Le secteur de l’aide à la jeunesse s’est doté récemment d’un nouveau dispositif dénommé en raccourci « lits d’urgence ». C’est au départ d’un appel à projet que 7 services ont obtenu la possibilité d’ouvrir 12 possibilités d’accueil de jeunes pour lesquelles une solution d’urgence devait être trouvée. Après quelques mois de fonctionnement, ces services ont souhaité faire ensemble une évaluation de ce projet. Cette évaluation a été présentée lors d’un colloque le 10/12/2010. C’était l’occasion de se requestionner sur la question de l’urgence et sur les zones d’incertitude que les services ont eu à affronter.
L’anniversaire du JDJ (Journal du Droit des Jeunes) est l’occasion d’une réflexion sur la pertinence d’une revue de critique, à une époque où on ne jure plus que par les théories scientifiques, y compris dans le champ éducatif.
Par rapport aux enjeux de la société industrielle, la tâche de la critique est devenue à la fois plus nécessaire et plus difficile, puisqu'elle doit sortir du manichéisme, connecter des niveaux entre lesquels il n'y a pas nécessairement de symétrie, s'inclure dans le travail de réflexion.
Le thème du droit des jeunes est justement un magnifique exemple de cette nécessité.
Read more: De la nécessité de la critique dans le champ éducatif
Interpellé par les nouvelles questions de filiation et de parentalité, le Délégué général aux droits de l’enfant, Bernard De Vos, a organisé un groupe de travail composé de médecins, psychologues, sociologues, juristes, etc. Le fruit du travail de ce groupe a été synthétisé par Jean Blairon, qui en fait également partie. Cette note de synthèse s’articule autour de trois parties, correspondant à trois questions:
- quels sont les niveaux où se situent les problèmes posés et quelles sont les relations significatives entre ces niveaux ?
- comment prendre en compte la pluralité des acteurs et assurer leur mobilisation de manière juste ?
- quelles sont les composantes mises en jeu et quelles sont les évolutions dont il convient de tenir compte en la matière ?
Pour sa 88è édition, la semaine sociale du MOC s’est attaquée à la question de la scolarité. Sous un titre en forme de jeu de mots, « Une école sans classe », le MOC a tenté d’analyser l’articulation possible entre école et société, dans une optique d’égalité et de démocratisation. Au fil des interventions, quatre moments ont été balisés : un regard macro sur la problématique, les conditions du changement, une expérience concrète dans un bassin scolaire, et enfin un point de vue plus politique. C’est dans cette dernière catégorie que Jean Blairon a traité de la mixité sociale et culturelle dans son rapport à l’école.
Read more: Ce que la mixité et l’égalité scolaire veulent dire
Dans un numéro de la revue Antre’Toise, (revue des Maisons de Jeunes), une série de pratiques, aussi originales que diversifiées, sont exposées à propos des facettes multiples du travail en maison de jeune. C’est l’occasion de se poser quelques questions sur le rôle du secteur : étant donné les évolutions de la société, ce rôle ne devrait-il pas être étendu à l’accompagnement des jeunes dans leurs parcours de vie professionnelle, par exemple, comme certains signaux ont semblé l’indiquer même au niveau politique ?
Read more: L'avenir institutionnel des MJ : nouvelles frontières ou pratiques de « plateaux » ?