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Institut Cousot - Dispositif de prévention, situation de crise et médiatisation

A l'institut Cousot, une semaine est consacrée, chaque année, à des thématiques qui concernent la citoyenneté. Les AMO Locales sont de la partie.

La semaine santé-citoyenneté ...

001La communauté scolaire Georges Cousot, à Dinant, est une des 4 écoles secondaires de la petite ville, qui draine de nombreux élèves des communes avoisinantes. L'institut comporte des filières technique et professionnelle et un CEFA.

La semaine santé - citoyenneté est organisée depuis plusieurs années, au mois de mars, à l'intérieur de l'école. Elle est gérée en coordination par un comité formé notamment de la sous-directrice, du CEFA et du PMS...

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Globul'in : un projet de radio d'école

" Bienvenue sur nos ondes Fun Cousot, (103.3 FM), la radio des jeunes par les jeunes et pour les jeunes "

011Midi à l'Institut Cousot. Comme chaque lundi, mardi et vendredi, l'émission radio de l'Institut Cousot démarre. Cela fait une dizaine d'année que le projet est lancé et depuis 2000, la radio d'école émet sur une fréquence FM. L'effervescence de ruche du petit local s'est brusquement calmée et les jeunes animateurs du jour, casques sur les oreilles, sourcils froncés, se concentrent sur leur texte.

Madou Demarthe, l'animatrice et cheville ouvrière du projet, travaille à Globul'in, une des deux AMO dinantaises. Elle se souvient des débuts...

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Dinamo et l'éveil citoyen

006Dinant. La vie. Ville. Solidarité. Le monde. Le respect. Le choix. La jeunesse. Responsabilités, au pluriel. La joie. Racisme. Unis. Des mots que de jeunes élèves de 3ème secondaire, option sociale, prononcent, chacun à leur tour. Des mots spontanés, mais qui ne sont pas lancés au hasard. Des mots qui traduisent leur vision particulière d'un autre mot, d'une valeur : citoyenneté.

Des mots, en plus, qui sont prononcés dans un contexte particulier. Il n'y a que quelques semaines, en effet que Pierre Jacquet, leur directeur, a été poignardé par un de leurs condisciples...

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"Fils de pub": les préjugés, le formatage et l'intolérance en scène

012Dans le cadre de la " semaine santé-citoyenneté ", le temps suspend son vol. Le temps scolaire se met au service d'un temps de réflexion, et les matières scolaires cessent de poursuivre leur propre but pour servir un projet. En cette année 2007, avant l'agression du directeur le l'Institut, les projets étaient déjà sur les rails depuis un moment. Et notamment, celui de Bernadette Loriers, professeur d'expression et de communication, et de sa classe de 3è technique de qualification. " Ce sont des jeunes qui ont quatre heures d'expression par semaine. J'aime chaque année de partir sur un projet un peu plus long que d'habitude. Et j'avais l'an passé participé à un projet théâtral avec des jeunes adolescents de Profondeville, un projet qui avait été dirigé par Anne Yernaux . Cette année-ci, en fonction du thème qui m'intéressait beaucoup pour mes jeunes ici à l'école, j'ai demandé à Anne la permission de rejouer la pièce, la permission m'a été accordée et je me suis dite pourquoi pas jouer ça pendant la semaine santé-citoyenneté ici à l'école, puisque le thème est évocateur, bouleverse un peu les consciences et est intéressante pour nos jeunes et pour le public aussi et même pour les adultes. C'est le thème de l'intolérance et du rejet de l'autre...

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16 mois plus tard ... le regard sur le dispositif de prévention

Interview de la directrice, Anne-Françoise Wauthy, et du sous-directeur, Jean Colot

Comment l'école a-t-elle réagi, au moment des faits, et à quelles forces a-t-elle puisé ?

002AFW - Au moment des événements, le lundi, une équipe s'est mise en place tout de suite, sous la direction de Christian Renert, directeur du CPMS. Il a pris les choses en mains, Jean Colot a repris la direction, comme il était prévu dans les statuts. Une équipe de travail et de réflexion s'est mise en place, constituée de professeurs, de Mr Motquin, directeur du Cedes à Namur, de Mr Dupagne, accompagnateur des directions, du PO. On s'est dit : que faire ? Décision a été prise de renvoyer les élèves chez eux pour se donner le temps de mettre en place une stratégie. Dès le lendemain, on a préparé la rentrée. Nous avons travaillé avec les AMO, avec les équipes mobiles, le service de médiation, les AS de police, le PMS. On a préparé l'accueil des élèves. On les a pris en charge dès leur retour le mercredi, on leur a lu une lettre de la part de la direction, et les classes se sont retrouvées avec leur titulaire et un accompagnateur extérieur, pour parler des émotions. Puis la marche s'est organisée l'après-midi vers l'hôpital. Et la vie scolaire a repris son cours. Mais c'était important de gérer les émotions tout de suite.

Ensuite, cela a été au tour des enseignants, 15 jours plus tard. La communauté française nous a accordé une journée sans cours, pour prendre du recul. Certains profs demandaient des techniques de relaxation, d'autres une réflexion institutionnelle voire politique. Pour certains cela a été plus difficile, mais globalement, cela s'est bien passé...

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