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Une recherche est en cours dans le secteur de l’aide à la jeunesse ; confiée à l’Université de Mons-Hainaut, elle se propose de permettre « à l’ensemble des acteurs du système d’aide mis en place autour du mineur en difficulté, d’exercer efficacement la fonction diagnostique et préventive que le système juridico-légal leur délègue. »

Deux glissements massifs et emblématiques sont opérés dès cet énoncé : la fonction des « acteurs » est d’emblée décrite dans une logique sanitaire (de diagnostic précoce) ; elle est curieusement attachée au champ juridique, alors que, jusqu’ici en tout cas, l’ensemble des pratiques d’aide apportées aux jeunes et aux familles est régi, au niveau de la Communauté française, par le champ des matières « personnalisables », c’est-à-dire culturelles et sociales.

Le projet de cette recherche s’ancre par ailleurs, à notre connaissance, dans le souci légitime des services publics (Services de l’aide à la jeunesse [SAJ], Service de protection judiciaire [SPJ]) d’harmoniser leurs pratiques pour assurer plus d’égalité de traitement aux bénéficiaires.

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