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Si plusieurs paradigmes se sont succédé au cours du temps pour envisager la question de l’hygiène, ils ne se sont pas construits par hasard. Nous nous attacherons ici à voir sur quels type de rouages sociaux l’hygiène à contribué à jouer, et spécialement à partir du XIXè siècle. L’hygiénisme s’érige alors en doctrine centrale pour la gestion de la cité. Le retour d’épidémies et de la peur qui les accompagne, les progrès scientifiques et les découvertes médicales, le développement industriel sont des éléments qui encouragent son développement.


L’Afsca, l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire, est chargée de vérifier l’observance des normes d’hygiène dans tous les établissements publics où de la nourriture est servie. C’est le cas, aussi, dans les services de l’aide à la jeunesse qui hébergent des mineurs en danger (les SAAE), qui sont souvent de petites structures, à dimension familiale.


Jean Blairon a été sollicité par le Mouvement d'éducation permanente Présence et Action Culturelle pour participer à une réflexion critique sur l’émergence dans le secteur associatif d’outils d’animation qui se réclament de la méthodologie des « intelligences collectives ».


Une équipe de professionnels d'un service d'accompagnement de personnes handicapées adultes, le Service L'essentiel à Tournai, s’est livré, autour du thème « temps et institution », à un travail de séminaire qui a suivi plusieurs « mouvements » : une tentative de problématisation de la question ; une lecture de la problématique en termes d'analyse institutionnelle ; des études de cas menées en confrontant différents points de vue interprétatifs. La présente analyse fait retour sur ces mouvements successifs et tente d'en donner une lecture transversale.


Frédérique Van Leuven est psychiatre et collabore avec RTA dans le cadre de l’aide à la jeunesse. Son analyse balise ce qui permet la construction de l’autonomie dès le plus jeune âge. Elle définit d’abord ce qu’est l’autonomie et relève les paradoxes qui entourent l’abus de l’usage de ce concept dans diverses facettes de la vie, et spécialement pour les plus faibles. Fortement valorisée dans nos sociétés, l’autonomie est généralement considérée comme le contraire de la dépendance, ce qui est une erreur de point de vue.


Cette analyse constitue le prolongement d’une recherche-action menée conjointement par RTA et le RWLP (lire en (pdf)) à la demande de l’administration générale de l’aide à la jeunesse, « Autonomie et logement des jeunes dans le secteur de l’aide à la jeunesse ».
Le 17 octobre 2018, à l’occasion de la journée mondiale de lutte conte la pauvreté, un séminaire a été organisé, où se sont rencontrés des acteurs de l’aide à la jeunesse et des CPAS, sous la houlette de Liliane Baudart, Administratrice générale de l’aide à la jeunesse, et d’Alain Vaessen, Directeur général de la Fédération des CPAS. L’objectif était d’examiner conjointement les principes efficients permettant de rendre possible une autonomie aussi effective que possible des jeunes qui sortent des institutions de l’aide à la jeunesse et se retrouvent, à 18 ans et souvent sans guère de supports, à devoir affronter la vie d’adulte.


Cette analyse constitue la retranscription d’une intervention de Jean Blairon lors du colloque organisé le 4 octobre 2018 par la Maison de l’Emploi d’Andenne, Andenn’AMO et leurs partenaires : « We Neet’s You ! ». La démarche était soutenue par Rachid Madrane, ministre de l’aide à la jeunesse. L’argumentaire du colloque était le suivant:
« Ce colloque est organisé à l’intention des professionnels qui sont confrontés dans leur pratique quotidienne à l’accompagnement des jeunes « NEET » (ni à l’emploi, ni à l’enseignement, ni en formation) dans leur parcours d’insertion socioprofessionnelle. Cet accompagnement peut s’avérer complexe quand on a affaire à un public qui ne partage pas toujours les mêmes codes et qui possède bien souvent une vision très différente de la nôtre du marché de l’emploi.
Comment susciter l’investissement de ce jeune public dans ses démarches de recherche d’emploi ? Comment le responsabiliser sans le braquer ? Comment lui proposer des actions qui font sens pour lui ? Comment partager avec lui les connaissances que nous possédons sans qu’il décroche ? »


En 2009, la FWB adoptait un décret, dit « Décret Créativité », qui a pour objet la définition des conditions d’octroi de reconnaissance pour trois catégories d’associations culturelles, dont les Centres d’expression et de créativité (CEC). C’est cette catégorie qui fait l’objet de cette étude.

Le texte prévoit une évaluation du décret tous les cinq ans. La Fédération pluraliste des CEC (FPCEC) a souhaité apporter sa contribution à cette évaluation et a sollicité RTA dans ce cadre.


Goffman, sociologue de l’interaction en face à face, s’est attaché à montrer comment la vie sociale s’articulait autour de la notion de territoire et de ses vicissitudes. Nous sommes tous des interactants ayant droit à des réserves territoriales que nous nous attachons à défendre et à protéger, tout en respectant celles des autres, et c’est cette double attitude que permet toute une « grammaire » territoriale, garante d’interactions fluides et évitant les conflits.


Dans cette seconde analyse, nous amènerons un point de vue plus méso : en montant au niveau des groupes (et non plus des individus), nous tenterons un travail sur les représentations de la question de l’hygiène, représentations qui ne sont évidement pas sans effet sur la relation interpersonnelle puisqu’elles la colorent fortement.

Nous sommes tous influencés par le milieu dans lequel nous vivons, et nous finissons par voir le monde à travers des « lunettes » que nous n’identifions même plus tant nous les avons incorporées.


Dans cette troisième analyse, nous adopterons une approche plus globale, en tentant de voir quels éléments plus sociétaux s’immiscent dans la question de l’hygiène, et dont la compréhension peut permettre d’en relativiser la signification. En d’autres termes, dans quels paradigmes l’hygiène est-elle pensée, vécue, incorporée aux habitudes, à tel point que nous n’en avons même plus conscience ?