Le 14 septembre 2021, la Fédération des CPAS wallons organisait ses Etats Généraux de l’insertion, autour de la question de l’employabilité. La fédération souhaitait proposer une prise de recul pour réfléchir à cette notion, qui fait l’objet de positions en sens divers ; elle justifie cette initiative de la sorte : « Alors que depuis des années, l’accent est mis sur l’emploi comme voie prioritaire à l’insertion des personnes, il nous a semblé pertinent de questionner cette notion. Les chiffres continuent à montrer que tout le monde n’y accède pas : parfois parce qu'il n’y en a pas suffisamment, parfois parce que la personne n’a pas les qualifications ou l’expérience requises mais, parfois aussi, parce que l’emploi n’est pas possible pour cette personne à moyen ou à long terme.
NEET, un acronyme qui désigne des jeunes comme triplement « ni » : ni à l’emploi, ni aux études, ni en formation. Cette « catégorie » a donc été construite autour d’une expérience sociale des individus abordée exclusivement par le prisme de deux dimensions : l’emploi et la formation initiale et continuée.
RTA a mené avec le RWLP plusieurs recherches-actions, qui touchent toutes à ces dimensions d’emploi et de formation, et dans lesquelles nous avons rencontré des personnes concernées en les mettant en situation d’analyse pour essayer d’apprendre d’elles et pour imaginer avec elles des voies de transformation possibles.
L’IBEFE (Instance Bassin Enseignement qualifiant Emploi Formation) Hainaut Sud a sollicité Jean Blairon pour une intervention dans un colloque organisé en collaboration avec les centres de recherches de l’UCL et de l’ULB, intitulé : « Neets : vers une transformation des regards et des pratiques ».
Read more: NEET, quel dispositif de compréhension et d’action?
Si les débats à propos de la crise sanitaire font rage et occupent une très large part de l’espace médiatique, on peut s’étonner parfois de leur objet. Les polémiques sur ce que devrait ou pourrait décider le comité de concertation sont en effet permanentes, les discussions anticipées de « ce qui est sur la table » se succèdent et se contredisent.
Le Gouvernement wallon travaille sur une réforme de l’accompagnement des chômeurs (un projet vient d’être discuté en première lecture au Parlement), sur le rôle que va y jouer le Forem, sur la manière dont celui-ci va l’exercer et par voie de conséquence sur les relations que le service public de l’emploi va construire (ou co-construire ?) avec les associations qui sont engagées comme lui sur l’ enjeu de l’insertion sociale et professionnelle.
Considérer que les bénéficiaires sont des partenaires de plein droit implique de les associer fermement à la conception de la politique qui les concerne.
Au travers des mêmes sources médiatiques que pour la première analyse, nous aborderons cette fois l’image qui s’en dégage de la manière dont notre société se produit et dont les individus et les groupes participent à cette action transformatrice.