Dans un des ouvrages qu’il a consacrés au caractère unidimensionnel de nos sociétés avancées, Herbert Marcuse notait qu’il convenait de pouvoir recourir, pour assurer une analyse critique; à de nouvelles catégories de pensée:
« L’analyse critique de cette société requiert, à tous les niveaux, de nouvelles catégories: catégories morales, politiques, esthétiques, que je tâcherai ici de faire apparaître. Je traiterai d’abord, en guise d’introduction, de la catégorie d’obscénité. »
Quelques balises pour soutenir les enjeux d'égalité et de liberté dans «la société de l'information»
Une société de l'information ?
Nous proposons d’entendre par là non une société où les technologies de l’information se sont abondamment développées, mais une société dans laquelle le développement (et la production de richesse) accorde aux flux d’informations une place sans précédent.
Il est fréquent que la question du pouvoir dans la société de l’information soit posée en termes de participation et de fracture sociale. La question centrale serait celle de l’accessibilité de certains publics à un monde technologique jugé positif (facilitateur) pour tous.
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Les faits sur lesquels nous souhaitons revenir sont connus, ils ont même «bénéficié» d’une dimension internationale. Le soir du 13 décembre 2006, la chaîne télévisée francophone de service public, la RTBF, interrompt brutalement une émission de grande audience, le «magazine d’information Questions à la une de J-C Defossé, pour diffuser une «émission spéciale» de son Journal Télévisé où le présentateur habituel de la chaîne, François de Brigode, annonce que la Flandre a déclaré unilatéralement son indépendance, produisant de facto l’explosion de la Belgique. Il faudra attendre une demi-heure pour qu’un bandeau apparaisse, signalant au spectateur médusé : « Ceci est une fiction ».
Nous souhaitons, dans une série d’analyses, explorer le domaine de la communication et de l’adolescence. Notre hypothèse est qu’il ne convient pas de considérer l’adolescence comme un moment qui existerait en dehors des relations structurelles dans lesquelles elle est prise (et qui sont source de nombreuses doubles contraintes), ni en dehors d’un environnement plus large qui touche également les adultes.