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« Crever l’écran des mots communs », comme le recommandait Bourdieu, Emile Servais y excellait, lui qui ne supportait pas les « mots bateau » et qui savait dérouter le regard et bousculer les points de vue. Dans une une analyse inédite sur le thème du populisme, dont nous débattions avec lui et à laquelle il mettait la dernière main (elle est publiée en l'état), Emile s’attaque au terme « populisme ».


Le Gouvernement fédéral ne connaît plus de limites dans sa course anti-sociale et anti-services publics, dont les CPAS. Après l'arrêté ministériel autorisant le transfert de données personnelles de CPAS en CPAS sans autorisation de l'intéressé (via le Rapport Social Electronique), après l'extension de la conditionnalité de l'aide sociale via l'extension des « contrats d'intégration » ou Projets Individualisés d'Intégration Sociale (PIIS), après le Service communautaire au caractère « volontaire » mais imposé aux allocataires sociaux – sauf si les CPAS se refusaient à se prêter à une telle imposition –, il s'attaque désormais au travail social lui-même en en sapant le fondement : le secret professionnel.

 
Le 15 décembre 2016, les CPAS « fêtaient » leurs 40 ans. A cette occasion, c’est par une opération « sacs de couchage » que les militants du Réseau wallon de lutte contre la pauvreté (RWLP) ont décidé de manifester leur protestation et leur résistance face aux évolutions inquiétantes des politiques sociales qui s’incarnent, notamment, dans les actions des CPAS.

La question de la mobilisation si ce n'est du militantisme est source de nombreuses interrogations aujourd'hui : est-ce toujours possible ? Comment faire ? Avec qui ? Qui doit prendre l'initiative ? Comment résister au découragement si ce n’est au fatalisme politique démobilisateur ?


Le 1er septembre 2016 entrait en vigueur une loi réglementant le titre et l’exercice de la psychologie. C’est Maggie De Block, Ministre de la Santé Publique, qui a porté cette loi, dont elle dit qu’elle « permet d’encore mieux garantir la qualité des soins de santé mentale à nos patients ».

Voire ! Anne Bienfait propose ici une analyse « de l’intérieur » des conséquences de cette loi, au-delà des déclarations d’intention dont celle-ci est porteuse.


La victoire électorale de Donald Trump aux Etats-Unis n’était ni attendue, ni désirée par la plupart des politiques en Belgique. L’homme d’affaires qu’il revendique d’être a d’emblée, dans son premier discours, mis en avant son intention d’exploiter le « potentiel énorme » des USA et du monde entier. Ce discours correspond pleinement au « nouvel esprit du capitalisme » décrit par Boltanski et augure, on peut le craindre, des régressions dans les conquêtes sociales et culturelles.

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