étant posé, il se réfère aux apports de l'analyse institutionnelle pour expliquer la confusion – voire l'inversion – qui s'est installée entre les notions d'évaluation et de contrôle et les effets redoutables de ce brouillage pour la démocratie.

 

26- Analyse
Défense du CETA et rhétoriques fallacieuses

Par Jean Blairon

Diffusion via la newsletter de octobre intitulée « Rhétorique fallacieuse et résistance ».
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Coup de théâtre dans le ciel politique européen : la petite Wallonie s'oppose au CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement), ce traité avec le Canada qui se préparait depuis des années. De nombreuses associations clamaient depuis longtemps leur refus de cet accord par trop inégal dont les dégâts sociaux ne manqueraient pas de se faire sentir, quoi qu'en disent d'aucuns. Et ce courageux refus, avant même qu'il ne soit prononcé officiellement, n'a pas manqué de susciter des commentaires puisant à une rhétorique particulièrement fallacieuse.

Jean Blairon analyse ici l'interview de Vincent Reuter, administrateur délégué de l'union Wallonne des Entreprises, menée par Bertrand Henne pour Matin Première le 14/10/2016.

A l'heure où le président du Conseil européen, Donald Tusk, somme la Belgique (donc la Wallonie) de se décider pour ce lundi, faute de quoi le sommet UE-Canada prévu pour ce jeudi devra être annulé, quel sera le poids des arguments de ce type ?

 

27.- Analyse
Les questions posées par les élections américaines aux gauches européennes et à la gauche belge en particulier

Par Jean Blairon

Diffusion via la newsletter de novembre intitulée « Pour combattre le nouvel esprit du capitalisme ».
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La victoire électorale de Donald Trump aux Etats-Unis n’était ni attendue, ni désirée par la plupart des politiques en Belgique. L’homme d’affaires qu’il revendique d’être a d’emblée, dans son premier discours, mis en avant son intention d’exploiter le « potentiel énorme » des USA et du monde entier. Ce discours correspond pleinement au « nouvel esprit du capitalisme » décrit par Boltanski et augure, on peut le craindre, des régressions dans les conquêtes sociales et culturelles.

Cette victoire doit, chez nous, faire réfléchir la gauche sur les stratégies électorales à venir, à partir de cette inquiétude : comment et pourquoi la candidate démocrate a-t-elle pu être battue  ?

 

28.- Analyse
Les articulations des syndicats avec les autres mouvements sociaux: quelles convergences?

Par Jean Blairon

Diffusion via la newsletter de novembre intitulée « Pour combattre le nouvel esprit du capitalisme ».
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L’organisme d’éducation permanente FEC (Formation, Education, Culture) organisait ce 21 octobre 2016 un séminaire sur le thème Débat sur les articulations des syndicats avec les autres mouvements sociaux : quelles convergences ? – Jean Blairon était invité à y participer.

A la suite de M. Wieviorka, il lit ces mouvements sociaux comme associés à des luttes qui les justifient, luttes qui sont de natures et de niveaux différents. Il y a donc plus ou moins de mouvement social dans les luttes. Une articulation suffisante des luttes culturelles et des luttes sociales est essentielle pour amener des victoires qui ne déforcent pas l’un ou l’autre pôle. Jean Blairon énonce ainsi une série de points de vigilance importants dans les alliances des syndicats avec d’autres mouvements.

 

29.- Analyse
D’une loi liberticide, ou l’exécution sommaire des «psychothérapies», lieux de résistance d’un questionnement libre…

Par Anne Bienfait

Diffusion via la newsletter de novembre intitulée « Visages masqués ».
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Le 1er septembre 2016 entrait en vigueur une loi réglementant le titre et l’exercice de la psychologie. C’est Maggie De Block, Ministre de la Santé Publique, qui a porté cette loi, dont elle dit qu’elle « permet d’encore mieux garantir la qualité des soins de santé mentale à nos patients ».

Voire ! Anne Bienfait propose ici une analyse « de l’intérieur » des conséquences de cette loi, au-delà des déclarations d’intention dont celle-ci est porteuse.

Pour les praticiens, dont la solide formation est soudainement remise en cause, cette loi signifie l’alignement obligatoire sur un modèle de pratique médicalisée importée des Etats-Unis et qui balaie toute dimension politique, philosophique et existentielle à l’acte thérapeutique, le dénaturant ainsi. Pour les patients, c’est désormais le règne du fichage qui s’impose, sous prétexte de remboursement des soins. En filigrane de cette loi, c’est une société du contrôle qui se dessine.

 

30.- Analyse
Posture d'accompagnement et logiques de réseau : quelques points critiques

Par Jean Blairon

Diffusion via la newsletter de novembre intitulée « Visages masqués ».
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« Comment mettre en place un réseau afin de faciliter l’inclusion de la personne handicapée ? »
Tel était l’objet du colloque organisé à Charleroi les 20 et 21 octobre 2016 par l'association Horizon 2000 (Association d’information, de communication et de démystification de la personne handicapée).
Les termes « accompagnement » et « réseau » sont devenus polysémiques à force d’être mis à toutes les sauces. Les postures qui se cachent derrière les mots peuvent être bien différentes, et parfois bien plus éloignées d’un objectif d’émancipation que les énoncés voudraient le faire croire. Jean Blairon tente dans cette analyse :

  • de proposer une version plus assurée de la posture d'accompagnement ;
  • de distinguer des formes pratiques de réseau ;
  • de dégager pour quelques-unes d'entre elles des points critiques qui leur permettent de servir effectivement la posture dégagée.

 

31.- Analyse
Pratiques sociales et dynamique institutionnelle

Par Jean Blairon

Ouvrage à paraître en 2017.
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Luc Laurent est psychologue à l’IMP Sainte-Gertrude de Brugelette. Dans son ouvrage Un avenir pour les pratiques institutionnelles ?, Luc Laurent se livre à (et dans) une entreprise réflexive de grande ampleur sur la vie d'une maison d'éducation et de soins spécialisés pour enfants atteints de « troubles caractériels ». Il convoque la dimension institutionnelle, qu'il estime menacée par l'évolution prise par les politiques sociales en général et dans le sous-champ du handicap en particulier. La logique technocratique et programmatique qui triomphe dans ce sous-champ conduit l'auteur à penser que la « dimension institutionnelle » des pratiques de soin doit être « sauvegardée ».
Invité à préfacer cet ouvrage, Jean Blairon s’y réfère à l’analyse institutionnelle et aux avancées qu’elle a permises dans divers champs. Mais cet héritage prestigieux est menacé, étranglé dans un mouvement de balancier qu’il décrit. Ce qui n’est pas une raison pour abdiquer le désir institutionnel, désir en actes qui porte la dynamique institutionnelle au service de la subjectivation des plus fragiles.