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La tendance à dissocier de plus en plus, au nom de la rationnalité, l'action culturelle et l'insertion sociale, a conduit à bien des divorces dans des « couples » autrefois féconds : divorce entre éducation permanente et politiques d'intégration et d'insertion (au sens de Castel), divorce entre insertion et intégration, également. C'est pourquoi la demande adressée par PAC à Jean Blairon d'étudier les complémentarités entre action culturelle et insertion sociale au travers du travail des écrivains publics s'inscrit-elle à contre-courant.

Pour aborder son propos, l'auteur s'inspire de la figure de l'écrivain public décrite par Crommelynck dans sa pièce Le cocu magnifique. La forme d'auto-tromperie dans laquelle s'enfonce cet écrivain public éclaire en effet les défis que rencontre ce métier : ne pas négliger la dimension collective de l'action au profit des « petites affaires privées » ; ne pas laisser l'action culturelle se vouer à l'emprise de l'aveuglement politique.

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