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Cette analyse propose une réflexion sur ce que peut être « l'adversaire », aujourd'hui. « L'adversaire », c'est celui qu'il convient de combattre, dans le conflit central de la société, auquel Alain Touraine a consacré ses travaux. Pour le sociologue, ce conflit a longtemps été social, mais les choses sont en train de changer. Aujourd'hui, pour sortir de la crise financière mondiale, il faut que les acteurs du contre-pouvoir se renouvellent, qu'ils deviennent des acteurs plus moraux que sociaux, pour revendiquer la création d'une nouvelle société. Touraine nomme trois conditions pour que ce mouvement prenne de l'ampleur : une bonne connaissance de l 'adversaire, une redéfinition des acteurs par eux-mêmes, et enfin la conscience des enjeux de la lutte.

Cette analyse se penche sur la première de ces trois conditions, et interroge les facteurs d'affaiblissement des acteurs sociaux, sans pour autant conclure à leur obsolescence.

Cette analyse fait partie d'une série consacrée au thème de l'adversaire que les mouvements sociaux, anciens ou nouveaux, doivent identifier pour organiser la lutte. Cette identification est de plus en plus complexe, car de multiples chevaux de Troie s'introduisent dans les diverses sphères de la société pour imposer insidieusement une logique dominante sous des apparences séduisantes.

Pour une compréhension globale du thème de l'adversaire, lire: L'adversaire, après la crise? Par Jean Blairon

Pour une illustration de la dualisation du thème de l'adversaire dans les entreprises, lire: Diversité du monde marchand : le cas de deux entreprises de la grande distribution. Par Quentin Mortier

Pour une illustration d'un « cheval de Troie » qui s'infiltre au niveau international par un projet de création de marché transatlantique et des résistances qu'il suscite via une pate-forme associative, lire: Dites-moi, l'adversaire, c'est toujours bien le capitalisme? Par Jean Blairon

Pour un illustration d'un « cheval de Troie » qui s'introduit dans les services publics avec des principes néo-managériaux, lire: La logique « client » dans les services publics : une trahison, à côté de plusieurs autres? Par Jean Blairon

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