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L’analyse qui est présentée ici est le résultat d’une recherche participative menée avec les responsables de l’association Le Miroir Vagabond, Christine Mahy et Daniel Séret.

Le Miroir Vagabond est situé à Hotton et développe une activité non seulement multiforme, mais aussi reconnue comme innovante.

Centre d’Expression et de Créativité, Organisme d’Insertion Socio-professionnelle, Agent de concertation pour le plan « Habitat permanent » de la Région wallonne, responsable d’un « Contrat de pays » pour la Communauté française, l’association est aussi bien active dans le domaine social que dans le domaine culturel. Elle a bénéficié de nombreux prix et distinctions.

L’objet de notre travail est double: même si l’association est très souvent citée en exemple, ses pratiques (entendons: ses logiques d’action) ne sont pas suffisamment connues; celles-ci interrogent en outre les politiques culturelles et les orientations de l’action sociale d’une manière qui est souvent restée implicite.

Il s’est donc agi pour nous de tenter de porter à l’explicite, dans leur connexion intrinsèque, des pratiques réputées innovantes et des orientations avancées comme alternatives. Pour mener cette recherche, nous avons procédé en deux temps.

Dans un premier temps, des interviews exploratoires ont été menées par Jacqueline Fastrès.

L’objectif consistait à demander aux responsables du Miroir d’exposer et de rendre raison de leurs choix pratiques. Les données ont été ensuite recoupées, organisées et traduites en huit domaines représentant chacun une logique d’action.

Ces logiques sont déclinées en plusieurs instantanés, présentant à chaque fois une thématique pratique particulière. Le terme «instantané» veut évoquer une description plutôt brève, dotée d’une unité intrinsèque, souvent plus complexe qu’il n’y paraît (il suffit de penser au recueil d’Alain Robbe-Grillet qui porte ce titre).

La construction et la formulation de ces instantanés sont propres à la signataire.

Les éléments de différenciation qui y sont présentés (comment distinguer cette pratique d’une autre, comment spécifier ce choix par rapport à d’autres) constituent un effet des interviews et de la volonté qui les a conduites de pousser les protagonistes à l’explicitation de leurs choix. Il ne faut pas y lire une intention ni de leur part ni de la nôtre de les considérer comme exemplaires.

Quand on a affaire, comme ici, à des choix tellement incorporés dans la pratique des protagonistes qu’ils paraissent naturels, «évidents», il n’y a pas d’autre moyen que de recourir à une fiction de «distinction» pour rendre possible une clarification et une explicitation.

Dans une deuxième partie, on a voulu tenter une série de « développements ». Là encore, la connotation est plutôt d’ordre photographique, évoquant l’idée de rendre possible l’impression des prises de vues effectuées.

L’idée est là de tenter de construire les questions que les pratiques analysées nous posent à tous en matière de pratiques culturelles et sociales, tant au niveau des stratégies que des orientations.

Le texte qui est diffusé aujourd’hui doit toutefois être considéré comme un moment dans un processus. Le projet consiste, à partir de lui, à construire des moments de rencontres entre acteurs divers pour explorer les controverses qui sont exposées dans cette recherche.

Ces débats ultérieurs et leurs résultats feront à leur tour l’objet d’une publication. 

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