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Institut Cousot - Dispositif de prévention, situation de crise et médiatisation

La manière dont les médias ont traité la question n'est pas sans effets. Nous avons identifié 5 vagues de répercussions qui peuvent être destructrices.

Nous avons également examiné comment l'école a réagi à la pression médiatique.

Une réalité démarrée

On se souvient des faits largement médiatisés : le 22/1/2007, un élève de l'Institut Cousot à Dinant poignarde le directeur de l'établissement qui venait de lui signifier son renvoi pour avoir vendu du hachisch dans l'école. Le jeune homme appartient à une famille en attente de sa régularisation, il est depuis peu élève de l'établissement.

L'Institut se caractérise par un fort investissement en prévention: des services d'aide en milieu ouvert y sont actifs depuis longtemps, la question de l'éducation aux valeurs démocratiques et citoyennes y est prise au sérieux et fait l'objet d'actions collectives spécifiques et mûrement réfléchies, un fort tissu institutionnel est en soutien permanent.

Le directeur blessé définit lui-même l'événement dans la catégorie de l'accident : il donne l'exemple dans une interview du " conducteur fantôme " sur une autoroute : l'existence, marginale, de drames causés par ce type de conducteur, même s'ils sont souvent graves, relève de l'exception et ne peut conduire à conclure à un déficit ni du code de la route, ni des investissements (signalisation, architecture des voiries...) qui sont consentis...

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16 mois plus tard ... le regard sur la gestion des médias

Interview de la directrice, Anne-Françoise Wauthy, et du sous-directeur, Jean Colot

Comment l'école a-t-elle géré le brusque coup de projecteur médiatique braqué sur elle ?

JC - Dès le premier jour, nous avons organisé un point presse, mais nous avons demandé aux journalistes de ne pas entrer dans école. Sinon, si on s'était laissé faire, 20 minutes après, il y avait déjà des journalistes partout ; il a fallu canaliser. On craignaient qu'ils n'abordent des jeunes et ne leur fassent dire n'importe quoi, vu que tout le monde était choqué sur le moment. On a aussi demandé aux professeurs de ne plus parler aux journalistes. Ces derniers ont été corrects globalement, ils attendaient ; comme il y avait un point presse tous les jours, ils avaient toutes les infos à 17H : bilan de santé, actions entamées, questions-réponses. Nous avons été énormément sollicités, et nous avons répondu à une invitation de la RTBF pour un débat, mais cela c'est arrêté là pour nous...

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