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Le décret qui régit les Centres de jeunes, dont la mission est de former des " citoyens responsables, actifs et critiques ", prévoit une participation des jeunes de moins de 26 ans aux instances, à hauteur d'un tiers des administrateurs. Louable dans son effort d'homologie entre la manière de procéder avec les bénéficiaires et celle de faire fonctionner l'institution, cette mesure n'est cependant pas sans ambiguïté.

Qu'est-ce qu'éduquer en 2009 ? Pour tenter de répondre à cette question, posée par le collectif Sypa dans sa journée d'étude annuelle, Jean Blairon propose d'explorer les controverses actuelles du champ éducatif, en les référant aux expériences du passé comme celles de Neill et Deligny; c'est l'occasion de remettre la question éducative " sur ses deux pieds " (l'incertitude et la micro-politique) et non sur une béquille " scientifique ".

Analyse réalisée à la demande de la revue l'Antre'Toise, qui a dédié un numéro à l'histoire du secteur des Maisons des Jeunes : " Une histoire dont nous sommes les passeurs, un avenir dont nous sommes les porteurs."

Dans cette analyse, nous référons ici à une conception de l'institution qui voit celle-ci comme le résultat d'une dynamique instituante, issue de la rencontre de protagonistes qui ne peuvent se satisfaire d'un état des choses (et donc se mobilisent avec passion), s'organisent pour durer (passage à une phase instituée) et tentent de rester authentiques en acceptant de vivre des conflits de fidélité à des principes fondateurs.

En mai 2009, le CAAJ de Nivelles organisera un colloque sur le thème de «la violence entre pairs». Deux tendances se constatent fréquemment dans la manière d'aborder un tel sujet: la description de «l'état des choses» ; sa relativisation «culturelle». Pour éviter ces deux façons de ne pas prendre en compte finalement la question spécifique, il convient de tenter de la problématiser.

Cette analyse est donc un travail de préparation en vue de ces journées.

On a imputé mille causes au décrochage scolaire. Cette analyse explore les représentations des uns et des autres, les logiques d’action que ces représentations induisent, mais aussi les causes structurelles du phénomène et les choix qui en ont découlé, ainsi que des pistes d’actions pour la lutte contre le décrochage.

Dans le secteur de l'aide à la jeunesse, le Projet Educatif Individualisé va devenir effectif pour tous les services mandatés par les pouvoirs publics. Cette mise en oeuvre impliquera le recours à une modélisation, implicite ou explicite; celle-ci pourra selon les options qui seront prises, peser en sens divers sur l'interaction professionnels/bénéficiaires.
Jean Blairon va tenter d'étudier les usages sociaux qu'une telle modélisation sera en mesure de soutenir ou au contraire risquera de déforcer, et va décrire quelques-uns des effets prévisibles et des pièges à éviter.

Beaucoup d'activités sont proposées aux jeunes, certaines les accrochent, d'autres quasiment identiques, ne marchent pas... Pour tenter de comprendre, 12 services de la région hutoise, réputés "à succès" ont été interrogés sur leurs pratiques. C'est au travers d'une grille d'analyse inspirée par le sociologue Boltanski que les réponses sont analysées. Le but: dégager une philosophie de travail permettant d'expliquer le succès et la longévité de certaines activités.

Place centrale pour la victime et responsabilisation du jeune : deux principes que l'on trouve dans la concertation réparatrice en groupe. Une pratique qui nous vient de Nouvelle-Zélande. Inge Vanfraechem, chercheuse à la KUL en délinquance juvénile, nous dévoile les principes de cette concertation et ce qu'elle peut apporter au jeune et à la victime.

Une recherche est en cours dans le secteur de l’aide à la jeunesse ; confiée à l’Université de Mons-Hainaut, elle se propose de permettre « à l’ensemble des acteurs du système d’aide mis en place autour du mineur en difficulté, d’exercer efficacement la fonction diagnostique et préventive que le système juridico-légal leur délègue. »

Dans le contexte des élections communales en Belgique, nous avons entendu les partis démocratiques exprimer sans trêve leur volonté de combattre l’extrême droite et leur souci, à cet effet, de rallier les votes pour endiguer des dérives et des résurgences que l’on constate partout en Europe (et ailleurs).

Nous ne pouvons que partager cet élan, mais nous souhaiterions qu’il mène à plus de cohérence et qu’il nous conduise à davantage de force critique qu’aujourd’hui. En particulier, nous ne sachons pas que les politiques qui sont projetées envers la jeunesse, chez nous, en France et ailleurs, permettent de se démarquer significativement de ce qui est précisément à combattre.

Cette première journée proposait une réflexion sur le rythme et la temporalité des interventions en matière de prise en charge des mineurs délinquants. La chaîne de la justice des mineurs comprend en effet de nombreux protagonistes (police, parquet, juge, avocat, SPJ, services de l'aide à la jeunesse...) avec des logiques d'action et des rythmes d'interventions qui leur sont propres et qui ne sont pas toujours évidents à concilier.

Répression, protection du jeune, protection de la société, responsabilisation, éducation, pédagogie ou thérapie, autant d'objectifs assumés diversement par les différents acteurs de la chaîne judiciaire. Mais en fonction de quels critères décident-ils de privilégier tel ou tel axe de travail? Quelle cohérence peuvent-ils installer entre leurs interventions? Comment les jeunes vivent-ils l'autorité des intervenants, leur rôle préventif, éducatif ou répressif?

Au gré d'initiatives personnelles ou de volontés politiques, de nouveaux types d'accompagnement des mineurs voient régulièrement le jour. Médiations, concertations restauratrices en groupe, stages parentaux, la tendance actuelle est à la multiplication de nouvelles mesures dont l'esprit n'est pas toujours facile à identifier.

Ne serait-il pas bon de s'arrêter quelque peu et de faire le point?

Cette dernière journée proposait de faire le point sur l'actualité du secteur et les perspectives qui se dégagent avec l'arrivée de la réforme de la loi de 65. Nourrie par les débats des trois premières séances, cette journée de clôture fut aussi l'occasion de débattre sur un terrain plus politique avec les organes représentatifs du secteur de l'aide à la jeunesse, de la magistrature et des décideurs politiques. L'occasion pour chacun de prendre position quant aux orientations de cette réforme à venir.

Contribution postérieure à l’intervention de Christine Castelain-Meunier lors du séminaire organisé le 15/10/2004 par l’asbl ATOSE

Madame Castelain-Meunier recourt dans son exposé sur la parentalité à la méthode sociologique par excellence qui est le décentrement par comparaison. Pierre Bourdieu n’avait pas procédé autrement pour tenter de penser la domination masculine, en s’appuyant sur l’étude des rapports homme/femme dans la culture kabyle pour penser cette domination dans sa propre société.

Synthèse de l'intervention de Christine Castelain-Meunier lors du séminaire organisé par l'asbl ATOSE le 15 octobre 2004.

Le 15 octobre 2004, Atose, une association créée au début des années ‘90 et regroupant différents services d’aide à la jeunesse de l’arrondissement judiciaire de Mons, invitait Christine Castelain-Meunier à participer à un séminaire intitulé «Le social en question, une tentative d’analyse à partir du concept sociologique d’institution». L'oratrice est intervenue sur la place des hommes dans la métamorphose de la famille sur le malaise masculin, sur les nouvelles formes d'affirmation masculines notamment autour du thème de la paternité.

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