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Reportage vidéo

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Valider les compétences par le haut

Le dispositif de validation des compétences professionnelles

34% des élèves sortent de l'enseignement secondaire sans avoir aucune certification et donc sans disposer d'aucune reconnaissance officielle des connaissances et des savoirs qu'ils maîtrisent. Or sur le marché de l'emploi, ils sont confrontés à des mécanismes qui utilisent très largement les diplômes et certifications. Aujourd'hui, même pour accéder à une formation proposée par le Forem par exemple, des prérequis sont bien souvent nécessaires....

Comment dès lors valider des compétences utiles?

competences_form_continuee_2Ici aussi la culture des compétences a percolé, avec la mise en place d'un dispositif de validation des compétences. Un dispositif de service public qui a un objectif louable: pouvoir reconnaître officiellement des compétences acquises en-dehors du système d'enseignement.

La logique de ce dispositif est une logique de validation par le haut.
Première étape, des référentiels d'évaluation sont produits pour chaque métier concerné (aide-comptable, découpeur/désosseur, couvreur, maçon, etc.). Il s'agit de définir très précisément les compétences requises pour chacun de ces métiers.

Dans un second temps, des épreuves de validation sont alors organisées. Ces épreuves sont des situations professionnelles reconstituées et définies par les partenaires sociaux. Le candidat qui réussit ces épreuves se voit valider ses compétences et reçoit un "titre de compétence" - qui n'est pas un diplôme.

Des compétences à l'unité

Dans ce dispositif, on ne valide pas des compétences "métier" mais ce sont des unités de compétence qui sont évaluées. Par exemple, le métier de couvreur est découpé en une série d'unités de compétences: organiser un chantier, poser des tuiles, etc. Malheureusement, si le dispositif peut reconnaître les 4 unités de compétences du couvreur à une personne, il ne lui délivrera pas pour autant le titre de couvreur qui est l'apanage de la Communauté française et de l'enseignement.

Premier bilan

A ce jour, une centaine de titres de compétences sont désormais accessibles pour une trentaine de métiers au total. Les centres de validation ont déjà organisé plus d'une centaine d'épreuves, essentiellement pour le découpeur/désosseur, l'aide comptable et le maçon. Le taux de réussite est inférieurà 50%.

(Infos sur www.cvdc.be)

Valider les compétences par le bas

L'expérience de l'EFT Le Trusquin

competences_form_continueeA l'opposé de ces pensées descendantes, abstraites et parfois même irréalistes, les associations du champ de la formation professionnelle proposent un autre modèle de validation des compétences: une validation "par le bas" en quelque sorte.

L'expérience de l'Entreprise de Formation par le Travail (EFT) Le Trusquin est intéressante à cet égard. Cette EFT installée à Marloie forme des ouvriers du bâtiment, des soudeurs et des chauffeurs/livreurs.

Il s'agit d'une expérience intéressante car elle est bifide: d'une part, elle articule ses exigences formatives aux standards de la production dans les entreprises; d'autre part elle construit des référentiels d'une façon individualisée, en partant du potentiel des personnes formées.

La question n'est donc pas de tenter d'adapter à tout prix le stagiaire à l'optimum abstrait d'un référentiel métier; elle est de trouver un horizon pour la personne, compte tenu de ses compétences présentes et à acquérir.