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Tentative de synthèse des travaux que nous avons menés ces deux dernières années, en partant d'une question «simple» : y a-t-il un conflit central dans nos sociétés, analogue au conflit qui a opposé patronat et mouvements ouvriers dans la société industrielle ?

Au début de l’année 2006, nous nous sommes défini un programme de recherche centré sur les développements qu’il nous paraît nécessaire de donner à l’ analyse institutionnelle.

L’orientation majeure qui guide ces tentatives de développements consiste à quitter le seul point de vue des relations de pouvoir et contre-pouvoir internes à l’institution pour tenter d’aborder l’articulation du travail institutionnel à la production de la société.

Dans ce contexte, l’analyse du pouvoir nous semble devoir porter notamment sur la manière dont les contraintes externes pèsent désormais sur les institutions, jusqu’à les affaiblir ou en détruire la culture, dans le cadre d’une attaque systématique contre toutes les dynamiques collectives.

L’analyse du contre-pouvoir, symétriquement, pointe les modes de résistance à cette emprise, mais étudie aussi la contribution que les dynamiques institutionnelles (instituantes et instituées) apportent à la construction d’une société plus libre, plus authentique, plus égalitaire et plus solidaire (pour reprendre les quatre « sources de la critique » définies par L. Boltanski et E. Chiapello) ; le mode de production de la société est ainsi vu comme le résultat d’un « jeu tri-dimensionnel » articulant de multiples manières une logique marchande, une logique « publique » et une logique « associative », et ce tant au niveau inter-logiques qu’à un un niveau intra-logique (puisque d’une certaine manière chaque logique intègre partiellement les autres en son sein).

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