Pour réfléchir en termes de sens et d'enjeu, il convient d'abord de se départir de « l'école que l'on a dans la tête », c'est-à-dire des effets que l'institution scolaire a produits en nous ; c'est en effet souvent à partir d'eux que l'on réfléchit à l'école. Pour prendre distance par rapport à ce biais analytique, le recours à une matrice théorique extérieure peut être intéressante.
Jean Blairon a adopté celle des « quatre sources de la critique » définies par Luc Boltanski et Eve Chiapello.
Il relie ainsi l'enjeu de la mixité à l'école à une critique sociale exprimée au nom de l'égalité, puis d'une à une critique menée au nom de l'authenticité.
Il argumente en troisième lieu qu'un retournement de la critique formulée en terme de liberté produit aujourd'hui une nouvelle transversalité négative, adversaire de la mixité, pour se demander si ce n'est pas le retour d'une critique appuyée sur la solidarité qui serait le plus prometteur.

Il s'agit de la retranscription d'une intervention lors de la journée d'échange du 5 décembre 2013 organisée par le CAL Liège.

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