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Le Code de la prévention, de l’aide à la jeunesse et de la protection de la jeunesse qui est entré en vigueur en 2019 renforce les droits reconnus aux jeunes et à leurs parents. C’est une avancée, dans la droite ligne de la CIDE et de la montée en puissance des droits culturels, et on ne peut que s’en réjouir.
Plusieurs mesures sont concernées par ces évolutions. L’une d’entre elle est l’abaissement à 12 ans de l’âge à partir duquel l’enfant, assisté par un avocat, doit donner son accord au programme d’aide qui lui est proposé. On reconnaît par là à l’enfant un statut de sujet. Toutefois, à l’instar de Michel Wieviorka, ne faudrait-il pas mieux le considérer comme un « sujet incomplet », soit un sujet qui n’a pas en main les mêmes cartes qu’un adulte ?
La mise en œuvre de ces nouvelles mesures, pour qu’elles soient émancipatoires, demande en tout cas une grande vigilance, notamment par rapport à la question de l’accord donné par un jeune à une mesure qui le concerne : la question du consentement ne se réduit pas d’office, en effet, à un échange argumentatif et ne s’inscrit pas immanquablement dans le processus de décision collégiale qui est réputé se produire.

Le récent ouvrage de Vanessa Springora, justement nommé Le consentement, nous donne matière à réflexion.


A l’occasion de la célébration des 50 ans du CAL le 3ème numéro de 2019 de la revue « Echos de Picardie », édité par Picardie laïque, a sollicité plusieurs auteurs pour traiter certains angles de la thématique. Jean Blairon et Philippe Mahoux ont eu à répondre à la question : « la laïcité est-elle en adéquation avec les préoccupations de toute la population ? ».


Les auteurs ancrent leurs propos dans la laïcité telle qu’elle peut être vécue en tant qu’exigence choisie, auto-imposée. Cette exigence se décline en actions propres à soutenir


Alors que les négociations pour former un gouvernement se poursuivent avec toutes les difficultés que l’on connaît, Philippe Mahoux et Jean Blairon s’interrogent dans cette analyse sur la supposée « crise » de la démocratie représentative qui est souvent mise en avant par plus d’un, notamment dans les médias. Sont pointées, entre autres, la faiblesse de certains politiques ou leur focalisation sur des intérêts personnels ou partisans. Cette manière d’envisager les choses induit – produit – une coupure entre les élus et les électeurs, mais ne rend pas raison des réalités du travail démocratique.


« La démocratie culturelle s’oppose, car il faut parler clairement, à la démocratisation de la culture. »

En 1976, Marcel Hicter, en affirmant fermement cette opposition, constate l’échec de ses efforts de démocratisation de la culture (amener « le peuple » vers les œuvres culturelles) et soutient une autre position, qu’il appelle « démocratie culturelle » :
« Mon option est donc : ni la culture pour tous, ni la culture pour chacun mais la culture par chacun et avec chacun dans une optique de développement de tous. »

La période de fin d’année voit revenir les mêmes rituels de fêtes, de consommation, et aussi désormais, pour la 7è fois, de l’émission Viva for Life. Le dossier de presse encense l’opération, en prétendant erronément,comme à l’habitude, de venir en aide aux enfants ; il met particulièrement en avant le caractère festif de la mouture 2019 qui aura lieu à Tournai. L’inclusion de la campagne de sensibilisation dans un continuum festif n’est pas sans poser question.

L’asbl Namur entraide sida organisait un colloque, le 21 novembre 2019, à l’occasion des 10 ans de son service L’Echange, service d’Aide et de Soins spécialisés en Assuétudes. Sollicité à cette occasion, Jean Blairon propose une analyse institutionnelle du dispositif de réduction des risques autour de trois portes d’entrée, en recherchant des mots qui pourraient être justes à la fois pour les bénéficiaires, pour les professionnels, et pour ceux qui pourraient rejoindre ce qui reste un combat.


Le 8 novembre 2019, le Parti de la gauche européenne inaugurait son Forum de Bruxelles. Le programme du Forum faisait pour la première fois une place à la question de la culture, via une session intitulée « Culture émancipatrice ou culture de marché ? »
Jean Blairon était invité à présenter son point de vue sur cette thématique.


Cette analyse est issue d’une intervention de Jean Blairon dans une « causerie » organisée par Incidence, la fédération de la créativité et des arts en amateur le 26 octobre 2019, et qui soulevait la question suivante : Quelle part la désobéissance peut-elle prendre dans un projet socioartistique ou culturel ?


La démocratie représentative fait aujourd’hui l’objet d’un large discrédit : les citoyens ne participeraient pas aux décisions qui les concernent, les élus rechercheraient des profits personnels tandis que les « professionnels de la politique » n’auraient que peu de conscience de la réalité vécue par les citoyens.


La démocratie représentative est de plus en plus dénigrée ou discréditée. D’aucuns estiment que l’élection n’est plus un mode approprié de désignation du personnel politique.

C’est au départ d’une nouvelle de l’écrivain argentin Borgès, « La loterie à Babylone », que les auteurs introduisent leur propos. Cette loterie ne porte pas sur un gain possible d’argent, mais sur le sort des individus qui parient. Puis elle gagne du terrain jusqu’à se généraliser et dominer la vie entière de la cité.


Cette analyse a été réalisée à l’occasion d’un colloque organisé en juin 2019 par l’institut de promotion sociale Lallemand à Bruxelles. Le thème en était « Quel rapport entre la représentation des idéaux professionnels et les enjeux de l’éducation (permanente) ? ».
La fierté professionnelle peut reposer sur plusieurs composantes, qui dépassent la tâche en elle-même et qui incitent le travailleur à se dépasser, à se dépenser. Toutefois, cette fierté peut être aussi détournée par le management, qui impose une concurrence généralisée sur fond d’adhésion contrainte à des valeurs dictées d’en haut, ou elle peut aussi être marquée par l’incertitude ou le doute, dans des professions qui sont socialement peu valorisées. Cela peut être le cas du métier d’éducateur.