Il semble évident que la pandémie Coronavirus doit d’abord être comprise au niveau du système sanitaire, tant il est vrai que les institutions hospitalières, ces acteurs sociaux devenus centraux sur la scène politique, exigent actuellement une attention particulière et une gestion d’une meilleure qualité.
Dans une analyse précédente, Philippe Mahoux et Jean Blairon s’interrogeaient sur la manière dont notre société pourrait se relancer après cette crise sanitaire, et surtout au profit ou au bénéfice de qui. De fortes craintes existent en effet que le modèle de « l’après » ne soit que l’exacerbation du modèle « d’avant ».
De fait, nous pouvons constater notamment que revient au devant de la scène la proposition d’une « modernisation » de la sécurité sociale qui prendrait la forme d’une allocation universelle (ou toute autre appellation équivalente).
Philippe Mahoux et Jean Blairon analysent une émission de la RTBF où cette proposition qui est en fait floue et multiforme est présentée comme « une idée qui fait son chemin auprès des partis politiques ».
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Aux Etats-Unis, l’invasion du Capitole par les supporters de Trump a été un événement mondial, relayé par les médias et abondamment commenté.
Ce qui s’est passé là semble un exemple particulièrement emblématique à Philippe Mahoux et Jean Blairon sur le rôle que jouent les institutions démocratiques et sur les coups de boutoir qu’elles peuvent connaître dans la mise en œuvre de leurs missions.
La pandémie de covid-19 qui s’est installée plus durablement qu’on ne le pensait ne fait pas que poser des questions de santé publique ou d’organisation du travail, de la scolarité, etc. Elle révèle aussi la responsabilité et l’étendue du pouvoir politique (par exemple, continuer ou prolonger le confinement).
Par là même, la crise agit aussi comme un révélateur des tendances qui étaient à l’œuvre avant son déclenchement, en particulier le poids du néo-libéralisme. Ces tendances seront-elle renforcées ou infléchies ?
Alors que les négociations pour former un gouvernement se poursuivent avec toutes les difficultés que l’on connaît, Philippe Mahoux et Jean Blairon s’interrogent dans cette analyse sur la supposée « crise » de la démocratie représentative qui est souvent mise en avant par plus d’un, notamment dans les médias. Sont pointées, entre autres, la faiblesse de certains politiques ou leur focalisation sur des intérêts personnels ou partisans. Cette manière d’envisager les choses induit – produit – une coupure entre les élus et les électeurs, mais ne rend pas raison des réalités du travail démocratique.
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