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Les youtubeurs et autres influenceurs qui cherchent d’une manière ou d’une autre à vivre des contenus qu’ils créent, soumis aux règles des plateformes qui leur permettent cette visibilité, n’en deviennent-ils pas les objets ?
C’est à cette question que cette analyse s’intéresse.


« La démocratie culturelle s’oppose, car il faut parler clairement, à la démocratisation de la culture. »

En 1976, Marcel Hicter, en affirmant fermement cette opposition, constate l’échec de ses efforts de démocratisation de la culture (amener « le peuple » vers les œuvres culturelles) et soutient une autre position, qu’il appelle « démocratie culturelle » :
« Mon option est donc : ni la culture pour tous, ni la culture pour chacun mais la culture par chacun et avec chacun dans une optique de développement de tous. »


Le 8 novembre 2019, le Parti de la gauche européenne inaugurait son Forum de Bruxelles. Le programme du Forum faisait pour la première fois une place à la question de la culture, via une session intitulée « Culture émancipatrice ou culture de marché ? »
Jean Blairon était invité à présenter son point de vue sur cette thématique.


Cette analyse est issue d’une intervention de Jean Blairon dans une « causerie » organisée par Incidence, la fédération de la créativité et des arts en amateur le 26 octobre 2019, et qui soulevait la question suivante : Quelle part la désobéissance peut-elle prendre dans un projet socioartistique ou culturel ?


En 2009, la FWB adoptait un décret, dit « Décret Créativité », qui a pour objet la définition des conditions d’octroi de reconnaissance pour trois catégories d’associations culturelles, dont les Centres d’expression et de créativité (CEC). C’est cette catégorie qui fait l’objet de cette étude.

Le texte prévoit une évaluation du décret tous les cinq ans. La Fédération pluraliste des CEC (FPCEC) a souhaité apporter sa contribution à cette évaluation et a sollicité RTA dans ce cadre.