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L’adoption, par le gouvernement fédéral dit « de la suédoise », du Code des Sociétés et des Associations crée une catégorie unique d’organisations et transforme la définition des associations en rendant possible la création d’associations commerciales. Cette législation pose un problème identitaire grave aux associations ; certains prédisent même la disparition de cette logique d’action collective et l’absorption de celle-ci dans une logique entrepreneuriale si ce n’est capitaliste.
Le « Collectif 21 » s’est créé pour analyser ce problème et ses implications, alors que nous allons « fêter » le centenaire de la loi de 1921 consacrant la liberté associative.



Le Collectif 21 a sollicité Jean Blairon pour suivre ses travaux et en proposer une lecture réflexive.
Cette étude constitue une analyse de contenu des cinq séminaires que le collectif a organisés jusqu’ici ; elle confronte cette analyse de contenu aux acquis de l’analyse institutionnelle.
L’étude problématise ainsi les questions posées lors des séminaires et avance des propositions de réponses. Elle aborde les points suivants.

  • Comment poser la question du classement des organisations ?
  • Est-il possible de définir une identité associative irréductible aux autres formes d’organisation ?
  • La logique d’action associative constitue-t-elle une alternative et si oui, laquelle ?
  • Comment dès lors situer la logique d’action associative par rapport aux services publics, par rapport au temps, par rapport au monde du travail, au monde économique et au champ du pouvoir ?

Les réponses qui sont proposées s’enchaînent et s’articulent pour dessiner des espaces de choix à propos desquels le « secteur associatif » jouera sans doute son destin.

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Les youtubeurs et autres influenceurs qui cherchent d’une manière ou d’une autre à vivre des contenus qu’ils créent, soumis aux règles des plateformes qui leur permettent cette visibilité, n’en deviennent-ils pas les objets ?
C’est à cette question que cette analyse s’intéresse.


La pandémie de covid-19 qui s’est installée plus durablement qu’on ne le pensait ne fait pas que poser des questions de santé publique ou d’organisation du travail, de la scolarité, etc. Elle révèle aussi la responsabilité et l’étendue du pouvoir politique (par exemple, continuer ou prolonger le confinement).
Par là même, la crise agit aussi comme un révélateur des tendances qui étaient à l’œuvre avant son déclenchement, en particulier le poids du néo-libéralisme. Ces tendances seront-elle renforcées ou infléchies ?


Au travers des mêmes sources médiatiques que pour la première analyse, nous aborderons cette fois l’image qui s’en dégage de la manière dont notre société se produit et dont les individus et les groupes participent à cette action transformatrice.


Notre première contribution ne portera pas sur la crise ni sa gestion, mais sur la dimension anthropologique de la situation, sur le vécu de l’espace, du temps, de la relation, sur les transformations exigées par la crise, mais en réfléchissant sur ce qui était déjà là, avant la crise, mais peu visible.


Le Code de la prévention, de l’aide à la jeunesse et de la protection de la jeunesse qui est entré en vigueur en 2019 renforce les droits reconnus aux jeunes et à leurs parents. C’est une avancée, dans la droite ligne de la CIDE et de la montée en puissance des droits culturels, et on ne peut que s’en réjouir.
Plusieurs mesures sont concernées par ces évolutions. L’une d’entre elle est l’abaissement à 12 ans de l’âge à partir duquel l’enfant, assisté par un avocat, doit donner son accord au programme d’aide qui lui est proposé. On reconnaît par là à l’enfant un statut de sujet. Toutefois, à l’instar de Michel Wieviorka, ne faudrait-il pas mieux le considérer comme un « sujet incomplet », soit un sujet qui n’a pas en main les mêmes cartes qu’un adulte ?
La mise en œuvre de ces nouvelles mesures, pour qu’elles soient émancipatoires, demande en tout cas une grande vigilance, notamment par rapport à la question de l’accord donné par un jeune à une mesure qui le concerne : la question du consentement ne se réduit pas d’office, en effet, à un échange argumentatif et ne s’inscrit pas immanquablement dans le processus de décision collégiale qui est réputé se produire.

Le récent ouvrage de Vanessa Springora, justement nommé Le consentement, nous donne matière à réflexion.


A l’occasion de la célébration des 50 ans du CAL le 3ème numéro de 2019 de la revue « Echos de Picardie », édité par Picardie laïque, a sollicité plusieurs auteurs pour traiter certains angles de la thématique. Jean Blairon et Philippe Mahoux ont eu à répondre à la question : « la laïcité est-elle en adéquation avec les préoccupations de toute la population ? ».


Les auteurs ancrent leurs propos dans la laïcité telle qu’elle peut être vécue en tant qu’exigence choisie, auto-imposée. Cette exigence se décline en actions propres à soutenir


Alors que les négociations pour former un gouvernement se poursuivent avec toutes les difficultés que l’on connaît, Philippe Mahoux et Jean Blairon s’interrogent dans cette analyse sur la supposée « crise » de la démocratie représentative qui est souvent mise en avant par plus d’un, notamment dans les médias. Sont pointées, entre autres, la faiblesse de certains politiques ou leur focalisation sur des intérêts personnels ou partisans. Cette manière d’envisager les choses induit – produit – une coupure entre les élus et les électeurs, mais ne rend pas raison des réalités du travail démocratique.


« La démocratie culturelle s’oppose, car il faut parler clairement, à la démocratisation de la culture. »

En 1976, Marcel Hicter, en affirmant fermement cette opposition, constate l’échec de ses efforts de démocratisation de la culture (amener « le peuple » vers les œuvres culturelles) et soutient une autre position, qu’il appelle « démocratie culturelle » :
« Mon option est donc : ni la culture pour tous, ni la culture pour chacun mais la culture par chacun et avec chacun dans une optique de développement de tous. »

La période de fin d’année voit revenir les mêmes rituels de fêtes, de consommation, et aussi désormais, pour la 7è fois, de l’émission Viva for Life. Le dossier de presse encense l’opération, en prétendant erronément,comme à l’habitude, de venir en aide aux enfants ; il met particulièrement en avant le caractère festif de la mouture 2019 qui aura lieu à Tournai. L’inclusion de la campagne de sensibilisation dans un continuum festif n’est pas sans poser question.

L’asbl Namur entraide sida organisait un colloque, le 21 novembre 2019, à l’occasion des 10 ans de son service L’Echange, service d’Aide et de Soins spécialisés en Assuétudes. Sollicité à cette occasion, Jean Blairon propose une analyse institutionnelle du dispositif de réduction des risques autour de trois portes d’entrée, en recherchant des mots qui pourraient être justes à la fois pour les bénéficiaires, pour les professionnels, et pour ceux qui pourraient rejoindre ce qui reste un combat.