Le présent rapport porte sur notre production en matière d’analyses et d’études valorisées en éducation permanente en 2012, soit 31 analyses et 2 études. Trois cas de figure sont possibles.

  • Les analyses et/ou études nous ont été commandées par des partenaires extérieurs, qui les ont publiées soit sur leur site internet (l’adresse du lien est alors indiquée), soit dans une publication « papier » (les références sont alors reprises dans le présent rapport), certaines sont également publiées directement sur Intermag et diffusée via les newsletter.
    (C'est le cas des analyse 3, 4, 5, 8, 10, 11, 13, 14, 15, 16, 20, 21, 22, 23, 25, 26, 27, ainsi que les études 1 et 2.)
  • Elles nous ont été commandées par des partenaires extérieurs dans l’optique d’une publication ultérieure encore à définir et pour laquelle nous ne possédons pas d’indication suffisante quant à son accès direct (liens pas encore construits, dossiers en cours de constitution, livre en attente d’édition, etc.). Dans ce cas, ces analyses sont disponibles sur simple demande à l’adresse mail suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..
    (C'est le cas des analyses 28, 29, 30 et 31.)
  • Des textes rédigés d’initiative ou inspirés directement de certaines de nos interventions ont fait l’objet d’une publication sur notre site via des newsletters et un archivage permanent sur Intermag ; dans ce cas, il suffit de cliquer sur le lien direct indiqué dans ce rapport pour atteindre le texte recherché.
    (C'est le cas des analyses 1, 2, 6, 7, 9, 12, 17, 18, 19 et 24.
    )

Notre politique de diffusion

Nous avons diffusé et/ou annoncé les analyses et études concernées par le premier et le troisième cas de figure via des newsletters régulières et thématiques. En 2012, nous avons ainsi envoyé 14 newsletters, dont 2 hors cadre de la valorisation en éducation permanente (les Voeux de nouvelle année et un Carnet de l'Aide à la Jeunesse sur les TIC), 12 newsletters sont donc répertoriées dans la liste qui suit.

Les analyses et études sont présentées ici d'après leur parution dans les newsletters, pour celles qui l'ont été. Certaines newsletters ou certains articles ne s'inscrivant pas dans le cadre d'une valorisation en éducation permanente, elles ne sont pas reprises dans cette liste; certains articles n'étant pas annoncés dans les newsletters, ils sont cités, et mis à la disposition sur demande à l'adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

 



 Newsletter "De la désaffiliation à l'acteur" 

 

 

1.- Analyse d'initiative
Des Jeunes Désaffiliés ?

Par Jacqueline Fastrès et Emile Servais
Diffusion via la newsletter de février intitulée «De la désaffiliation à l'acteur».
Lire l'article en ligne sur Intermag, dans le Carnet "Robert Castel - La désaffiliation, un concept pertinent pour les politiques jeunesse ?", du menu "Carnet".

 

Nous voudrions ici apporter un complément aux actes vidéos de la conférence du 10 juin 2011, en tentant de donner quelques repères supplémentaires à propos du concept, au travers des écrits de Castel.

"Qu'ont en commun le chômeur de longue durée, le jeune en quête d'emploi et consommateur de stages, l'adulte isolé qui s'inscrit au RMI, la mère de famille "monoparentale", le jeune couple étranglé par l'impossibilité de payer traites et loyers ? Je ferai l'hypothèse qu'ils expriment un mode particulier de dissociation du lien social, que j'appellerai la désaffiliation."

Nous proposons de nous baser ici sur un article de Castel qui offre l'avantage d'être très didactique et qui permet de schématiser les concepts, de manière à voir ensuite si une adaptation de ceux-ci aux problèmes de la jeunesse est possible et quels sont les enseignements qui devraient être les nôtres en matière d'Aide à la Jeunesse, et notamment de prévention.

 

2.- Analyse d'initiative
L'acteur, après la crise (qui se prolonge...) ?

Par Jean Blairon
Diffusion via la newsletter de février intitulée « De la désaffiliation à l'acteur ».
Lire l'article en ligne sur Intermag, dans le champ socio-économique du menu « Analyses et Etudes ».

 

Dans son dernier ouvrage, Après la crise, consacré à la crise de 2007-2009 qui semble se poursuivre par à-coups successifs, Alain Touraine écrivait « Le but à atteindre est la reconstruction d'un ensemble vivant et actif, ce qui passe par une redéfinition des principaux acteurs par eux-mêmes, une bonne connaissance de l'ennemi à combattre et la conscience des enjeux communs qui existent entre les acteurs sociaux. C'est la conscience de l'adversaire qui est la plus facile à acquérir.&nbsm;»
Après avoir analysé successivement l'adversaire et l'enjeu dans des analyses antérieures, Jean Blairon s'attache ici à l'acteur, achevant ainsi d'examiner le cycle des composantes de la production de la société par elle-même, telle que la définit Alain Touraine.

 

 

3.- Analyse à la demande
Donner la parole aux jeunes, pour quoi faire ?

Par Jean Blairon
Analyse produite suite à une intervention à la journée d'étude « Paroles de jeunes, questions d'éducs » organisée par l'APSN à Lille. Annoncée via la newsletter de février intitulée « De la désaffiliation à l'acteur » et sur le site de l'APSN.
Lire l'article
en ligne.

 

En janvier 2012, l'APSN (Association Prévention Spécialisée Nord) a organisé à Lille une journée d'étude intitulée « Paroles de jeunes, questions d'éducs ». Qu'est-ce qu'un travailleur social ? A quoi sert-il ? Pourquoi lui faire confiance ? Pourquoi fait-il ce métier ? Quels conseils tu lui donnerais ? Telles étaient les questions posées par des éducateurs à des jeunes Dunkerquois, Lillois, Roubaisiens et Douaisiens, et leurs réponses, enregistrées, ont été proposées à l'écoute et au débat dans des ateliers lors de cette journée. Jean Blairon a été sollicité pour introduire et conclure cette journée.
En introduction, Jean Blairon brosse le tableau des raisons et conditions souvent paradoxales ou ambiguës qu'il faut éviter lorsqu'on recueille la parole des jeunes, pour éviter de « faire semblant ».

 

4.- Analyse à la demande
Vie du réseau et sens de l'action

Par Jean Blairon
Analyse produite en tant qu'évaluateur du Réseau International des Travailleurs de Rue annoncée et diffusée via la newsletter de février intitulée « De la désaffiliation à l'acteur » et parue sur le site du Réseau International des Travailleurs de Rue.
Lire l'article en ligne sur le site du Réseau International des Travailleurs Sociaux de Rue ; également en ligne sur Intermag, dans le champ associatif-institution du menu « Analyses et Etudes » ici.

 

En tant qu'évaluateur externe du Réseau international des travailleurs de rue, Jean Blairon a produit deux contributions. En s'éloignant du modèle gestionnaire de l'évaluation, qui, malheureusement, corrompt de plus en plus la notion même d'évaluation, il invite les membres du réseau à réfléchir sur le sens et la valeur de leur action, à partir de plusieurs trames d'interrogations.
La première concerne le programme 2012 du Réseau, et part du constat que le Réseau, via le programme « Progress », est dans une situation de stabilisation partielle (essentiellement pour les protagonistes européens), stabilisation qui est assortie d'une inscription dans les politiques sociales européennes, dont il convient d'observer les effets afin de ne pas s'inscrire dans le registre du leurre, voire du renforcement de la domination.

 

5.- Analyse à la demande
Quelles orientations en matière de lutte contre la pauvreté dans le Réseau International des Travailleurs Sociaux de Rue ?

Par Jean Blairon.
Analyse produite en tant qu'évaluateur du Réseau International des Travailleurs de Rue annoncée et diffusée via la newsletter de février intitulée « De la désaffiliation à l'acteur et parue sur le site du Réseau International des Travailleurs de Rue.
Lire l'article en ligne sur le site du Réseau International des Travailleurs Sociaux de Rue ; également en ligne sur Intermag, dans le champ associatif-institution du menu « Analyses et Etudes » ici.

 

En tant qu'évaluateur externe du Réseau international des travailleurs de rue, Jean Blairon a produit deux contributions. En s'éloignant du modèle gestionnaire de l'évaluation, qui, malheureusement, corrompt de plus en plus la notion même d'évaluation, il invite les membres du réseau à réfléchir sur le sens et la valeur de leur action, à partir de plusieurs trames d'interrogations.
La seconde développe une trame réflexive qui pourra soutenir une explicitation commune des orientations du réseau en matière de lutte contre la pauvreté et, dans la foulée, l'élaboration éventuelle de stratégies collectives, en identifiant les controverses qui traversent les interventions du réseau en la matière.

Dans notre évaluation précédente, « Vie du Réseau et sens de l’action », nous avons attiré l’attention sur l’importance d’une explicitation commune des orientations engagées dans l’action des uns et des autres, dans la mesure où une telle explicitation pourra constituer un élément déterminant d’une extension ou d’une stabilisation du Réseau qui ne diluera pas la force de son appartenance.
Etant donné l’importance accordée par le Réseau à la lutte contre la pauvreté, il nous a semblé important de proposer aux membres du Réseau une trame réflexive qui pourra soutenir une explicitation commune des orientations du Réseau en la matière et, dans la foulée, l’élaboration éventuelle de stratégies collectives.

 

 

 

 

 

 Newsletter "Pour une individualisation des droits" 

 

 

6.- Analyse d'initiative
"En haut et en bas"- Emprise de l'Etat et positions sociales

Par Jean Blairon.
Diffusion via la newsletter de février «Pour une individualisation des droits».
Lire l'article en ligne sur Intermag, dans le champ politique du menu « Analyses et Etudes ».

 

Qu'est-ce qui relie une opération « Hiver 2012 » de la RTBF, un article du soir sur les « chômeurs fraudeurs » et une interview d'Alexander De Croo à Matin Première ?

Ces trois produits médiatiques sont des balises d'une lutte d'opinion qui jalonnent le périmètre d'une réalité sociale à deux vitesses.

En bas de la société, une individualisation des épreuves pour les plus démunis qui doivent faire la preuve qu'ils sont « méritants », mais une désindividualisation de la couverture sociale, même pour ceux qui ont été « méritants », par exemple quand on est chômeur en ménage – donc fraudeurs en puissance.

En haut, par contre, une désindividualisation de l'action couverte par l'anonymat des « marchés », mais une protection individuelle des profits.

Jean Blairon examine les logiques d'actions différentielles suivies par l'Etat dans l'exercice de ses responsabilités et dénonce les redoutables dominations culturelles qui s'ensuivent...

 

 

 





 

 

 New sletter "Pour ne pas manger la parole des usagers" 


 

7.- Analyse d'initiative
Child Focus, le salaire de la peur ?

Par Jean Blairon et Jacqueline Fastrès
Diffusion via la newsletter de mars « Pour ne pas manger la parole des usagers ».
Lire l'article en ligne sur Intermag, dans le champ politique du menu « Analyses et Etudes ».

 

La dernière campagne de Child focus, invitant les jeunes qui sont supposés être abusés sexuellement et livrés à eux-mêmes à « chatter » avec les professionnels de la fondation, a suscité des réactions relayées par la presse. Notamment, la campagne a été critiquée par un collectif de signataires, et non des moindres, dans une carte blanche publiée par Le Soir dans son édition du 23 février « Child Focus ou le business de la peur ».

Nous voudrions quant à nous contribuer au débat à partir du point de vue suivant : la controverse qui touche à la manière de répondre aux souffrances vécues par les enfants abusés concerne aussi l'action de l'Etat, les postulats à partir desquels cette action est menée et les choix posés par les Exécutifs en la matière. En d'autres termes, ce qui se produit actuellement à Child Focus est le produit de 15 ans de peur initiée avec l'affaire Dutroux, sur fond de pression médiatique, de vitesse et d'absence de traduction politique. Si les conditions de la création de Child Focus posent question, la formule choisie pour apporter une « réponse » aux « dysfonctionnements » pointés à l'époque n'en posent pas moins. Et produit aujourd'hui d'autres dysfonctionnements, qui risquent de mener à la libération de la délation.

 

8.- Analyse à la demande
Parole des usagers et dynamiques collectives

Par Jean Blairon
Analyse produite suite à une intervention à la journée d'étude « Paroles de jeunes, questions d'éducs » organisée par l'APSN à Lille. Annoncée via la newsletter de février intitulée « De la désaffiliation à l'acteur » et sur le site de l'APSN.
Lire l'article en ligne.

 

En janvier 2012, l'APSN (Association Prévention Spécialisée Nord) a organisé à Lille une journée d'étude intitulée « Paroles de jeunes, questions d'éducs ». Qu'est-ce qu'un travailleur social ? A quoi sert-il ? Pourquoi lui faire confiance ? Pourquoi fait-il ce métier ? Quels conseils tu lui donnerais ? Telles étaient les questions posées par des éducateurs à des jeunes Dunkerquois, Lillois, Roubaisiens et Douaisiens, et leurs réponses,  enregistrées, ont été proposées à l'écoute et au débat dans des ateliers lors de cette journée. Jean Blairon a été sollicité pour introduire et conclure cette journée.

Au terme de la journée d'étude, et après des travaux en atelier au départ de la parole enregistrée de nombreux jeunes, Jean Blairon tente cette fois de répondre à une autre question : « Comment recueillir, comprendre et transformer la parole des usagers (les jeunes et leurs familles) en dynamique collective ? ». Il aborde six conditions pour relever ce défi.

 

 

 


                          Newsletter "L'obscénité et la sensure" 

 

 

 

 

9.- Analyse d'initiative
Child Focus, l'obscénité et la sensure

Par Jean Blairon et Jacqueline Fastrès
Diffusion via la newsletter de décembre intitulée « L'obscénité et la sensure ».
Lire l'analyse en ligne sur Intermag, dans le champ politique du menu « Analyses et Etudes ».

 

Nous avons tenté dans un précédent article de prendre la mesure des tenants et des aboutissants d'une campagne de Child Focus (invitant les enfants abusés à « chatter » avec des professionnelles de l'organisation - hors tout contrôle des services publics) en interrogeant la pertinence et les effets de cette initiative.

Child Focus vient en quelque sorte de récidiver en imaginant une campagne (affiches et clips vidéo) où deux « stars » du « X » en appellent les « spectateurs » à contribuer à stopper la pédo-pornographie sur Internet en signalant les sites concernés.

Nous nous attachons dans cette analyse à démontrer les paradoxes de cette campagne, qui conduit à l'obscénité telle que la définit Herbert Marcuse (c'est-à-dire touchant à des actes non d'impudeur, mais d'impudence), et à la sensure (qui, selon Bernard Noël, est une privation de sens).

Cette analyse fait suite à l'analyse d'une autre campagne de Child Focus ; elles se sont inscrites dans un questionnement politique des méthodes de communication de Child Focus qui ont suscité de nombreuses polémiques.

 

 

 

 

 

 

 Newsletter "Capital culturel et travail social"

 

 

10.- Analyse à la demande
Capital culturel et travail social

Par Jean Blairon
Analyse produite suite à une intervention lors du festival-colloque intitulé Festif'art, Culture et travail social, réenchanter le social, organisé pour les 90 ans de l'Institut Cardijn, annoncée via la newsletter de mai 2012 intitulée « Capital culturel et travail social ».
Lire l'article en ligne sur Intermag, dans le champ culturel du menu « Analyses et Etudes ».

 

L'Institut Cardijn, pour fêter ses 90 ans d'existence, a organisé les 28, 29 et 30 mars 2012 un festival-colloque intitulé Festif'art, Culture et travail social, réenchanter le social.

L'argumentaire du colloque s'appuie sur la description que donne Max Weber du monde moderne : le triomphe d'une rationalité instrumentale y produit un désenchantement généralisé. Les organisateurs disent constater par ailleurs l'émergence d'une « enivrance » du monde : culte de la performance, tourbillon de l'affairisme, règne de l'éphémère. Ils en appellent par conséquent à un « réenchantement du monde »  et du social, qu'on pourrait attendre, selon eux, des pratiques artistiques.

Se situant dans la lignée du courant institutionnaliste, Jean Blairon développe dans cette analyse cinq propositions pour contextualiser cet appel à l'artistique dans le champ social.

Le travail social dépend d'une créativité institutionnelle, il est le résultat d'une micro-politique du désir.
Le travail social constitue « intrinsèquement » une création culturelle à part entière.
Le « capital culturel » est à la fois la condition formelle et l'objet central du travail social.
Deux questions stratégiques sous-estimées traversent en conséquence le travail social aujourd'hui.
Le thème de l'acteur, si présent aujourd'hui dans le champ social, est le théâtre d'un enjeu culturel majeur.

 

11.- Analyse à la demande
Les Champs et les sapes

Par Jean Blairon et Emile Servais
Analyse produite pour une contribution à la revue mensuelle du CBAI, l'Agenda Interculturel, annoncée via la newsletter de mai 2012 intitulée « Capital culturel et travail social » et parue dans l'Agenda Interculturel n°302 - avril 2012 "Sur le podium des solidarités" sur le site du CBAI.
Lire l'article en ligne sur le site du CBAI.

 

Le numéro d'avril 2012 de L'Agenda Interculturel, revue mensuelle du CBAI (Centre Bruxellois d'Action Interculturelle), s'intitule « Sur le podium des solidarités », et poursuit cet objectif : questionner les modèles de justice sociale des chances et des places, à l’épreuve des pratiques associative de terrain.

Un article d'Alexandre Ansay ouvre ce dossier : « Les chances et les places – Forces et faiblesses de ces deux conceptions de la justice sociale », empruntant la première partie de son titre à l’œuvre de François Dubet sur laquelle il base une partie de son raisonnement.

Jean Blairon et Emile Servais situent leur propre analyse en contrepoint de ce premier article : « Les champs et les sapes » sont d'ailleurs une quasi-anagramme du livre de Dubet « Les chances et les places ». Les auteurs entendent de la sorte déplacer la question du « modèle de justice » vers celle du « modèle de lutte et d'action », en se plaçant  au niveau de la production de la société, notamment au niveau des relations entre les champs et des conflits qui s'y observent.

 

 

 

 

 

 

 

 Newsletter "Pour un mouvement social"

 

12.- Analyse d'initiative
Le mouvement social que nous attendons

Par Jean Blairon, Jacqueline Fastrès, Emile Servais
Diffusion via la newsletter de juin intitulée « Pour un mouvement social ».
Lire l'article en ligne sur Intermag, dans le champ socio-économique du menu « Analyses et Etudes ».


En 2009, nous avons publié La révolution que nous attendons.
Au départ d'un texte écrit peu après la révolution de 1830 en France, dans lequel des ouvriers lyonnais revendiquaient que leurs bras soient reconnus comme première source de richesse, nous examinions dans cette analyse les parallélismes que l'on pouvait faire avec la situation actuelle.

Aujourd'hui, Jean Blairon, Jacqueline Fastrès, Emile Servais repartent du même texte de 1833 en s'intéressant cette fois au raisonnement qu'il contient à propos des conditions d'apparition d'un mouvement social.

 

13.- Analyse à la demande
L'accompagnement, un héritage ambivalent - Commentaire du rapport du Délégué Général consacré aux mineurs mal accompagnés

Par Jean Blairon
Analyse produite suite à une intervention pour le CAAJ de Verviers lors de son colloque « Acteurs de terrain : le rapport du Délégué général aux droits de l'enfant relatif aux mineurs mal accompagnés est une opportunité ! », annoncée et diffusée via la newsletter de juin 2012 intitulée « Pour un mouvement social ».
Lire l'analyse en ligne sur Intermag, dans le champ éducatif du menu « Analyses et Etudes ».

 

Cette analyse porte sur le rapport Mineurs mal accompagnés, donner la parole aux jeunes, (http://www.dgde.cfwb.be/index.php?id=3697) publié par le Délégué Général aux droits de l'enfant en novembre 2011. Elle constitue la retranscription d'une intervention qui a été demandée à Jean Blairon par le Conseil d'arrondissement de l'aide à la jeunesse de Verviers. Le Conseil a en effet organisé le 25 mais 2012 une journée de réflexion intitulée « Acteurs de terrain : le rapport du Délégué général aux droits de l'enfant relatif aux mineurs mal accompagnés est une opportunité ! » en présence de Bernard De Vos.

A cette occasion, Jean Blairon rappelle les usages - appropriés ou non, et le plus souvent non - du terme "accompagnement" et les replace dans les enjeux sociétaux.

 

 


 

 Newsletter         
 
" Scolarité : droits, sens et enjeux" 

 

 

14.- Analyse à la demande
La campagne Marguerite : quels combats pour des droits scolaires, autour du Décret " Inscription " ?

Par Jacqueline Fastrès, Laurence Watillon et Jean Blairon
Analyse produite au départ de l'évaluation de la campagne Marguerite, annoncée et diffusée via la newsletter de septembre 2012 intitulée « Scolarité : droits, sens et enjeux ».
Lire l'article en ligne sur Intermag, dans le champ éducatif du menu « Analyses et Etudes ».

 

En 2011-2012, pour la seconde fois consécutive, un collectif d'associations bruxelloises ainsi que des institutions comme celle du DGDE se sont mobilisées dans une grande campagne d'information dans les quartiers populaires et les lieux très fréquentés à propos du décret inscription. Bien des parents sont en effet peu au fait de leurs droits, des subtilités du décret et de la manière dont les écoles gèrent les inscriptions, et parfois très démunis quant à savoir comment s'y prendre pour choisir une école pour leur enfant.

Chacune des thématiques abordées lors de cette campagne est synthétisée sur un pétale d'une marguerite colorée, distribuée et discutée notamment sur les marchés populaires, et qui a donné son nom à la campagne.

RTA a accompagné l'évaluation de la seconde campagne ; c'est au départ de cette évaluation que cette analyse tente d'identifier les enjeux et les chantiers qui se présentent au collectif pour la poursuite et l'intensification de la campagne, d'une manière qui peut intéresser des initiatives similaires.

 

15.- Analyse à la demande
L'école, pour quoi faire ? Ce qu'en pensent les jeunes

Contribution de Jacqueline Fastrès et Isabelle Dubois
Analyse produite dans le cadre de l'accompagnement d'un projet des quatre AMO de l'arrondissement de Namur ayant fait l'objet d'un rapport, puis d'un colloque, annoncée via la newsletter de septembre 2012 intitulée « Scolarité : droits, sens et enjeux », ce rapport est paru sur le site du CAAJ de Namur.
Lire l'analyse en ligne sur le site du CAAJ de Namur.

 

Fin 2011, nous avons accompagné les quatre AMO de l'arrondissement de Namur dans un travail de recueil de la parole des jeunes à propos de ce qui les accroche à l'école. L'idée était d'envisager la question du décrochage scolaire par l'autre bout de la lorgnette, en tentant de tenir compte de l'avis des jeunes pour élaborer des projets de prévention. 11 établissements scolaires de l'arrondissement se sont prêtés au jeu.

Des niveaux d'enseignement de la 2è à la 5è secondaire et des filières variées ont été impliqués : général, technique, professionnel, enseignement spécialisé, CEFA, IFAPME, SAS, pour un total de 169 élèves consultés. Le rapport comprend deux parties : la parole des jeunes argumentant leur point de vue ; un recul réflexif sur cette parole au départ des travaux de penseurs comme Dubet ou Bourdieu.

Ce projet a fait l'objet d'un colloque le 11 mai 2012.

 

16.- Analyse à la demande
Déclinaisons autour de la (sur)consommation des jeunes

Par Jacqueline Fastrès
Analyse produite dans le cadre d'un accompagnement d'une AMO et de deux maisons de jeunes de Tournai en réflexion sur le sujet suite à un projet de prévention générale du CAAJ de Tournai, annoncée et diffusée via la newsletter de septembre 2012 intitulée « Scolarité : droits, sens et enjeux ».
Lire l'article en ligne sur Intermag, dans le champ éducatif du menu « Analyses et Etudes ».

 

A la suite d'un projet de prévention générale initié en 2010 par le CAAJ de Tournai, l'AMO et les deux maisons de jeunes de Tournai se sont lancées dans une réflexion autour de la consommation et de la surconsommation des jeunes. Des focus groups ont été organisé pour recueillir leur parole sur ces thèmes.

Le terme " consommation " semble assez polysémique pour les jeunes, qui identifient trois significations au moins : la consommation de produits illicites, la consommation de biens de première nécessité et les difficultés financières qui peuvent y être liées, et enfin la consommation comme étendard d'une appartenance à un groupe. C'est cette troisième voie qui est explorée ici, en mettant les déclarations des jeunes en regard des travaux de Baudrillard sur la société de consommation.

 

 

 

 Newsletter "Lutter contre la pauvreté"

 

 

 

 

 

17.- Analyse d'initiative
Lutte contre la pauvreté : pour ne pas se tromper de combat

Par Christine Mahy (RWLP) et Jacqueline Fastrès
Diffusion via la newsletter d'octobre intitulée « Lutter contre la pauvreté ».
Lire l'article en ligne sur Intermag, dans le champ politique du menu « Analyses et Etudes ».

 

Le slogan du RWLP à l'occasion du rassemblement du 17/10 est clair : "Pas de pitié pour la pauvreté, pas question d'en organiser la gestion ! L'éliminer est la seule bonne solution au bénéfice de TOUTE la population wallonne !". Par cette analyse, nous souhaitons nous arrêter un moment sur cette délicate question de la "gestion" de la pauvreté pour en démonter les rouages. Et nous poser une question pour en sortir : et si la lutte contre la pauvreté devenait un plan qui soumette les politiques structurelles à un principe d'universalité effectif (et pas seulement théorique), les politiques sociales devant se concentrer sur des enjeux cernés, avec un investissement intensif ? Des exemples concrets viennent étayer ce raisonnement.

 

 

1.- Etude à la demande
Etude : Lutte contre la pauvreté et figures de la participation

Par Jean Blairon, Jérôme Petit, Emile Servais, Jacqueline Fastrès, Sophie Ceusters, Isabelle Dubois et Caroline Garzón
Etude produite à une demande du Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté (RWLP) sur les pratiques participatives du Réseau, annoncée et diffusée via la newsletter d'octobre intitulée « Lutter contre la pauvreté ».

Lire l'étude en ligne sur Intermag, dans le champ associatif-institution du menu « Analyses et Etudes ».

 

Il n'est plus envisageable aujourd'hui de construire un discours sur la pauvreté, la précarité et l’exclusion en dehors d'une participation des personnes concernées. Le Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté et ses membres s'interrogent naturellement sur les actions de participation mises en place dans leurs fonctionnements quotidiens.

C'est dans ce contexte que RTA a été sollicité. Nous avons été invités à poser un regard réflexif et indépendant sur les pratiques participatives du Réseau.

Six collectifs ont été rencontrés, avec leurs bénéficiaires : trois appartiennent au Réseau, trois autres en sont proches sans être membres.

Nous avons dégagé des interviews une hypothèse explicative centrale : la participation au sein du Réseau se vit dans la connexion constante et libre de trois niveaux de participation.
La participation des personnes (« bénéficiaires ») au sein d'associations, de groupes, d'associations d'associations ;
la participation d'associations membres ou non-membres officiels à la vie du Réseau lui-même ;
la participation à la construction de la société par l'action politique.

Ainsi, proposerons nous, dans une première partie, une caractérisation de la forme centrale de participation privilégiée des personnes au sein des associations.

Dans une seconde partie, nous verrons comment cette figure centrale de la participation ne peut trouver appui que sur des dynamiques institutionnelles qui cherchent à y correspondre et à la valoriser. Nous montrerons que les associations rencontrées ont en effet tendance à se concevoir et à vivre leurs relations comme des mosaïques ou des patchworks, soit des assemblages non centralisés de pièces reliées par un « motif » commun, une visée, comme par exemple le soutien à apporter à une population précarisée.

Dans une troisième partie, nous ferons retour sur la question politique en étudiant comment peut se construire et se renforcer la légitimité du Réseau. La question sera traitée en montrant toute l'importance du dispositif développé et à développer, du sens qu’il porte et des effets que son existence peut avoir. Nous y verrons la possibilité d'une alternative durable aux formes et figures d’organisation et de participation promues par des institutions qui véhiculent, en la matière, les évidences des oligarchies de toute nature.

 

 


 Newsletter "Population et jeunesse : vraies richesses et  appauvrissements irréparables" 

 

 

 

18.- Analyse initiative
Produits comme déchets, dès 14 ans?

Par Jean Blairon
Diffusion via la newsletter d'octobre intitulée « Population et jeunesse : vraies richesses et appauvrissement irréparables ».
Lire l'article en ligne sur Intermag, dans le champ politique du menu « Analyses et Etudes ».

 

Un projet de loi du gouvernement fédéral, annoncé fort hâtivement par les médias comme quasi adopté, vise à étendre le dispositif des sanctions administratives et à abaisser l'âge auquel elles pourraient être appliquées à 14 ans au lieu de 16. Ce projet a déjà fait réagir plusieurs institutions, comme le Délégué Général aux Droits de l'Enfant, le Conseil de la Jeunesse, la Ligue des Droits de l'Homme, etc. Jean Blairon ajoute à ces argumentaires critiques une dimension « culturelle », en montrant que ce projet de loi va étendre un peu plus un fonctionnement chaotique qui n'aura rien à envier aux effets destructeurs de ce que Goffman a appelé en son temps « l'institution totale », et qui va frapper de plein fouet une catégorie de population - les jeunes - que son statut est sensé légalement protéger.

 

19.- Analyse d'initiative
Les minets et les consultants cosmétiques. Réflexions sur un des fondamentaux de l'analyse institutionnelle

Par Jean Blairon
Diffusion via la newsletter d'octobre intitulée « Population et jeunesse : vraies richesses et appauvrissement irréparables ».
Lire l'analyse en ligne sur Intermag, dans le champ associatif-institution du menu « Analyses et Etudes ».

 

En 1978, Thierry Gaudin, fonctionnaire français au Ministère de l'industrie, chargé de la « politique d'innovation », écrivait L'écoute des silences. Il y montrait que les résistances à l'innovation étaient vives et qu'on n'accordait pas d'importance à ce qui seul comptait : ce qu'on ne voit pas, ce qui ne se donne pas à entendre. Pour lui, le manque de réceptivité à l'innovation et la réticence à l'émergence d'une connaissance vraie s'expliquait par des comportements institutionnels particuliers vis-à-vis des bénéficiaires et usagers : les comportements pastoral, clérical, inquisitorial.

Des opérations pratiques permettent ces comportements, et d'autres permettent d'y résister; Gaudin nomme ces opérations des "katas", terme emprunté aux arts martiaux et désignant une succession de coups et de parades. Un "kata" permet ainsi d'installer le conservatisme, grâce à des "minets", ou jeunes diplômés sans expérience qu'on introduit dans une position de responsabilité où ils ne pourront rien faire d'autre de renforcer l'existant tout en donnant l'illusion du changement.

Au départ de ces travaux de Gaudin, Jean Blairon montre comment la religion du pouvoir a changé de credo, comment les trois comportements susnommés se sont, hélas, adaptés, et comment la fonction de "minet" peut être aujourd'hui assumée par des consultants "cosmétiques".

 

 

 


 

Newsletter "Transversalité"

 

 

 

 

 

2.- Etude à la demande
Un espace de transversalité - la Maison Ouverte à Marchienne-Docherie

Par Jacqueline Fastrès
Analyse produite à la demande de la Maison Ouverte, annoncée et diffusée via la newsletter de novembre 2012 intitulée « Transversalité ».

Lire l'étude
en ligne sur Intermag, dans le champ éducatif du menu « Analyses et Etudes ».

 

Si l'actualité met en avant la question de la pauvreté, force est de constater que bien des réponses restent condescendantes, angéliques ou hyper-contrôlées. Alors quelle solution dans le champ éducatif par exemple ?

Pour Guattari, la transversalité consiste à mette en place les conditions nécessaires pour construire des groupes sujets et non des groupes assujettis : alors que les seconds sont soumis à des lois externes et internes (les contraintes importées de l'extérieur, mais aussi les luttes de pouvoir), les premiers mettent en place des fonctionnements transversaux pour soutenir la création de soi et inventent des dispositifs pour se prémunir de la prégnance des lois susdites.

C'est bien cette pratique de transversalité que la Maison Ouverte s'efforce de construire et raffermir.

Installée à Marchienne-Docherie, un quartier particulièrement défavorisé de Charleroi, cette maison d'enfants accueille des enfants de 0 à 3ans, mais aussi leurs parents. Accueille, et bien plus encore.

Ni halte-garderie, ni crêche, la Maison Ouverte, bien que souvent citée en exemple pour la pertinence et la qualité de son travail, peine à joindre les deux bouts, toujours contrainte à chercher des fonds, puisque son statut hybride la met quelque peu "hors cases" pour obtenir un financement récurrent.

Cette étude est structurée en deux parties. La première s'efforce de rendre raison des pratiques au-delà des termes: accueil, écoute, observation, rythme, etc. La seconde partie tente de répertorier les conditions d'essaimage de ce type d'initiative.

 

 

 

 

 

 

 




 

Newsletter "Formation, création, désir et possibles"

 

 

 

 

20.- Analyse à la demande
Retrouver le plaisir de former dans un monde désenchanté

Par Jean Blairon
Analyse produite suite à une intervention pour le Centre Universitaire de Charleroi (CUNIC), annoncée et diffusée via la newsletter de décembre 2012 intitulée « Formation, création, désir et possibles ».
Lire l'analyse en ligne sur Intermag, dans le champ associatif-institution du menu « Analyses et Etudes ».

 

Ce texte constitue la retranscription d'une intervention sollicitée par le Centre Universitaire de Charleroi (CUNIC) dans le contexte de sa 17ème université d'été des formateurs d'adultes qui s'est tenue le 24 août 2012 et qui était centrée sur la formation socio-professionnelle.

Le thème du plaisir à retrouver est-il le tremplin d'une contre-attaque, une sorte de degré zéro d'une action politique à venir, ou est-il le refuge compensatoire d'un désenchantement qui serait moins celui du monde que celui d'acteurs qui auraient accepté leur impuissance comme inéluctable ?

C'est en se basant sur le courant institutionnaliste auquel appartenaient des gens comme Guattari ou Deligny que Jean Blairon aborde cette question.

 

21.- Analyse à la demande
Art, liberté et individualisation - Quelques questions à propos de l'exposition "sur les trains, j'écris mon nom!"

Par Jean Blairon et Sophie Ceusters
Analyse produite à la demande des concepteurs de l'exposition "Graffiti Art On Trains" à Wellin, annoncée et diffusée via la newsletter de décembre 2012 intitulée « Formation, création, désir et possibles », et publiée dans un catalogue réalisé pour l'occasion : "sur les trains, j'écris mon nom!", pp. 5-11.
Lire l'analyse dans le catalogue sur le blog de "Graffiti Art On Trains" ; accessible également en ligne sur Intermag, dans le champ culturel du menu « Analyses et Etudes » ici.

Jusqu'au 12 avril 2013, la bibliothèque communale de Wellin et le blog "Graffiti Art On Trains" propose une exposition de photos de graffitis sur trains, photos collectées depuis 2009 au gré de voyages ferroviaires en Belgique. A cette occasion, à la demande des concepteurs de l'exposition, cette analyse se penche sur une série de questions relatives à l'art contemporain, à ses exigences et à ses contradictions, mais aussi sur des questions sociétales posées par cette pratique artistique qui se veut en marge.

22.- Analyse à la demande
Il faut que les Jules II d'aujourd'hui soient toujours obligés de se dépêcher à s'asseoir

Par Jean Blairon et Jacqueline Fastrès
Analyse produite à la demande du Centre Culturel Régional de Namur (CCR) pour Avis à la population, la publication du Centre régional de Namur / Thèâtre de Namur, annoncée via la newsletter via la newsletter de décembre 2012 intitulée « Formation, création, désir et possibles », et parue en décembre 2012 dans Avis à la population N°3 « Espèces d'amateurs ».
A disposition en ligne:  http://issuu.com/tdn1213/docs/tdn_avisalapopu.

Le troisième numéro d'Avis à la population, le semestriel du CCR de Namur aborde le rapport entre les amateurs et les professionnels en matère de pratiques artistiques.

Nous y apportons comme à l'accoutumée un "Regard oblique". Et puisque désormais le cadre légal de la Fédération Wallonie/Bruxelles institue une différenciation entre artistes professionnels et pratiques artistiques en amateurs, nous avons choisi de nous interroger sur cette catégorisation, généralement codifée en termes de légitimité et de seuil d'excellence.

L'analyse des productions décrites dans Avis à la population nous invite au contraire à promouvoir l'hybridation des pratiques professionnelles et amateures, propre à favoriser un développement culturel territorial, mais aussi à bousculer les préséances (comme le faisait Michel-Ange avec son commanditaire, le pape Jules II, obligé de s'asseoir très vite pour éviter que Michel-Ange s'asseye avant lui).

 

 

 


Newsletter

"De l'apocalypse"

 

 

23.- Analyse à la demande
Les gourous de la fin permanente, toujours recommencée

Par Jean Blairon
Analyse produite suite à la demande du CBAI, annoncée via la newsletter de décembre 2012 intitulée « De l'apocalypse », parue dans l'Agenda Interculturel n°308 décembre 2012.
Lire l'analyse en ligne sur Intermag, dans le champ socio-économique du menu « Analyses et Etudes », accéder au sommaire de la revue sur le site de l'Agenda Interculturel.

 

En cette période où d'aucuns nous annoncent la fin du monde pour le 21 décembre, mais où se vendent aussi les horoscopes pour 2013, Jean Blairon recense les argumentaires du discours interprétatif des gourous de l'apocalypse. Ils sont partout autour de nous, mais ce ne sont pas ceux qu'on pense...

 

24.- Analyse d'initiative
La vogue et la vague des diagnostics

Par Jean Blairon
Diffusion via la newsletter de décembre 2012 intitulée « De l'apocalypse ».
Lire l'article en ligne sur Intermag, dans le champ politique du menu « Analyses et Etudes ».

 

De plus en plus, dans divers secteurs sociaux et culturels, la mode est aux "diagnostics" destinés à sonder les "besoins" et à fonder la légitimité de l'action. Gare aux empilements, aux copiés-collés, aux "découvertes" approximatives qui se déclinent de proche en proche sans guère de vérification et qui finissent par faire évidence. Il est essentiel de pouvoir garder un recul réflexif et critique quant à la nécessité et à l'objet des diagnostics, quant à leur articulation, mais aussi quant aux postures adoptées par les diagnostiqueurs, en n'oubliant pas la nature politique de cette posture. Cette analyse relève une série de questions simples et opératoires ; son but est de montrer qu'il existe de nombreux espaces de choix qui ne seront pas sans conséquences sur la construction de la société.

 

25.- Analyse à la demande
"Europe créative", une nouvelle manifestation de l'obscénité du pouvoir européen

Par Jean Blairon
Analyse produite suite à une demande de Culture et Démocratie, annoncée via la newsletter de décembre 2012 intitulée « De l'apocalypse », et parue dans Le Journal de Culture et Démocratie n°25, juillet 2012, p. 16.
Lire l'article sur le Journal en ligne.

 

Culture et Démocratie a consacré le n° 25 de son périodique, Le Journal de Cutlure et Démocratie aux questions, enjeux et débats de la politique culturelle européenne, au moment où se négociait le programme "Europe créative". Ce programme semblait permettre d'affecter à la culture des budgets importants.

Cependant, si on y regarde à deux fois, les intentions de l'Europe s'y révèlent bien plus obscènes qu'il n'y paraît, de cette obscénité que Marcuse décrivait comme des actes d'impudence (et non d'impudeur).

Cette analyse s'inscrit dans une série consacrée à ces manifestations diverses d'obscénité, publiées dans Intermag.

 

26.- Analyse à la demande
Les Etats européens, nouveaux promoteurs de l'institution totale? Le cas des Roms

Par Jean Blairon, Jacqueline Fastrès et Caroline Garzón
Analyse produite à la demande du Réseau International des Travailleurs Sociaux de Rue, annoncée via la newsletter de décembre 2012 intitulée « De l'apocalypse » et diffusée lors de la conférence-débat, ainsi que que sur le site du Réseau.
Lire l'analyse en ligne sur le site du Réseau, en savoir plus sur la conférence.

 

Le 16 octobre 2012, Le réseau International des Travailleurs de Rue a organisé à Bruxelles, au Parlement européen, une conférence-débat sur le thème "Roms, travail de rue et politiques européennes".

Lors de cet événement, deux films ont été projetés afin d'alimenter les discussions. L'un a été tourné en Serbie, l'autre dans trois pays faisant partie de l'Union européenne, la Roumanie, l'Italie et la Grèce.

Nous sommes repartis des constats implacables que ces films contiennent pour planter le décor des enjeux qui se présentent au Réseau dans son rôle d'interpellation, qui doit se faire ici au niveau européen.

 

27.- Analyse à la demande
Les mini-miss, missi dominici d'une société hyper-sexualisée?

Par Jean Blairon, Laurence Watillon et Jérôme Petit

Analyse produite à la demande de Yapaka, pour la collection Temps d'arrêt, annoncée via la newsletter de décembre 2012 intitulée « De l'apocalypse », à paraître le 7 janvier dans la publication de Yapaka : Temps d'arrêt "Hyper-sexualisation des enfants".

Lire l'analyse en ligne sur le site de Yapaka.

 

Yapaka va consacrer un numéro de sa collection Temps d'arrêt à la thématique de l'hyper-sexualisation des jeunes. RTA a été sollicité dans ce cadre. L'angle adopté pour explorer la thématique est celle des concours de mini-miss, qui suscitent bien des controverses.

L'analyse institutionnelle nous invite à aborder ce genre de problématique en partant du global. Il convient alors de se demander, à l'instar de Guattari, « de quelle société ces fillettes, leurs parents et les autres protagonistes des concours sont-ils l'interprète » et « pour quelle religion officient-ils ? ».

Nous serons amenés ainsi à poser que les concours des mini-miss se situent au croisement de plusieurs courants ; leur cumul permet une domination culturelle qui s'avance sous les traits d'une libération  dévoyée, qu'il s'agit en l'occurrence de rendre désirable.

 

 

 

 

 


Analyses non publiées sur Intermag, en attente de publication
par les organismes en ayant fait demande.

 

 


28.- Analyse à la demande

Un « démonstrateur », une institution, un « membre honoraire » !


Par Jean Blairon

Analyse produite à l'occasion des 20 ans de l'institution du Délégué Général aux droits de l'enfant. Parue dans le livre Les vingt ans du Délégué général aux droits de l'enfant, vu par des petits et des grands, 2013, p. 34.

Télécharger le livre en .pdf sur le site du DGDE http://www.dgde.cfwb.be/index.php?id=4320.


« On fait d'autant mieux son métier qu'on le maîtrise sur le plan conscient, qu'on est capable de porter à l'explication les principes pratiques qu'on met en oeuvre dans sa pratique, qu'on a transformé en règles des schèmes, posé des règles qui peuvent devenir des règles collectives et être utilisées même par des adversaires comme un rappel à l'ordre. » La phrase est de Pierre Bourdieu (Sur l'Etat, Cours au Collège de France, 1989-1992). Cette analyse s'attache à situer la position de l'institution du DGDE en tant que contre-pouvoir destiné à vérifier l'effectivité des droits de l'enfant dans notre société.

 

29.- Analyse à la demande

Contribution évaluation de l'action  « Année citoyenne »


Par Jean Blairon

Analyse produite suite à une intervention pour le Réseau Solidarcité, citée page 14 de son rapport d'activité 2012 (http://www.reseau-solidarcite.be/files/RA%20R%C3%A9seau%202012.pdf).

Lire l'analyse.

 

Ce texte constitue la retranscription de notre intervention lors du colloque organisé le 13 novembre 2012 par le Réseau Solidarcité à propos de ses activités 2011-2012. Le colloque concernait la mise en débat publique du rapport d'activités consolidé réalisé par Solidarcité, l'AJMO, le SAJMO, La Chaloupe, et Color'ados à propos des initiatives d' « année citoyenne » mises en œuvre par ces structures.

RTA a été associée à plusieurs reprises à l'expérience de Solidarcité et, au-delà, à la question du service citoyen qui pourrait être proposé aux jeunes européens. C'est au départ du rapport d'activités de l'association que Jean Blairon opère un recul réflexif et critique sur les questions qu'il aborde et identifie les questions stratégiques que le réseau peut se poser par rapport au sens de ses engagements.

 

30.- Analyse à la demande

De la place de « l'humain » dans les soins - une analyse institutionnelle

Par Jean Blairon

Analyse produite suite à une intervention pour l'association PRAQSI. Analyse parue dans la revue "Perspectives soignantes" n°46, avril 2013,

Commander la revue sur le site de l'association PRAQSI : http://www.praqsi.org/praqsi-nos-publications.php.

Lire l'analyse.


Ce texte constitue la retranscription de notre intervention lors du XIIème colloque international organisée par l'association PRAQSI les 11 et 12 octobre 2012 : "Penser et favoriser la place de l'humain dans le système de soins – explorer les possibles".

L'analyse institutionnelle a toujours creusé le rapport entre l'officiel et l'officieux, a toujours réclamé une participation de plein droit de tous les professionnels (et des bénéficiaires d'ailleurs) à la réflexion sur une pratique qui les concerne ; elle a toujours cherché à ouvrir des possibles en considérant que cette visée était de nature micro-politique. Jean Blairon envisage en conséquence trois questions que l'analyse institutionnelle (se) poserait à propos de l'interrogation générique qui est le centre de ce colloque, les déploie en les traduisant, après argumentation, en point d'attention.

Première question : la place du Sujet dans le système de soins est-elle bien abordée à partir du global ?
Deuxième question : le système de soins (ses agents, ses institutions) échappe-t-il aux dérives pastorale, cléricale et inquisitoriale qui traversent tant d'institutions ?
Troisième question : à quelles conditions le système de soins peut-il échapper au fonctionnement de l'institution totale ?

 

31.- Analyse à la demande

Parole aux jeunes


Par Jacqueline Fastrès

Analyse produite à la demande des AMO Carrefour J (Wavre) et Plan J (Tubize), diffusée par les AMO dans le cadre de leurs missions de prévention.

Lire l'analyse.


Afin de mieux cibler leurs actions préventives, les services d’aide en milieu ouvert ont toujours eu le souci d’appréhender la réalité quotidienne des jeunes de leur région.

L'arrêté de 2009 qui fait reposer l’action communautaire de l’AMO sur un diagnostic social de la zone d’action, conjugué à la volonté de donner la parole aux premiers intéressés, ont poussé les AMO de Wavre et Tubize à lancer un vaste sondage auprès des jeunes.

Le projet reposait sur plusieurs hypothèses :

  1. certaines problématiques pouvaient être surestimées à partir de quelques faits surmédiatisés ;

  2. certains nouveaux phénomènes pouvaient être mal appréhendés par les adultes du simple fait d'une connaissance partiale ou partielle ;

  3. certaines campagnes systématisées, de type « descendant » (venant de l’Europe, du fédéral ou des communautés), ne prenaient pas toujours sens pour les travailleurs de proximité ;

  4. la réalité quotidienne des jeunes doit être balisée et appréhendée de manière ascendante à partir de ce que les jeunes eux-mêmes en disent et à destination des travailleurs sociaux.

Le projet, étalé sur deux ans, a connu deux phases.

- L'administration d'un questionnaire individuel à quelque 637 jeunes dans les écoles de Wavre et Tubize, afin d'appréhender leur avis personnel sur des sujets très vastes : les loisirs, l'usage des technologies de l'information et de la communication, la consommation d'alcool et de produit psychotropes, la vie amoureuse et sexuelle, les relations conflictuelles et le sentiment de sécurité ou d'insécurité.

- L'approfondissement, via des focus groups, dans les mêmes écoles et avec les mêmes élèves, des thématiques dont les résultats interpellaient ou surprenaient les adultes.

Cette analyse synthétise les apports des deux phases.