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L’une de ces « théories spontanées » fréquemment embrassée par les médias – tout imprégnés de la nécessité de frapper les esprits vite et fort, plus vite et plus fort que le voisin – est que la lutte contre la pauvreté gagne à attiser la pitié, et que c’est là un rôle pour eux.

La 5è édition de Viva for Life s’est clôturée fin 2017, et tout indique qu’elle ne sera pas la dernière. Ces grands rendez-vous médiatiques se sont imposés comme quasi incontournables dans la lutte contre la pauvreté, agitant avec brio l’étendard moderne de la charité. Eclipsant, aussi, par leur ampleur et leurs moyens, tout autre type d’approche et de discours sur la pauvreté, et ne s’attardant guère par ailleurs sur les causes structurelles de celle-ci. Par contraste, nous avons choisi de mettre en avant un discours médiatique sur la pauvreté venu de l’intérieur de la classe populaire : L’Echo de la fabrique, hebdomadaire des ouvriers de la soie lyonnais, paru entre 1831 et 1835. Cet organe a largement décrit dans ses colonnes les souffrances des ouvriers misérables et méprisés ; il ne réclamait pourtant pas pitié, mais justice, et ses revendications étaient éminemment politiques ; et, d’ailleurs, terriblement modernes…

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