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Cette analyse a été réalisée à l’occasion d’un colloque organisé en juin 2019 par l’institut de promotion sociale Lallemand à Bruxelles. Le thème en était « Quel rapport entre la représentation des idéaux professionnels et les enjeux de l’éducation (permanente) ? ».
La fierté professionnelle peut reposer sur plusieurs composantes, qui dépassent la tâche en elle-même et qui incitent le travailleur à se dépasser, à se dépenser. Toutefois, cette fierté peut être aussi détournée par le management, qui impose une concurrence généralisée sur fond d’adhésion contrainte à des valeurs dictées d’en haut, ou elle peut aussi être marquée par l’incertitude ou le doute, dans des professions qui sont socialement peu valorisées. Cela peut être le cas du métier d’éducateur.


Avec la récente réforme du décret de l’éducation permanente, un changement de cap s’opère dans l’approche de la question de l’évaluation, avec une exigence réflexive nouvelle d’auto-évaluation qui met l’accent sur le qualitatif et le sens de l’action, et non plus prioritairement sur le quantitatif. Si ce changement n’en est qu’à ses prémices, il revêt cependant une importance symbolique non négligeable dans la résistance au modèle ultra-dominant de « l’évaluation », bien en phase avec le mode de pensée néo-libéral.

Parmi les quatre questions qui portent sur le sens des actions dont les associations d’éducation permanente doivent désormais se saisir, il en est une que nous explorerons plus en profondeur dans cette étude :

3. Quel est / quels sont l’effet / les effets et impacts que l’association cherche éventuellement à produire et / ou à susciter à partir de ses actions et vers quels destinataires ?


En cette période pré-électorale, le journal Le Soir a publié, durant plusieurs jours, les « bulletins des ministres » des différents gouvernements. Nous nous sommes penchés sur ceux des gouvernements de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Wallonie publiés les 23 et 24 avril 2019.


En 2017, RTA et le RWLP ont réalisé une recherche-action portant sur la question de l’autonomie des jeunes sortant du secteur de l’aide à la jeunesse au moment de leur majorité et des difficultés qu’ils rencontraient à cette occasion, notamment en matière de logement.

L’administration générale de l’aide à la jeunesse, qui édite le périodique Repèr’AJ à destination du secteur, a souhaité consacrer le numéro d’avril 2019 à la lutte pour la réduction des inégalités. Dans ce cadre, il nous a été demandé de produire une analyse portant sur les enseignements de cette recherche-action.


La réforme APE prévue par le gouvernement wallon ne sera finalement pas votée sous cette législature. Elle a fait couler beaucoup d’encre, suscité de multiples inquiétudes dans les foyers et dans les services, mobilisé contre elle des milliers de personnes dans les rues de la capitale wallonne. Mais si ce vote est repoussé, il reviendra peut-être à l’ordre du jour dans quelques mois.


Le titre de cette analyse se réfère à l’ouvrage de John Dewey, Le public et ses problèmes, écrit en 1926. Si cet auteur est ici convoqué, c’est qu’il est frappant de constater que l’analyse qu’il y faisait des problèmes politiques vécus à cette époque résonne étonnement encore de nos jours, et que les principes de recul réflexif qu’il y proposait gardent toute leur pertinence.


Le secteur de l’aide à la jeunesse a vu changer son cadre décrétal avec l’adoption du nouveau Code de la prévention, de l’aide à la jeunesse et de la protection de la jeunesse du 18 janvier 2018. Le Code entre en vigueur en ce début 2019, et les arrêtés d’application sont finalisés ou en bonne voie d’élaboration.
Parmi les changements que le Code apporte figure une nouvelle disposition, affirmée comme un nouveau droit pour l’enfant : le « projet pour l’enfant » (articles 24 et 41 du Code). Il vise à « garantir son développement physique, psychique, affectif, intellectuel et social » et « (...) l’accompagne tout au long de son parcours dans le cadre de l’aide à la jeunesse ou de la protection de la jeunesse ». Il s’agira donc, pour les mandants, de formaliser dans un document spécifique les articulations des actions menées en faveur des jeunes dans le cadre de l’aide négociée ou de l’aide contrainte.


Les gilets jaunes qui ont surgi à la une des médias depuis quelques semaines, tant en France qu’en Belgique, font couler beaucoup d’encre par plus d’un trait : la soudaineté du surgissement, l’ampleur de la mobilisation, tant en nombre qu’en durée, la variété des profils des manifestants, le refus de se structurer et d’avoir des porte-parole, entre autres. Beaucoup s’interrogent : s’agit-il d’un mouvement, au sens que donne à ce terme la sociologie de l’action ?

Jean Blairon pour sa part préfère relever les questions que l’action collective des gilets jaunes, quelle que soit la qualification qu’on lui donne, pose en référence à l’éducation permanente, appelant un exercice de réflexivité sur les engagements et les enjeux des associations dont l’éducation permanente est justement la mission.


Le 5ème Congrès des Directeurs Généraux de CPAS s'est tenu à Liège les 26 et 27 avril 2018. Le Congrès s'était donné pour thème l'avenir de la fonction commune aux participants. Jean Blairon a été sollicité pour fournir un appui méthodologique au groupe porteur du Congrès.


Le congrès de la CSC Namur-Dinant se tenait le 25 mai 2018. Invité à apporter une réflexion sur l’engagement syndical, Jean Blairon s’est basé pour ce faire sur des portraits écrits et filmés de délégués et de militants, réalisés par RTA. De l'analyse que ces délégués et militants font de leur expérience, on peut tirer des éléments d'interprétation et de questionnement :« Est-ce que ces résultats nous inspirent des questions sur ce que nous sommes, pouvons et voulons être ? ».


Le 8 mars 2018, le Centre d'Education Permanente et de Promotion Sociale des Travailleurs d'Arlon (CEPPST) organisait un colloque consacré au travail social : « Le travail social : un secteur sous pression – S'adapter ? Résister ? ».