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Il est fréquent que le champ associatif s'interroge ou soit interrogé sur lui-même ; cette fréquence peut être jugée positivement, dans la mesure où elle témoigne d'un effort de réflexivité qui s'impose dans des sociétés désormais emportées par un mouvement rapide, permanent et...sans orientation clairement définie : les termes de  « réforme » ou de  « modernisation » sont employés à tout-va et les pratiques qu'ils désignent semblent curieusement être exemptées, quant à elles, de la nécessité de  justifier leur pertinence ou leur cohérence.

Malheureusement, les efforts réflexifs du champ associatif empruntent trop souvent une logique binaire un peu manichéenne. On oppose ainsi souvent un associatif qui serait libre à un associatif subventionné par l'Etat, un associatif « pur » (le bénévolat) à un associatif suspect (« professionnalisé », ce qui veut souvent dire aux yeux de  certains compromis voire dévoyé) ou, à l'inverse, un associatif professionnel (entendons efficace) à un associatif sympathique mais maladroit.

C’est en partant des apports de l’analyse institutionnelle que Jean Blairon propose des balises pour réfléchir aux facteurs de déperdition possible auxquels le secteur associatif doit être attentifs et aux enjeux qui sont les siens.

Parue dans le Journal de l’Alpha n°178 "L'Alpha, un métier", avril 2011, pp. 16-20; consultable à l'adresse suivante : publications.alphabetisation.be/content/view/310/140. 

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