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Si les débats à propos de la crise sanitaire font rage et occupent une très large part de l’espace médiatique, on peut s’étonner parfois de leur objet. Les polémiques sur ce que devrait ou pourrait décider le comité de concertation sont en effet permanentes, les discussions anticipées de « ce qui est sur la table » se succèdent et se contredisent.


Aux Etats-Unis, l’invasion du Capitole par les supporters de Trump a été un événement mondial, relayé par les médias et abondamment commenté.

Ce qui s’est passé là semble un exemple particulièrement emblématique à Philippe Mahoux et Jean Blairon sur le rôle que jouent les institutions démocratiques et sur les coups de boutoir qu’elles peuvent connaître dans la mise en œuvre de leurs missions.


A l’occasion de son n°400, le Journal du Droit des Jeunes (JDJ) nous a sollicités pour une contribution à « un article analysant la place et le rôle de ce média, de manière plus générale, avec une certaine distance critique, par un observateur des champs socio-politiques dans lesquels s'inscrit le JDJ ».
Cette sollicitation pose deux questions passionnantes : celle de la singularité du JDJ (« ce média ») ; celle de son rapport aux champs socio-politiques « dans lesquels s’inscrit le JDJ ».

Pour tenter d’honorer une telle commande, il nous a paru nécessaire de repartir du concept de « public » tel que le philosophe américain John Dewey, grande figure de l’« Education of Adults » et de l’éducation permanente, l’a élaboré.


En 2018, le décret de 2003 soutenant la vie associative dans le champ de l’éducation permanente est modifié. Le titre est inversé : il s’agit désormais de soutenir le développement de l’action d’éducation permanente dans le champ de la vie associative.

Le changement apporté est d’envergure : il ne s’agit plus seulement de soutenir les associations « qui font de l’éducation permanente », mais bien d’assurer le développement de l’action d’éducation permanente dans [tout] le champ de la vie associative.


Le Gouvernement wallon travaille sur une réforme de l’accompagnement des chômeurs (un projet vient d’être discuté en première lecture au Parlement), sur le rôle que va y jouer le Forem, sur la manière dont celui-ci va l’exercer et par voie de conséquence sur les relations que le service public de l’emploi va construire (ou co-construire ?) avec les associations qui sont engagées comme lui sur l’ enjeu de l’insertion sociale et professionnelle.
Considérer que les bénéficiaires sont des partenaires de plein droit implique de les associer fermement à la conception de la politique qui les concerne.


L’adoption, par le gouvernement fédéral dit « de la suédoise », du Code des Sociétés et des Associations crée une catégorie unique d’organisations et transforme la définition des associations en rendant possible la création d’associations commerciales. Cette législation pose un problème identitaire grave aux associations ; certains prédisent même la disparition de cette logique d’action collective et l’absorption de celle-ci dans une logique entrepreneuriale si ce n’est capitaliste.
Le « Collectif 21 » s’est créé pour analyser ce problème et ses implications, alors que nous allons « fêter » le centenaire de la loi de 1921 consacrant la liberté associative.


Les youtubeurs et autres influenceurs qui cherchent d’une manière ou d’une autre à vivre des contenus qu’ils créent, soumis aux règles des plateformes qui leur permettent cette visibilité, n’en deviennent-ils pas les objets ?
C’est à cette question que cette analyse s’intéresse.


La pandémie de covid-19 qui s’est installée plus durablement qu’on ne le pensait ne fait pas que poser des questions de santé publique ou d’organisation du travail, de la scolarité, etc. Elle révèle aussi la responsabilité et l’étendue du pouvoir politique (par exemple, continuer ou prolonger le confinement).
Par là même, la crise agit aussi comme un révélateur des tendances qui étaient à l’œuvre avant son déclenchement, en particulier le poids du néo-libéralisme. Ces tendances seront-elle renforcées ou infléchies ?


Au travers des mêmes sources médiatiques que pour la première analyse, nous aborderons cette fois l’image qui s’en dégage de la manière dont notre société se produit et dont les individus et les groupes participent à cette action transformatrice.


Notre première contribution ne portera pas sur la crise ni sa gestion, mais sur la dimension anthropologique de la situation, sur le vécu de l’espace, du temps, de la relation, sur les transformations exigées par la crise, mais en réfléchissant sur ce qui était déjà là, avant la crise, mais peu visible.


Les 19 et 20 septembre 2019 l’association ASAH (association des services d’accompagnement et d’actions en milieu ouvert pour personnes handicapées) réunissait ses membres, directions et travailleurs, pour mener une réflexion collective sur les pratiques et les politiques qui les permettent ou sont censées le faire.

ASAH a toujours investi dans la réflexion, la formation et la recherche, pensant qu’il était essentiel d’offrir à ses membres et à leurs travailleurs des espaces-temps pour poser les questions de sens en dehors desquelles leur travail perd toute pertinence.