Dans une récente analyse, nous avions donné une lecture possible de la crise politique consécutive à la décision de Benoît Lutgen de rompre l'accord de gouvernement. Nous y avons tenté de chercher, au-delà des commentaires médiatiques qui constituent un premier formatage explicatif, quels autres formatages il conviendrait de dépasser pour comprendre ce qui a pu causer une telle crise politique.
Les missions locales de Saint-Josse et de Schaerbeek ont organisé le 8 juin 2017 une journée de concertation destinée aux travailleurs sociaux du secteur dit de l'insertion sociale et professionnelle à propos du sens de leur travail. La question qui était au cœur du projet était définie comme suit :
« Comment continuer à donner du sens dans le travail ISP tenant compte notamment du public et du repli communautaire. Mais aussi, tenant compte des obligations de résultats à atteindre au regard des moyens et des normes dont les travailleurs ISP disposent/sont soumis ».
L’annonce surprise, ce lundi 19 juin, par le président du CDH, de la décision de mettre fin à la participation de ses Ministres aux gouvernements régionaux et communautaire a suscité de nombreux commentaires médiatiques rivalisant dans les explications des raisons de la crise. Ces explications sont malheureusement souvent confinées à des métaphores un peu réductrices d’une part, au seul registre politicien d’autre part, ce qui contribue à en formater la compréhension.
Mais d’autres formatages, moins visibles, sont aussi à l’œuvre en filigrane, contribuant au brouillage des repères.
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En 2016, le RWADE, le RWLP et RTA réalisaient ensemble une recherche commanditée par le Gouvernement wallon dans le cadre du Plan wallon de lutte contre la pauvreté ; cette recherche (Précarité énergétique et restriction du sens de la vie. Quels dispositifs d’action ? Etude sur l’évaluation et rationalisation des dispositifs d’accompagnement des publics en situation de précarité énergétique en Wallonie, novembre 2016) portait sur l’évaluation des dispositifs d’accompagnement destinés aux publics en situation de précarité énergétique. L’avis des bénéficiaires a été recueilli, puis, de manière symétrique, celui des professionnels. Un des constats posé par ces derniers était la nécessité de travailler davantage en réseau. Soit, mais comment ? Nous avons estimé utile de prolonger ce constat en interrogeant l’expérience de « bouts de réseaux qui marchent » qu’avaient faite deux services de terrain, une SLSP (le Logis Châtelettain) et une organisation de jeunesse environnementaliste (l’asbl Empreintes). Et il nous a vite paru évident que le modèle de travail en réseau qui était évoqué en filigrane de leurs descriptions était ce que nous avons nommé un « réseau de connexion ».
Au départ de ces expérimentations, nous avons tenté de pointer les éléments essentiels pour que « cela marche ».
Le thème de l'allocation universelle est de plus en plus souvent présenté comme incontournable et devient un argument électoral, comme dans la campagne présidentielle française pour le candidat Hamon. Mais il est aussi de plus en plus souvent présenté comme irrévocable, faisant partie du progrès en marche et nécessitant de se détacher des scories sociales d’un passé considéré par d’aucuns comme dépassé.
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