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« La démocratie culturelle s’oppose, car il faut parler clairement, à la démocratisation de la culture. »

En 1976, Marcel Hicter, en affirmant fermement cette opposition, constate l’échec de ses efforts de démocratisation de la culture (amener « le peuple » vers les œuvres culturelles) et soutient une autre position, qu’il appelle « démocratie culturelle » :
« Mon option est donc : ni la culture pour tous, ni la culture pour chacun mais la culture par chacun et avec chacun dans une optique de développement de tous. »

La période de fin d’année voit revenir les mêmes rituels de fêtes, de consommation, et aussi désormais, pour la 7è fois, de l’émission Viva for Life. Le dossier de presse encense l’opération, en prétendant erronément,comme à l’habitude, de venir en aide aux enfants ; il met particulièrement en avant le caractère festif de la mouture 2019 qui aura lieu à Tournai. L’inclusion de la campagne de sensibilisation dans un continuum festif n’est pas sans poser question.

L’asbl Namur entraide sida organisait un colloque, le 21 novembre 2019, à l’occasion des 10 ans de son service L’Echange, service d’Aide et de Soins spécialisés en Assuétudes. Sollicité à cette occasion, Jean Blairon propose une analyse institutionnelle du dispositif de réduction des risques autour de trois portes d’entrée, en recherchant des mots qui pourraient être justes à la fois pour les bénéficiaires, pour les professionnels, et pour ceux qui pourraient rejoindre ce qui reste un combat.


Le 8 novembre 2019, le Parti de la gauche européenne inaugurait son Forum de Bruxelles. Le programme du Forum faisait pour la première fois une place à la question de la culture, via une session intitulée « Culture émancipatrice ou culture de marché ? »
Jean Blairon était invité à présenter son point de vue sur cette thématique.


Cette analyse est issue d’une intervention de Jean Blairon dans une « causerie » organisée par Incidence, la fédération de la créativité et des arts en amateur le 26 octobre 2019, et qui soulevait la question suivante : Quelle part la désobéissance peut-elle prendre dans un projet socioartistique ou culturel ?


La démocratie représentative fait aujourd’hui l’objet d’un large discrédit : les citoyens ne participeraient pas aux décisions qui les concernent, les élus rechercheraient des profits personnels tandis que les « professionnels de la politique » n’auraient que peu de conscience de la réalité vécue par les citoyens.


La démocratie représentative est de plus en plus dénigrée ou discréditée. D’aucuns estiment que l’élection n’est plus un mode approprié de désignation du personnel politique.

C’est au départ d’une nouvelle de l’écrivain argentin Borgès, « La loterie à Babylone », que les auteurs introduisent leur propos. Cette loterie ne porte pas sur un gain possible d’argent, mais sur le sort des individus qui parient. Puis elle gagne du terrain jusqu’à se généraliser et dominer la vie entière de la cité.


Cette analyse a été réalisée à l’occasion d’un colloque organisé en juin 2019 par l’institut de promotion sociale Lallemand à Bruxelles. Le thème en était « Quel rapport entre la représentation des idéaux professionnels et les enjeux de l’éducation (permanente) ? ».
La fierté professionnelle peut reposer sur plusieurs composantes, qui dépassent la tâche en elle-même et qui incitent le travailleur à se dépasser, à se dépenser. Toutefois, cette fierté peut être aussi détournée par le management, qui impose une concurrence généralisée sur fond d’adhésion contrainte à des valeurs dictées d’en haut, ou elle peut aussi être marquée par l’incertitude ou le doute, dans des professions qui sont socialement peu valorisées. Cela peut être le cas du métier d’éducateur.


Avec la récente réforme du décret de l’éducation permanente, un changement de cap s’opère dans l’approche de la question de l’évaluation, avec une exigence réflexive nouvelle d’auto-évaluation qui met l’accent sur le qualitatif et le sens de l’action, et non plus prioritairement sur le quantitatif. Si ce changement n’en est qu’à ses prémices, il revêt cependant une importance symbolique non négligeable dans la résistance au modèle ultra-dominant de « l’évaluation », bien en phase avec le mode de pensée néo-libéral.

Parmi les quatre questions qui portent sur le sens des actions dont les associations d’éducation permanente doivent désormais se saisir, il en est une que nous explorerons plus en profondeur dans cette étude :

3. Quel est / quels sont l’effet / les effets et impacts que l’association cherche éventuellement à produire et / ou à susciter à partir de ses actions et vers quels destinataires ?


En cette période pré-électorale, le journal Le Soir a publié, durant plusieurs jours, les « bulletins des ministres » des différents gouvernements. Nous nous sommes penchés sur ceux des gouvernements de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Wallonie publiés les 23 et 24 avril 2019.


En 2017, RTA et le RWLP ont réalisé une recherche-action portant sur la question de l’autonomie des jeunes sortant du secteur de l’aide à la jeunesse au moment de leur majorité et des difficultés qu’ils rencontraient à cette occasion, notamment en matière de logement.

L’administration générale de l’aide à la jeunesse, qui édite le périodique Repèr’AJ à destination du secteur, a souhaité consacrer le numéro d’avril 2019 à la lutte pour la réduction des inégalités. Dans ce cadre, il nous a été demandé de produire une analyse portant sur les enseignements de cette recherche-action.