Le 1er septembre 2016 entrait en vigueur une loi réglementant le titre et l’exercice de la psychologie. C’est Maggie De Block, Ministre de la Santé Publique, qui a porté cette loi, dont elle dit qu’elle « permet d’encore mieux garantir la qualité des soins de santé mentale à nos patients ».
Voire ! Anne Bienfait propose ici une analyse « de l’intérieur » des conséquences de cette loi, au-delà des déclarations d’intention dont celle-ci est porteuse.
La victoire électorale de Donald Trump aux Etats-Unis n’était ni attendue, ni désirée par la plupart des politiques en Belgique. L’homme d’affaires qu’il revendique d’être a d’emblée, dans son premier discours, mis en avant son intention d’exploiter le « potentiel énorme » des USA et du monde entier. Ce discours correspond pleinement au « nouvel esprit du capitalisme » décrit par Boltanski et augure, on peut le craindre, des régressions dans les conquêtes sociales et culturelles.
Coup de théâtre dans le ciel politique européen : la petite Wallonie s'oppose au CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement), ce traité avec le Canada qui se préparait depuis des années. De nombreuses associations clamaient depuis longtemps leur refus de cet accord par trop inégal dont les dégâts sociaux ne manqueraient pas de se faire sentir, quoi qu'en disent d'aucuns. Et ce courageux refus, avant même qu'il ne soit prononcé officiellement, n'a pas manqué de susciter des commentaires puisant à une rhétorique particulièrement fallacieuse.
La manifestation nationale du 29 septembre est l'occasion de s'interroger sur le sens de ces mobilisations qui se répètent depuis deux ans. Car les protestations qu'elles portent ne se limitent pas à une opposition aux mesures anti sociales prises par le gouvernement fédéral. Plus transversalement, n'est-ce pas le rôle de l'Etat et son évolution préoccupante que les manifestants questionnent ? En 1993, dans son ouvrage La misère du monde, P. Bourdieu remarquait que nous entrions dans un régime politique où « la main droite ne sait plus ou, pire, ne veut plus ce que fait sa main gauche ».
Le 23 septembre 2016, le Centre d'Education Populaire André Genot (CEPAG) organisait un colloque sur le thème de « L'évaluation au travail. Efficace... pour qui, pour quoi ? ».
Il s'agissait de « faire le point sur l'évaluation et sa place dans les nouveaux modes d'organisation du travail, particulièrement dans les services publics et le secteur non-marchand ». La contribution demandée à Jean Blairon était de permettre de « réfléchir ensemble aux conséquences de la généralisation de ces pratiques sur notre modèle démocratique et ses valeurs ».
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