Afin de mieux cibler leurs actions préventives, les services d’aide en milieu ouvert ont toujours eu le souci d’appréhender la réalité quotidienne des jeunes de leur région.

L'arrêté de 2009 qui fait reposer l’action communautaire de l’AMO sur un diagnostic social de la zone d’action, conjugué à la volonté de donner la parole aux premiers intéressés, ont poussé les AMO de Wavre et Tubize à lancer un vaste sondage auprès des jeunes.

Le projet reposait sur plusieurs hypothèses :

  1. certaines problématiques pouvaient être surestimées à partir de quelques faits surmédiatisés ;

  2. certains nouveaux phénomènes pouvaient être mal appréhendés par les adultes du simple fait d'une connaissance partiale ou partielle ;

  3. certaines campagnes systématisées, de type « descendant » (venant de l’Europe, du fédéral ou des communautés), ne prenaient pas toujours sens pour les travailleurs de proximité ;

  4. la réalité quotidienne des jeunes doit être balisée et appréhendée de manière ascendante à partir de ce que les jeunes eux-mêmes en disent et à destination des travailleurs sociaux.

Le projet, étalé sur deux ans, a connu deux phases.

- L'administration d'un questionnaire individuel à quelque 637 jeunes dans les écoles de Wavre et Tubize, afin d'appréhender leur avis personnel sur des sujets très vastes : les loisirs, l'usage des technologies de l'information et de la communication, la consommation d'alcool et de produit psychotropes, la vie amoureuse et sexuelle, les relations conflictuelles et le sentiment de sécurité ou d'insécurité.

- L'approfondissement, via des focus groups, dans les mêmes écoles et avec les mêmes élèves, des thématiques dont les résultats interpellaient ou surprenaient les adultes.

Cette analyse synthétise les apports des deux phases.

Analyse produite à la demande des AMO Carrefour J (Wavre) et Plan J (Tubize), diffusée par les AMO dans le cadre de leurs missions de prévention.

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