Dans une précédente contribution, Philippe Mahoux évoquait la déstructuration de la vie associative que ne manquerait pas de produire la loi de réforme du Code des sociétés du Ministre Geens, en assimilant l’associatif à l’entreprise. L’une des controverses qu’il mettait en lumière concernait la vision de la « professionnalisation » supposée nécessaire du travail associatif, vision condescendante s’il en est puisque cette professionnalisation semblait ne pouvoir venir que du Saint Graal entrepreneurial, via par exemple, le mécénat de compétence.
Force est de reconnaître que nous assistons dans notre pays à une déconstruction systématique des protections et droits sociaux, à un « renversement de toutes les valeurs » qui ont conduit à ces conquêtes.
Il peut être utile dans ce contexte de s'intéresser aux façons qui sont employées par les auteurs et les partisans de cette déconstruction pour justifier leurs actions, pour rendre « acceptables » leurs « réformes » aux yeux de ceux qui n'en profiteront pas, voire s'en trouveront lésés ou détruits.
Un « point Godwin » est « attribué » à un débatteur lorsque, considéré comme à court d'arguments, il discrédite une idée en la référant au national-socialisme ou au nazisme. Certes, la référence au national-socialisme a pu être activée abusivement. Mais il ne faudrait pas, à l'inverse, en arriver à un retournement du type « plus un argument fait référence au national-socialisme, moins il est pertinent ».
La place du travail dans la société et les positionnements qui sont pris à ce propos font l'objet aujourd'hui de fortes controverses. Dans celles-ci, la gauche fait l'objet d'attaques des plus paradoxales : à la fois, elle défendrait le travail dans un combat obsolète, et elle aurait perdu le sens de la valeur travail. Cette confusion demandait une tentative de clarification, à laquelle se livrent ici Philippe Mahoux et Jean Blairon.
Les fêtes de Wallonie ont été l'occasion pour la RTBF de proposer deux débats autour de la question de l'identité wallonne. Le premier confrontait Philippe Suinen, ancien administrateur général de l'agence wallonne à l'exportation (Awex), président de la Chambre de commerce et d'industrie wallonne (CCIW) et Christine Mahy, Secrétaire générale du Réseau Wallon de lutte contre la pauvreté (RWLP) ; le second mettait face à face Olivier de Wasseige, directeur général et administrateur-délégué de l'Union wallonne des entreprises (UWE) et Thierry Bodson, Secrétaire général de la FGTB wallonne.
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