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Dans une analyse antérieure, Jean Blairon proposait une réflexion sur l'adversaire que les acteurs du contre-pouvoir doivent pouvoir identifier pour le combattre. Il s'appuyait pour ce faire sur le dernier ouvrage de Touraine, Après la crise, et montrait qu'il n'y avait plus consensus sur cet adversaire, ce qui a bien entendu des répercussions sur les mouvements sociaux, anciens ou  émergents, qui ne savent plus « à quel adversaire se vouer ».

Cette nouvelle analyse illustre de manière très concrète ce débat. Le Cepag (Centre populaire André Genot) avait en effet pris l'inititative d'inviter des militants, des associations, des chercheurs, pour prendre collectivement la mesure des dangers que fait courir à nos droits sociaux le projet, des plus discrets, de marché transatlantique qui unirait l'Europe aux Etats-Unis, et pour mettre en place une plate-forme d'opposition (voir le site dédié à cette plate-forme : www.no-transat.be). C'est dans le débat qui s'en est suivi qu'une militante, inquiète des arguments de certains, a posé la question dont nous avons fait le titre de cette analyse.

Cette analyse fait partie d'une série consacrée au thème de l'adversaire que les mouvements sociaux, anciens ou nouveaux, doivent identifier pour organiser la lutte. Cette identification est de plus en plus complexe, car de multiples chevaux de Troie s'introduisent dans les diverses sphères de la société pour imposer insidieusement une logique dominante sous des apparences séduisantes.

Pour une compréhension globale du thème de l'adversaire, lire: L'adversaire, après la crise? Par Jean Blairon

Pour une illustration de la dualisation du thème de l'adversaire dans les entreprises, lire: Diversité du monde marchand : le cas de deux entreprises de la grande distribution. Par Quentin Mortier

Pour une illustration d'un « cheval de Troie » qui s'infiltre au niveau international par un projet de création de marché transatlantique et des résistances qu'il suscite via une pate-forme associative, lire: Dites-moi, l'adversaire, c'est toujours bien le capitalisme? Par Jean Blairon

Pour un illustration d'un « cheval de Troie » qui s'introduit dans les services publics avec des principes néo-managériaux, lire: La logique « client » dans les services publics : une trahison, à côté de plusieurs autres? Par Jean Blairon

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