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La lettre ouverte du collectif de soutien à Yves Scieur a été refusée, sous forme de carte blanche, par plus d'un quotidien. Peut-on critiquer la presse dans la presse?

La situation de départ

En 2008, la presse télévisée, radiophonique et écrite relate très largement un problème de management qui frappe le palais de justice de Marche-en-Famenne. Le problème est grossi (on évoque un « tsunami »), étalé, biaisé. Le Président du Tribunal de Première Instance, Yves Scieur, est le centre des attaques. Il fait l’objet de ce que le langage commun appelle désormais un « lynchage médiatique » malgré le caractère plutôt dérisoire, somme toute, des faits incriminés.

Un collectif de citoyens, révoltés par un traitement aussi léger qu’ injuste, produit un texte pour interroger le traitement médiatique des faits. Leur texte est envoyé à plusieurs quotidiens ou mensuels. Seul le Journal du Droit des Jeunes le publiera.

Le refus de certains, parfois argumenté, nous allons le voir, permet de prolonger la réflexion présentée par le collectif sur un point crucial : le rapport entre le champ médiatique et l’exercice du contre-pouvoir - nous voulons dire la tendance du champ à revendiquer un monopole à propos d’un contre-pouvoir qu’il n’exerce plus nécessairement d’une façon satisfaisante.

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